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Actualité des entreprises

Nucléaire : derrière le redémarrage de Paluel, l’enjeu pour prolonger la durée de vie des centrales françaises

Publication: 5 octobre

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Le 12 septembre, l’unité de production n°1 de la centrale nucléaire de Paluel a été reconnectée au réseau à l’issue de sa quatrième visite décennale. Une première en France pour un réacteur du palier 1 300 MW, qui ouvre une nouvelle étape dans la prolongation du parc nucléaire existant. Mobilisé sur Paluel 1, SITES (groupe Everenn) confirme son rôle dans ces opérations stratégiques : l’entreprise aura participé cette année à quatre des cinq épreuves enceintes réalisées en France, à Paluel, Cruas, Flamanville et Gravelines. Un savoir-faire développé depuis près de 40 ans pour accompagner la durée de vie des centrales nucléaires.

Paluel 1 : SITES mobilisé dès 2024

Plus de 130 partenaires industriels, quelque 30 000 activités et près de 4 000 personnes au pic du chantier : la quatrième visite décennale de Paluel 1 a constitué une opération industrielle majeure. Pour SITES, les travaux ont commencé bien avant l’arrêt du réacteur. Dès 2025, une dizaine de collaborateurs étaient mobilisés en assistance technique pour contribuer à la préparation des modifications, notamment sur la source froide et la sectorisation incendie. Plus de 60 % des travaux de modification liés à la visite décennale avaient d’ailleurs été engagés 18 mois avant celle-ci. SITES a également apporté son expertise lors de l’épreuve enceinte, l’un des contrôles réglementaires qui conditionnent le redémarrage du réacteur. L’entreprise intervient sur ces opérations depuis près de 40 ans, en combinant instrumentation, inspection et surveillance du comportement structurel de l’enceinte.

Paluel 1 s’inscrit dans une année particulièrement dense : sur les cinq épreuves enceintes réalisées en France en 2026, SITES aura participé à quatre d’entre elles (Paluel 1, Cruas 4, Flamanville 3 et Gravelines 5). L’entreprise est également intervenue sur l’épreuve enceinte de Koeberg 2, en Afrique du Sud.

Trois décennies à suivre le vieillissement des structures des centrales françaises

Au-delà de ces échéances décennales, SITES intervient dans la surveillance des structures de génie civil du parc nucléaire depuis près de 30 ans. Inspection des structures, suivi des fissures, contrôle de l’étanchéité des passages de câbles et de conduites, instrumentation, traitement de l’obsolescence et maintenance des systèmes de monitoring : l’entreprise suit l’évolution des ouvrages dans le temps. Cette continuité permet aujourd’hui aux équipes de revenir sur des rapports d’expertise réalisés il y a près de trois décennies pour suivre l’évolution des mêmes structures.

En parallèle, les méthodes d’inspection évoluent. Drones, vols automatisés, digitalisation des inspections et bases de données de suivi permettent progressivement de constituer un véritable historique de l’état des ouvrages et de comparer leur évolution dans le temps.

« La prolongation du parc nucléaire exige de connaître précisément l’histoire et le comportement des ouvrages sur plusieurs décennies. À Paluel comme sur les autres centrales où SITES intervient, cette expertise repose à la fois sur une connaissance historique des structures, sur la maîtrise des systèmes existants et sur l’intégration de nouvelles technologies de surveillance. C’est cette continuité qui permet d’anticiper le vieillissement plutôt que de simplement le constater. » Dominique Reith, Directeur Général Délégué, Directeur branche Mesure & Monitoring de SITES

Du parc existant aux EPR2 : 40 ans de retour d’expérience

Cette expertise acquise sur les centrales en exploitation est désormais mobilisée sur les futurs réacteurs. SITES intervient aujourd’hui sur les projets EPR2 de Penly, Gravelines et Bugey, avec une vingtaine de collaborateurs mobilisés.

L’entreprise accompagne notamment la préparation des chantiers, l’instrumentation et la topographie, le pilotage des sondages et essais géotechniques, les travaux préparatoires et de génie civil ainsi que la conception des futurs systèmes de monitoring. L’enjeu : intégrer dès la conception des EPR2 les enseignements tirés de plusieurs décennies de surveillance et de maintenance du parc existant. Accessibilité des futures zones de contrôle, intégration de l’instrumentation au génie civil, systèmes de surveillance conçus pour fonctionner au-delà de 60 ans : la maintenance des futurs réacteurs se prépare dès aujourd’hui.

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