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Actualité des entreprises

La météorite Gibeon entre dans l’ère numérique

Publication: 27 février

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Un jumeau 3D pour préserver l’un de ses fragments...
 

La météorite Gibeon, une météorite ferreuse rarissime tombée sur Terre il y a plusieurs milliers d’années, s’apprête à changer de propriétaires. Avant la transaction, grâce aux technologies de scan d’Artec 3D, un modèle numérique haute qualité a été réalisé à des fins d’archivage, et une réplique imprimée en 3D sera exposée au public.

Découverte en 1836 près du village de Gibeon en Namibie, l’un de ses fragments avait été importé aux Pays-Bas, où depuis 2004, il appartenait à l’observatoire Mercurius de Dordrecht. Pour financer de futurs projets, l’observatoire l’a vendu aux enchères pour 2 millions d’euros au musée Space Expo, le plus grand musée de l’espace du pays.

La plus ancienne météorite ferreuse jamais numérisée

Grâce à sa composition en alliage fer-nickel contenant des quantités significatives de cobalt et de phosphore, la météorite Gibeon présente de remarquables motifs de Widmanstätten, ces structures cristallines caractéristiques des météorites ferreuses.

À l’origine, ce corps céleste constituait le noyau d’un astéroïde qui s’est fragmenté avant de voyager dans l’espace pendant des millions d’années, puis de tomber sur Terre. Des fragments se sont dispersés sur une vaste zone, où ils ont d’abord été utilisés par les habitants locaux pour fabriquer des outils et des armes.

Gibeon meteoriteLe fragment concerné pèse 240 kilos et se distingue par son excellent état de conservation : les traces de brûlure laissées par son passage dans l’atmosphère sont encore visibles et la surface présente très peu de corrosion. Cependant, son poids, sa taille et sa forme atypique ont représenté un véritable défi technique pour sa numérisation.

Numérisation d’un objet massif sans manipulation

Le scan a été réalisé par Jaap Termeer, de la société Replicad. Habitué des solutions Artec 3D, il a opté pour Artec Leo, un scanner sans fil doté d’un écran intégré permettant de visualiser les données en temps réel. Sa mobilité et sa capacité à capturer des géométries complexes en ont fait un outil particulièrement adapté au scan en extérieur d’un objet extraterrestre massif.

Même si ce fragment ne représente qu’une infime partie de sa masse d’origine, estimée à 26 tonnes, il était impossible de le retourner ou de le manipuler pour accéder à toutes ses zones. Jaap Termeer a donc contourné la météorite afin de numériser chaque portion de sa surface rugueuse, marquée par une croûte de fusion érodée et de nombreuses indentations complexes. En déplaçant le scanner comme s’il filmait l’objet, il a capturé la météorite sous tous les angles, collectant suffisamment de données pour créer un jumeau numérique haute précision.

« Scanner un objet de 240 kilos sans pouvoir le manipuler représentait un véritable défi », explique Jaap Termeer. « La mobilité de l’Artec Leo et la visualisation en temps réel nous ont permis de capturer chaque détail avec une grande précision. »

Un modèle numérique pour la conservation et l’accès scientifique

Gibeon meteoriteUne fois l’acquisition terminée, les données ont été traitées dans le logiciel Artec Studio. Enregistrement global, alignement précis, fusion en maillage haute résolution, réduction du bruit, remplissage des zones manquantes et mappage des textures ont permis d’obtenir un modèle exploitable pour de multiples usages.

Le modèle final, d’une qualité suffisante pour l’archivage scientifique, pourra également être utilisé pour un affichage numérique dans un futur planétarium à Dordrecht. Il a déjà servi à produire une réplique physique grâce à Royal van der Most, société néerlandaise spécialisée dans l’impression 3D grand format très détaillée.

Gibeon meteoriteLa création de ce jumeau numérique assure la conservation durable d’un objet scientifique exceptionnel, quel que soit son lieu d’exposition. Elle ouvre également de nouvelles possibilités pour l’enseignement, les expositions interactives, la recherche et l’accès à distance à des artefacts rares. Ce projet illustre concrètement le rôle des jumeaux numériques dans la préservation du patrimoine scientifique et dans le partage de ses connaissances avec le public et la communauté scientifique.

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