Le baromètre de l’information produit augmentée GS1 France révèle un paradoxe saisissant : les marques considèrent la donnée produit comme un actif stratégique, mais elles ne sont pas toutes préparées aux transformations réglementaires, opérationnelles, ni aux exigences croissantes des consommateurs
GS1 France révèle les résultats de son premier baromètre de l’information produit augmentée, réalisé par OpinionWay auprès de 500 entreprises de la grande consommation françaises et auprès de 1 062 personnes représentatives de la population française âgée de 18 ans et plus. L’étude met en évidence un paradoxe très net : les marques considèrent la donnée produit comme un actif stratégique, avec la traçabilité des données produit érigée en priorité pour 96 % des entreprises de la grande consommation, mais elles ne sont pas encore préparées aux transformations réglementaires, opérationnelles, ni aux exigences croissantes des consommateurs. 90 % ne savent pas précisément ce qu’est le Digital Product Passport (DPP) et plus de la moitié des consommateurs jugent l’information produit des marques encore insuffisante. Les enjeux sont clairs, mais la préparation reste nécessaire.
Les entreprises sont quasi unanimes : la donnée produit s’impose comme un actif stratégique. Elle sert d’outil de pilotage. 89 % des entreprises jugent la traçabilité importante ou essentielle. Si toutes les données leur semblent importantes à collecter, à partager avec leurs clients et fournisseurs, les informations réglementaires sont particulièrement prioritaires pour 88 % d’entre elles et les données relatives à la qualité des produits pour 86 %.
Cette exigence s’incarne dans les pratiques des entreprises qui ont déjà engagé des investissements technologiques substantiels : 65 % ont mis en place des solutions de traçabilité spécifiques (code-barres, RFID…), 50 % des outils d’analyse de données, 37 % des plateformes de données et API interopérables.
Alors que le Digital Product Passport (DPP) s’impose comme l’un des grands chantiers réglementaires européens, avec des implications concrètes dès 2027 pour plusieurs secteurs, 65 % des entreprises n’en ont jamais entendu parler et seulement 10 % en comprennent précisément les contours. Elles ne maîtrisent pas encore suffisamment le cadre réglementaire qui va accélérer l’évolution de la donnée produit de confiance.
En parallèle, l’information produit est devenue un réflexe massif des consommateurs et la transparence des marques une exigence croissante, marquant une évolution majeure des comportements d’achat. Les Français ne se contentent plus d’acheter : ils vérifient, comparent et cherchent à comprendre avant de choisir. 68 % des Français consultent régulièrement des informations en magasin sur les produits avant de les mettre dans leur panier et 69 % en ligne. Mais plus de la moitié des Français jugent cette information produit insuffisante avec 64 % qui souhaitent davantage d’informations sur les produits alimentaires, 51 % sur les produits d’hygiène et de cosmétiques 46 % sur les produits d’entretien et 38 % sur les vêtements et accessoires. Les moins de 35 ans incarnent une transformation plus profonde de ces comportements d’achat. Ils sont six fois plus attentifs à la RSE que leurs aînés : 42 % des moins de 35 ans s’informent régulièrement sur les engagements environnementaux d’une marque, contre seulement 7 % des 65 ans et plus. Et si les marques inspirent globalement confiance sur les dimensions les plus immédiates de leur promesse (78 % des Français les jugent dignes de confiance sur la sécurité des produits et 75 % sur leur qualité), leur crédibilité est plus fragile sur des sujets comme la protection de l’environnement, où seulement 55 % des Français leur accordent leur confiance.
Dans le secteur de la distribution, la conscience des enjeux est forte : 68 % des acteurs priorisent la qualité et la conformité, 93 % considèrent la traçabilité comme un enjeu important voire essentiel. Pour autant, seuls 12 % des distributeurs connaissent précisément le Passeport Digital Européen. Il s’agit désormais de faire converger cette ambition avec une préparation opérationnelle à la hauteur des exigences réglementaires, pour transformer cette exigence en levier de performance et de confiance.
Dans les secteurs de l’équipement de la maison, du textile et des loisirs, 77 % des entreprises considèrent la traçabilité comme essentielle ou importante. La pression réglementaire est particulièrement forte : le secteur textile est directement concerné par la loi AGEC, le décret sur la note environnementale des produits textiles et bientôt par le Passeport Digital Européen. Les enjeux concrets sont multiples : traçabilité en amont des matières premières, gestion des retours et de la seconde main, modernisation de la supply chain, dématérialisation des étiquettes.
Pourtant, seulement 19 % des entreprises de ces entreprises connaissent précisément le Digital Product Passport (DPP) . Ce chiffre souligne l’urgence d’une montée en compétence collective. Il montre aussi qu’au-delà de la conformité, les entreprises ont besoin d’outils simples, interopérables et évolutifs pour structurer et partager leurs données produit dans la durée.
Le QR Code augmenté GS1 offre une réponse concrète et à l’échelle face à ces enjeux. Ce standard mondial est capable de véhiculer une information produit enrichie, structurée et actualisable. Composition, données réglementaires, traçabilité, certifications, informations RSE, expérience de marque : le standard permet de centraliser davantage d’informations, sans alourdir l’emballage produit.
Les entreprises le considèrent comme un levier stratégique puisque 72 % l’associent à une meilleure expérience client et 71 % estiment qu’il renforcerait la confiance des consommateurs envers leur marque ou leurs produits. 87 % considèrent que la qualité de l’information produit communiquée aura un impact direct sur leur image de marque et la confiance de leurs clients. Et 81 % y voient même un effet sur la pérennité de leur modèle économique. Le QR Code augmenté GS1 répond ainsi à plusieurs attentes simultanément : simplifier la circulation de l’information, mieux préparer les transformations réglementaires et créer davantage de valeur autour du produit.
Côté consommateurs français, c’est la porte d’entrée vers l’information de confiance. 62 % estiment qu’un QR code pourrait renforcer leur confiance dans une marque, 61 % qu’il pourrait les inciter à choisir un produit plutôt qu’un autre et 56 % qu’il pourrait fidéliser davantage. Le QR code s’impose ainsi comme un levier de confiance, de préférence et de fidélisation.
GS1 France co-construit ces transformations avec les industriels. Acteur de référence en matière de standardisation, de codification et d’identification des produits, son rôle est de fournir un cadre commun et neutre pour mieux structurer, partager et faire circuler l’information produit entre tous les acteurs de la chaîne de valeur.
« 81% des entreprises considèrent que fiabilité des données produit aura un effet positif sur la pérennité de leur modèle économique, soulignant la valeur de cet actif stratégique. Il ne s’agit plus seulement de produire de l’information produit, mais de la rendre exploitable à grande échelle. Elles ont déjà engagé des investissements sur la traçabilité de leurs données produit, mais le faible niveau de connaissance réglementaire souligne l’impératif de préparation aux prochaines échéances décisives. En parallèle, les consommateurs demandent plus d’informations, plus de preuves et plus de lisibilité. La réponse ne peut pas être fragmentée : elle doit reposer sur des standards communs, capables de relier les systèmes, les acteurs et les usages, à travers toute la chaîne de valeur. » analyse Natacha Moinard, Directrice Marketing Communication et Data de GS1 France.