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Actualité des entreprises

Pourquoi l’industrie 4.0 commence par un langage commun ? 3 retours d’expérience du rôle des standards GS1 dans la transformation industrielle

Publication: 17 juin

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À l’occasion de Tech for Industry les 23 et 24 juin prochains, GS1 France présentera le rôle des standards dans la transformation des filières industrielles à travers plusieurs cas clients. Construction, ferroviaire, data centricity : ces retours d’expérience illustrent comment un langage commun de la donnée aide les industriels à mieux identifier leurs produits et actifs, fluidifier leurs opérations, optimiser leur maintenance et accélérer leur transformation numérique. Autant d’exemples qui montrent que la standardisation n’est pas un sujet technique abstrait, mais un outil opérationnel au service d’une industrie plus efficace, plus interopérable et plus responsable.

SNCF Voyageurs : fiabiliser l’identification des trains grâce aux tags RFID standardisés

Enjeu : avec l’arrivée des bancs automatisés dédiés à la maintenance prédictive des trains, notamment sur les essieux, SNCF Voyageurs devait pouvoir identifier chaque rame en temps réel et sans aucun risque d’erreur. Le système de localisation existant ne permettait pas d’assurer cette identification lors du passage d’un train devant un banc de maintenance. Le défi consiste à disposer de données homogènes, fiables et exploitables dans la durée.

La solution : assurer le lien entre le banc automatisé et la rame. La solution devait répondre à de fortes contraintes techniques : résistance aux passages en machine à laver, tenue dans le temps, lecture à 2,50 mètres des antennes fixes, fonctionnement jusqu’à 70 km/h, etc. Pour accompagner le déploiement, la SNCF a également développé une application mobile permettant d’encoder, scanner et réencoder les tags RFID tout au long de la maintenance du matériel roulant.

Impact : à fin 2022, 35 500 tags RFID avaient été déployés, avec un taux de lecture de 100 % et 15 technicentres de maintenance formés. Initialement pensés pour les bancs automatisés, ces tags ont rapidement ouvert la voie à de nouveaux cas d’usage : suivi des rames en machine à laver, détection des entrées et sorties de trains en gare ou en technicentre, identification de graffitis, ou encore remontée de défauts de tonnage entre acteurs du réseau ferroviaire. En s’appuyant sur les standards GS1 et sur la norme européenne EN17230, SNCF Voyageurs évite la fragmentation des outils, des encodages et des tags, et crée les conditions d’une interopérabilité durable pour toute la filière ferroviaire.

Alstom : standardiser pour piloter la performance des actifs ferroviaires

Enjeu : les actifs ferroviaires sont complexes, à longue durée de vie et mobilisent de nombreux acteurs tout au long de leur cycle de vie. Leur traçabilité est un impératif de sécurité, de conformité réglementaire et de performance opérationnelle. Alstom gère près de 5 millions de numéros de série par an dans ses activités de production de matériel neuf et de services. Longtemps relevés manuellement, ces identifiants critiques représentaient une charge importante pour les équipes, avec un risque d’erreurs de saisie pouvant compromettre la fiabilité des données produit.

La solution : le recours aux standards GS1 pour créer un langage commun de la donnée, structurer l’identification des composants et faciliter la circulation des informations tout au long de la chaîne de valeur ferroviaire. Le projet s’est structuré en trois étapes : définition d’un cadre commun avec les acteurs stratégiques de la filière, intégration du standard GS1 dans le système central de gestion des ressources d’Alstom, puis formation des équipes. Désormais, les opérateurs scannent les étiquettes GS1 sur tablettes directement en ligne de production : les données sont automatiquement intégrées au système d’information, sans ressaisie manuelle.

Impact : la suppression des saisies manuelles améliore la qualité de la donnée produit, réduit les risques d’erreurs et libère du temps opérationnel. Les informations sont disponibles en temps réel, conformes aux exigences de sécurité ferroviaire et exploitables par l’ensemble de la chaîne de valeur. Sur le projet pilote TGV M, 80 % des pièces tracées sont équipées d’un identifiant GS1. Chaque scan permet d’économiser environ 5 minutes par rapport à une saisie manuelle, soit des milliers d’heures économisées à l’échelle globale. Au-delà des gains opérationnels, ce projet illustre comment un standard partagé renforce l’interopérabilité de toute la filière ferroviaire.

Rikutec : assurer la continuité numérique aux matériaux de la construction

Enjeu : dans le secteur de la construction, la traçabilité des composants et équipements devient essentielle pour suivre les produits dans la durée, faciliter leur maintenance et accompagner la transformation numérique des ouvrages. Le défi consiste à associer chaque produit à une donnée fiable, accessible et partageable tout au long de son cycle de vie qui peut être de 20, 30 voire 50 ans et plus.

La solution : l’utilisation des standards GS1 et de QR Codes augmentés GS1 a permis d’accéder aux données associées au produit plus facilement et de manière sécurisée, partageable et enrichissable par les différents acteurs de la chaîne.

Impact : le QR Code augmenté GS1 permet à Rikutec de disposer d’une connaissance localisée de son parc produit. La solution permet également de répondre aux attentes des contrôleurs et des législateurs, de réduire les coûts de documentation et d’améliorer la gestion des stocks.

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