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Bio et chaine d’approvisionnement : enjeux et opportunités

Par Manuel Montalban, CEO d’AZAP

Publication: 17 novembre

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D’après l’Agence Bio, le marché du Bio en France a doublé en 5 ans et a atteint les 13,2 milliards d’euros de ventes en 2020, soit une croissance de 10,4% par rapport à l’année précédente...
 

Toutefois, avec des produits dont la disponibilité est plus faible et la durée de vie plus courte, le secteur du Bio présente des caractéristiques particulières qu’il est nécessaire de traiter au moment de planifier et piloter sa chaine d’approvisionnement.

Risque de pénurie ou surstocks, invendus et pertes : bien gérer et anticiper

Une des caractéristiques du marché des produits Bio, pour les distributeurs notamment, est d’avoir à gérer une disponibilité plus faible des produits, notamment dans l’alimentaire. Les quantités étant plus petites, les distributeurs sont sous tension car ils doivent offrir régulièrement aux consommateurs une gamme de produits la plus complète possible. Il leur appartient donc de sécuriser leurs approvisionnements auprès de leurs fournisseurs, industriels et coopératives en diversifiant leurs sources d’approvisionnement et en établissant des engagements long terme mutuels, et de bien anticiper la demande pour gérer les approvisionnements et stocks en fonction.

Pour ce faire, les outils logiciels de planification de la chaine d’approvisionnement de produits permettent de bien prévoir la demande et d’intégrer de manière native l’approvisionnement multifournisseurs aux calculs des approvisionnements, à la gestion des engagements fournisseurs et aux contrats s’y attenant. Ces prévisions sont par nature réalisées sur un horizon moyen / long terme afin de permettre au producteur de s’organiser pour produire la capacité estimée. Cela suppose une grande agilité de la modélisation des processus et des calculs effectués car évidemment, rien de tout cela n’est figé dans le marbre étant donné l’horizon assez long des engagements et doit donc pouvoir être remis en cause régulièrement en fonction de la réalité du terrain, de la concurrence, etc.

Les aliments Bio ont également une durée de vie plus courte (DLC & DDM) du fait de leur maturité plus avancée et d’un usage limité de conservateurs, ce qui implique un temps de commercialisation plus court. Il est donc nécessaire de calculer au plus juste les approvisionnements et les stocks afin d’éviter les ruptures en linéaire sans pour autant générer des pertes liées aux surstocks d’invendus. De plus, les produits Bio font l’objet de contrôles qualité spécifiques qui se traduisent par une gestion des stocks particulière.

On comprend bien l’intérêt de disposer d’une plateforme logicielle à la fois agile et intelligente capable de générer des alertes et des propositions de commandes automatiquement tout en tenant compte des DLC/DDM, de l’ensemble des fournisseurs, des fréquences d’approvisionnement et autres complexités associées aux différents stocks impliqués. En s’appuyant sur un suivi en temps réel de l’évolution de la demande, des encours et de l’état des stocks, cette capacité de réaction et de correction rapide va permettre de gérer les approvisionnements et les stocks très finement, et donc de réduire les pertes de produits.

Maitriser sa croissance

Le développement rapide du marché Bio génère des ouvertures régulières et dispersées de nouveaux points de vente, ce qui engendre un stress permanent sur le schéma logistique de distribution et une hausse des volumes de marchandises à gérer, des données à traiter et des opérations à effectuer. Les données sont très diverses, de plus en plus volumineuses et recouvrent les ventes passées, les mouvements et tendances du marché, la saisonnalité de chaque produit, la météo, les différences géographiques, et les diverses actions des enseignes de types évènements et promotions.

Si on n’y fait rien, la multiplication de ces activités pourra se traduire par une baisse de la qualité globale ayant pour conséquence une augmentation des ruptures, un coût logistique plus élevé et un volume de perte de produits croissant, donc une baisse de performance économique et une réduction des parts de marché. Pour faire face, les distributeurs, producteurs et industriels doivent impérativement s’appuyer sur des plateformes logicielles de nouvelle génération à même d’automatiser un maximum d’activités tout en optimisant l’ensemble de la chaine d’approvisionnement.

Ces outils logiciels sophistiqués, à base de technologies de type analyse de données, optimisation mathématique et IA, sont désormais capables « d’encaisser » sans sourciller une augmentation permanente des volumes de données pour que le calcul des prévisions, des approvisionnements et d’optimisation des stocks puisse se faire dans des temps compatibles avec la demande des consommateurs, et autant de fois que nécessaire. Ils sont suffisamment flexibles pour autoriser des changements majeurs dans la modélisation de la structure de la chaine d’approvisionnement, sans pour autant remettre en cause les processus et modèles de données existants ou devoir repartir de zéro à chaque changement.

L’utilisation de cette nouvelle génération d’outils logiciels va permettre aux prévisionnistes, aux approvisionneurs et à la direction Supply Chain de se concentrer sur les situations les plus complexes et les activités à plus forte valeur ajoutée en laissant le logiciel effectuer le maximum d’opérations automatiquement.

L’empreinte environnementale au cœur des enjeux des acteurs de la Bio

Dans ce contexte, le marché Bio reste fondamentalement lié au respect de l’environnement. C’est une réalité que l’on retrouve dans la raison d’être de la majeure partie des acteurs du marché. Il est donc essentiel pour ces sociétés de concevoir leur chaine d’approvisionnement et son évolution dans une démarche de réduction permanente de son impact environnemental.

Au-delà de la réduction des déchets, celle des émissions de GES liée au transport et au stockage constitue en général un premier levier d’action pour ce qui concerne la chaine d’approvisionnement. Des initiatives sont en cours concernant la mise en place de circuits courts d’approvisionnement via la création de zones d’entreposage au plus près des magasins et l’usage de moyens de livraison du dernier kilomètre à faibles émissions.

D’autres opportunités sont à mettre en œuvre, telles que la prise en compte de l’impact environnemental dans l’élaboration des scénarios d’approvisionnement. La nouvelle génération d’outils de planification et de pilotage de la chaine d’approvisionnement permet désormais de calculer finement les émissions de CO2 liées à chaque scénario d’approvisionnement et de production, pour être discutées et arbitrées à l’occasion des réunions S&OP.

https://www.azap.com/

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