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Actualité des entreprises

La résilience des réseaux et l’accessibilité énergétique deviennent les nouvelles priorités pour le secteur des utilities

Publication: 2 octobre

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Une nouvelle étude menée pour IFS, leader des logiciels d’IA industrielle, révèle un changement majeur dans les priorités d’investissement du secteur mondial de l’énergie et des utilities, jusqu’ici largement dominées par les objectifs de développement durable et de décarbonation. Le vieillissement des infrastructures, les pressions sur l’accessibilité financière de l’énergie et les enjeux de fiabilité contraignent désormais les dirigeants du secteur à adopter une stratégie d’investissement plus équilibrée, destinée à renforcer les opérations essentielles tout en poursuivant la transition énergétique. L’étude montre que les acteurs de l’énergie et des utilities se tournent vers le renforcement des réseaux, les nouvelles sources d’énergie et les solutions de stockage, ainsi que vers une meilleure gestion du cycle de vie des actifs. Il s’appuient aussi désormais sur l’IA industrielle pour optimiser les performances, améliorer la résilience et obtenir de meilleurs résultats pour leurs clients et les autorités de régulation.

Cette nouvelle étude mondiale, menée par Censuswide auprès de 850 dirigeants et cadres supérieurs du secteur des utilities, met en évidence un secteur soumis à de fortes pressions sur plusieurs fronts, notamment en raison de la croissance sans précédent de la demande liée aux data centers et à l’électrification, ainsi que de la multiplication des phénomènes météorologiques extrêmes.

Carol Johnston, VP Energy & Utilities chez IFS, commente ces résultats : « Le balancier s’est rapidement déplacé dans le secteur de l’énergie. Le développement durable reste un objectif essentiel pour les utilities, mais l’évolution des réalités opérationnelles et géopolitiques conduit à une agenda d’investissement plus équilibré. Des décennies de sous-investissement, associées à des mécanismes tarifaires réglementaires rigides et au vieillissement des réseaux, ont créé un environnement opérationnel dans lequel fiabilité, résilience et accessibilité financière doivent être traitées simultanément. »

Les principaux enseignements de l’étude

Renforcer la fiabilité des réseaux devient une priorité absolue

Le renforcement de la fiabilité des réseaux existants afin d’accroître leur résilience face aux événements météorologiques extrêmes et aux cybermenaces arrive en tête des priorités opérationnelles. Il s’agit du principal défi opérationnel identifié par les dirigeants du secteur aujourd’hui. Cette situation conduit les acteurs de l’énergie et des utilities à réévaluer leurs infrastructures existantes : 26 % réexaminent activement leur portefeuille d’actifs afin de donner la priorité aux investissements dans les infrastructures de réseau existantes.

L’IA est désormais considérée comme essentielle à la transition énergétique

LIA industrielle apparaît comme une couche technologique déterminante pour fédérer des systèmes fragmentés, anticiper les défaillances des équipements avant qu’elles n’entraînent des interruptions du réseau et automatiser des processus opérationnels complexes. Ainsi, 57 % des dirigeants du secteur estiment que l’IA est essentielle pour réduire les coûts opérationnels, tandis que près de la moitié (47 %) considèrent qu’elle est essentielle pour optimiser les performances des actifs et gérer la croissance de la demande liée à l’électrification.

La gestion du cycle de vie des actifs devient le terrain de la modernisation des utilities et du décloisonnement des opérations

L’étude montre que l’adoption de nouvelles technologies reste freinée par des problématiques fondamentales liées aux données : 49 % des répondants sont limités par des silos de données opérationnelles qui entravent la prise de décision en temps réel. Malgré des investissements importants, la plupart des utilities se trouvent encore à un stade de développement de leur gestion du cycle de vie des actifs, avec des systèmes cloisonnés et des capacités prédictives limitées. Seuls 33 % décrivent leurs capacités de gestion du cycle de vie des actifs comme avancées, tandis que 51 % indiquent disposer de systèmes de gestion des actifs, mais fonctionnant en silos et avec des capacités prédictives limitées. Ces résultats témoignent clairement de l’intérêt des utilities pour une approche modernisée de la gestion des actifs, considérée comme un élément central de la résilience, de la fiabilité et de la planification des investissements.

Carol Johnston, VP Energy, Utilities & Resources chez IFS, précise « Les utilities ne peuvent pas résoudre les défis actuels en investissant uniquement dans de nouvelles infrastructures. Répondre à la croissance de la demande et aux pressions sur l’accessibilité financière nécessite une stratégie équilibrée, capable de tirer davantage parti des actifs existants tout en réalisant des investissements pertinents dans de nouvelles capacités, la modernisation des réseaux et leur résilience. L’IA industrielle AI fournit l’intelligence décisionnelle nécessaire pour optimiser les performances des actifs, maximiser le rendement des investissements et maintenir la fiabilité des services dans un environnement opérationnel toujours plus complexe. »

Préparer le réseau de demain : nouveaux moyens de stockage, nouvelles sources d’énergie et sécurité renforcée

Alors que les utilities cherchent à trouver un équilibre entre les investissements nécessaires au maintien des infrastructures historiques et ceux destinés à accroître leurs capacités, les méthodes traditionnelles de gestion des réseaux atteignent leurs limites. L’étude met en évidence une évolution croissante vers davantage de flexibilité du réseau, notamment grâce aux systèmes de stockage d’énergie par batteries (BESS) et aux systèmes de gestion des ressources énergétiques distribuées (DERMS), afin de gérer la volatilité de la demande et de se prémunir contre les interruptions prolongées.

À plus long terme, les dirigeants du secteur estiment que la géothermie avancée (22 %) et les petits réacteurs modulaires (SMR) (18 %) auront le plus fort impact sur la sécurisation d’une production électrique propre et continue. Par ailleurs, 46 % considèrent que l’IA est essentielle pour accélérer l’intégration des énergies renouvelables et des ressources énergétiques distribuées.

Ces résultats confirment que les stratégies de transformation numérique dans le secteur de l’énergie et des utilities doivent privilégier des résultats opérationnels mesurables – notamment la disponibilité des réseaux, l’expérience client et la conformité réglementaire – plutôt qu’une adoption générique de logiciels. En associant une gestion unifiée du cycle de vie des actifs à une IA industrielle conçue spécifiquement pour le secteur, les utilities peuvent sécuriser leur approvisionnement, protéger leurs infrastructures critiques et construire une base flexible pour les futures technologies de production d’énergie propre.

https://www.ifs.com

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