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Dossiers

Des données positives de phase II relatives au frexalimab

Publication: Juin 2023

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Un nouvel anticorps anti-CD40L expérimental, montrent une réduction significative de l’activité de la maladie chez des patients atteints de sclérose en plaques récurrente-rémittente...
 

Le frexalimab a atteint son critère d’évaluation primaire avec une réduction de 89 % des nouvelles lésions cérébrales en T1 rehaussées par le gadolinium après 12 semaines de traitement, dans le groupe ayant reçu la dose la plus élevée, comparativement au placebo.

Sanofi prévoit de lancer des essais pivots dans le traitement de la sclérose en plaques au début de 2024.

Présentées dans le cadre d’une session réservée à l’actualité des essais cliniques du congrès annuel 2023 des Consortium of Multiple Sclerosis Centers (CMSC), de nouvelles données montrent que le frexalimab, le nouvel anticorps anti-CD40L expérimental de deuxième génération développé par Sanofi, doté d’un mécanisme d’action unique, a permis de réduire significativement l’activité de la maladie dans le cadre d’un essai de phase II ayant inclus des patients porteurs d’une sclérose en plaques récurrente-rémittente. Après 12 semaines de traitement, le nombre de nouvelles lésions en T1 rehaussées par le gadolinium a diminué de 89 % et 79 %, respectivement dans le groupe traité par la dose la plus élevée et dans le groupe traité par la dose la plus faible, comparativement au placebo „Ÿ ce qui correspondait au critère d’évaluation primaire.

Dans le domaine de la sclérose en plaques, les options thérapeutiques hautement efficaces et bien tolérées qui permettent de contrôler durablement l’activité de la maladie et la progression du handicap, tout en minimisant les risques, font encore cruellement défaut. Premier anticorps anti-CD40L de deuxième génération ayant démontré son efficacité dans le traitement de la sclérose en plaques, le frexalimab est réputé bloquer la voie de costimulation CD40/CD40L qui intervient dans l’activation et le fonctionnement des cellules de l’immunité adaptative (lymphocytes T et B) et de l’immunité innée (macrophages et cellules dendritiques), sans provoquer de déplétion des lymphocytes.

Dr Erik Wallström, Ph.D., Responsable monde, Développement en neurologie, Sanofi : « Forts de 20 ans d’expérience de la recherche et du développement de traitements pour la sclérose en plaques, nous sommes déterminés à développer notre solide portefeuille de médicaments contre cette maladie en étudiant différentes approches thérapeutiques dotées de mécanismes d’action uniques ayant le potentiel de ralentir ou d’interrompre la progression du handicap „Ÿ sachant qu’il s’agit là, aujourd’hui, d’un des besoins médicaux non pourvus les plus importants dans la prise en charge de cette maladie. »

Dr Gavin Giovannoni, Ph.D., FCP, FRCP, FRCPath, Directeur du Département de neurologie, Blizard Institute, Barts et The London School of Medicine and Dentistry, l’Université Queen Mary de Londres : « Le frexalimab est doté d’un mécanisme d’action unique et bloque la voie de costimulation CD40/CD40L qui est réputée réguler tout à la fois l’activation et le fonctionnement des cellules de l’immunité adaptative et de l’immunité innée, une voie jouant un rôle essentiel dans la pathogénèse de la sclérose en plaques. Nous sommes extrêmement satisfaits des résultats que nous avons obtenus avec le frexalimab en l’espace de trois mois seulement et qui montrent que l’inhibition du CD40L permet de contrôler rapidement l’activité de la maladie, sans pour autant provoquer de déplétion des lymphocytes. »

Des essais pivots sur la sclérose en plaques devraient être lancés en 2024.

À propos de l’étude de phase II

L’étude de phase II randomisée, en double aveugle, contrôlée par placebo, a évalué le frexalimab chez des patients porteurs d’une sclérose en plaque récurrente-rémittente (SEP-RR). Au total, 129 patients présentant une SEP-RR ont été randomisés (selon un rapport de 4/4/1/1) pour recevoir soit une dose élevée, soit une faible dose de frexalimab (respectivement, n=52 et n=51), soit un placebo également à dose élevée et à faible dose (respectivement, n=12 et n=14 ; données regroupées pour les analyses d’efficacité) pendant 12 semaines (Partie A). Après la semaine 12, les patients traités par placebo ont été permutés vers l’un des deux groupes frexalimab (selon la dose de placebo qui leur avait été attribuée par randomisation) et ont été inclus dans la Partie B en ouvert de l’étude, qui se poursuit. Le critère d’évaluation primaire était la réduction du nombre de nouvelles lésions hyperintenses en T1 rehaussées par le gadolinium, détectées par IRM, après 12 semaines de traitement. Les critères d’évaluation secondaires incluaient d’autres critères d’efficacité mesurés par IRM, ainsi que la sécurité, la tolérance et le profil pharmacocinétique du frexalimab.

Dans le cadre de l’étude, les patients des deux groupes traités par frexalimab, à une dose élevée ou à une faible dose, ont présenté des réductions significatives des nouvelles lésions hyperintenses en T1 rehaussées par le gadolinium, après 12 semaines de traitement. À la semaine 12, le frexalimab, à dose élevée et à faible dose, a permis d’observer une réduction significative du nombre de nouvelles lésions hyperintenses en T1 rehaussées par le gadolinium de respectivement 89 % (IC à 95 % : 62 %-97 %, p=0,0004) et 79 % (IC à 95 % : 44 %-92 %, p=0,0021), comparativement au placebo (analyse regroupant les données relatives aux deux doses). De plus, les deux groupes traités par frexalimab ont présenté une réduction des lésions en T2, nouvelles ou ayant augmenté de volume, ainsi qu’une diminution du nombre total de lésions en T1 rehaussées par le gadolinium. À la semaine 24, 96 % des participants du groupe traité par une dose élevée de frexalimab ne présentaient aucune nouvelle lésion en T1 rehaussée par le gadolinium. Des effets précoces (à la semaine 12) ont également été observés sur le score d’impact physique de la SEP (mesuré au moyen de la MS Physical Impact Scale ou score MSIS-29, calculé sur la base des résultats rapportés par les patients) et sur les taux sanguins de neurofilament à chaîne légère (NfL).

Le frexalimab a été bien toléré et 125 (97 %) patients ont participé à la Partie A jusqu’à son terme et ont poursuivi le traitement dans le cadre de la Partie B en ouvert. Les événements indésirables les plus fréquents (¡Ý4 %) observés dans les deux groupes traités par frexalimab ont été la COVID-19 (n=5 [9,8 %] dans le groupe ayant reçu la dose la plus faible ; formes d’intensité légère à modérée, sans complication, dans tous les cas) et les maux de tête (n=1 [2,0 %] et n=3 [5,8 %], respectivement dans le groupe traité par une dose élevée et dans le groupe traité par une faible dose).

https://www.sanofi.fr/

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