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Actualité des entreprises

La fatigue au banc du numérique

Publication: 31 janvier

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Le Cetim, accélérateur technologique au service de la transformation de l’industrie, fait évoluer un de ses deux bancs d’essais bi-disques...
 

Passant d’une observation manuelle et discontinue des essais à un monitoring numérique, automatisé et en temps réel. Une évolution qui permet d’isoler les phénomènes de fatigue de contact avec une précision inédite, offrant des données cruciales pour le dimensionnement et la durabilité des systèmes mécaniques.

Un outil de test précieux

« Un banc bi-disques modélise le contact entre deux disques ou galets permettant de reproduire les interactions présentes dans les engrenages ou roulements à l’échelle élémentaire », explique Louis Berger, ingénieur transmission mécanique au Cetim. Il permet en effet d’appliquer une pression entre les deux galets lorsqu’ils tournent à des vitesses de rotation importantes et d’observer les phénomènes physiques qui agissent lorsque deux surfaces roulent ou glissent l’une par rapport à l’autre.

L’industriel peut ainsi étudier la fatigue des matériaux pour les contacts roulants sous l’effet de charges ou de mouvements répétés, phénomène de détérioration progressive qui risque d’entraîner leur rupture.

Le banc permet également d’étudier la performance du contact via le coefficient de frottement entre les galets et tester différentes combinaisons charges / matériaux / rugosité / lubrifiants /

géométries… Grâce à lui, il est aussi possible de créer des abaques et formules permettant de prévenir les incidents et garantir la durée de vie des machines. Contrairement aux essais effectués sur des systèmes complets comme les réducteurs, il isole le contact pur, éliminant toute perturbation extérieure.

La numérisation au service de la performance

Pour aller plus loin dans les fonctionnalités proposées aux industriels, le Cetim a décidé de moderniser son banc dédié à la fatigue de contact avec le soutien d’un prestataire indépendant. Grâce à l’intégration de capteurs et d’une interface homme-machine, ce banc bi-disques permet désormais de recueillir et de traiter les données en direct. Le système mesure désormais la profondeur et la largeur des endommagements (écaillages) pendant la rotation (jusqu’à 3000tr/min) avec précision : là où le technicien devait auparavant arrêter la machine pour effectuer une inspection visuelle, le nouveau système stoppe automatiquement dès qu’un seuil critique - vibrations, température, début d’écaillage… - est atteint, même la nuit.

« C’est ici que se situe l’innovation majeure », insiste Simon Candelier, responsable études & expertises en transmissions mécaniques au Cetim. Alors que l’ancien système fournissait des photos ponctuelles de l’état de l’éprouvette, le nouveau propose un film complet : de l’initiation de la fissure à sa propagation. Il est également possible de continuer l’essai après l’apparition d’un défaut afin de surveiller avec précision sa vitesse d’évolution sans l’intervention subjective du technicien pour décider ou non de sa prolongation. Le banc permet d’analyser la morphologie des défaillances - formes, points d’initiation…- avec une grande finesse.

Un avantage économique pour des applications industrielles

Le banc bi-disques, par sa facilité de mise en œuvre et par le coût moindre des essais, présente l’avantage pour les industriels d’être très pertinent pour trouver les meilleurs équilibres matériaux/lubrifiants/rugosité… afin de mieux garantir leurs produits de demain.

Plus simple et moins coûteux que des essais à l’échelle réelle, ce banc constitue un atout économique majeur pour les industriels en leur permettant d’optimiser durablement leurs choix techniques.

À l’occasion de ses 60 ans, le Cetim réaffirme son engagement historique au service d’une industrie française plus compétitive, plus résiliente et plus souveraine. Depuis 1966, il accompagne les entreprises dans les grandes transformations industrielles — transition énergétique, mutation numérique, montée en puissance technologique — en transformant les défis du contexte mondial en leviers d’action et d’innovation. Pilier technique et technologique de Mecallians, le Cetim poursuit sa mission avec la même exigence : anticiper, sécuriser et renforcer les capacités industrielles de la France face aux enjeux de demain.

https://www.cetim.fr

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