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Actualité des entreprises

eHOP : un projet collaboratif mené par le CHU de Rennes et Enovacom

Publication: 12 juin

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Le CHU de Rennes a choisi Enovacom, éditeur de logiciels de santé expert, pour le développement et la distribution du projet eHOP...
 

eHOP : une infrastructure numérique qui centralise les données médicales et permet un partage sécurisé de celles-ci entre les établissements et centres de santé. La plateforme conçue par l’équipe « Données massives en santé » de l’unité INSERM LTSI du grand établissement hospitalier rennais optimise le parcours de soins patient et facilite le travail des professionnels de la santé et des chercheurs.

Les données médicales du patient : une matière brute à valoriser

Il y a 10 ans, la numérisation du dossier médical était presque considérée comme futuriste. À cette époque, au sein du CHU de Rennes, le contenu des informations médicales inspirent depuis de nombreuses années les équipes de recherche. D’un patient à un autre, les différences et les similitudes existent mais ne sont pas répertoriées. Il y a pourtant là un potentiel non exploité. Fort de ce constat, le Professeur Marc Cuggia, médecin et spécialiste en informatique médicale et biostatistique a, avec son équipe, l’idée de collecter les renseignements recensés. Les comptes-rendus de consultation comme les résultats d’examens médicaux sont collectés. Une problématique s’impose alors : comment croiser, traiter et analyser ces données de manière optimale ? Il faut regrouper les informations devenues ressources en un même espace. Cet entrepôt baptisé eHOP est un outil qui permet d’exploiter ce big data. De cette manière, l’hôpital se réapproprie ses données et les valorise. L’ensemble de la chaîne de soins est bénéficiaire sur de nombreux plans. La veille sanitaire est facilitée, tout comme le repérage, entre autres, des cas rares ou des malformations congénitales. Tout peut être enregistré et registré plus aisément à bon escient. En bout de chaîne, le patient est le gagnant. Les pratiques hospitalières peuvent aussi être améliorées. De nouvelles thérapies et de nouveaux traitements ont également la possibilité d’émerger plus rapidement. Le chemin entre la recherche scientifique et le soin se raccourcit.

De la valorisation à l’industrialisation

La mise en place du prototype de cet outil de stockage des données est la première étape de concrétisation de l’idée originelle. Pour chaque établissement médical, il est donc numériquement possible de stocker des données dans un entrepôt. Il devient lui-même, comme son contenu, un gisement de données… à exploiter. C’est à l’échelle locale que la mise en relation d’un entrepôt avec un autre crée de la valeur. La création d’un réseau où les données sont partagées par tous maximise encore la ressource data. Cette approche territoriale du big data santé apparaît ainsi dans l’ouest du pays à travers le réseau HUGO. Les correspondances d’informations qui grandissent entre les différentes structures de santé confirment l’intérêt du projet et les besoins existants. Au sein de l’équipe de recherche Inserm dirigée par le Professeur Cuggia une évidence s’impose : il faut passer à une échelle industrielle pour donner de l’efficience à l’échange entre les entrepôts. Il déclare : « Le partage de données de santé est une ressource inépuisable qui, exploitée à grande échelle, peut répondre aux enjeux médicaux de notre société. La numérisation des informations médicales des patients est en effet en totale adéquation avec le « plan de santé numérique » engagé par les pouvoirs publics. Avec eHOP, la transformation structurelle est une réalité. Le patient, bénéficiaire final, de cette communication médicale intersites, est totalement placé au cœur du système de santé. C’est une évolution sans précédent. »

L’industrialisation appliquée du big data santé

Le secteur de la santé est stratégique d’un point de vue sanitaire aussi bien qu’économique. Piloter, détecter, extraire, analyser des informations médicales en toute sécurité et de manière massive n’est pas chose aisée. Un partenariat avec la société Enovacom (éditeur français de logiciels de santé de référence) a très rapidement été une évidence pour le développement et la distribution d’eHOP aux autres établissements de santé. Le CHU de Rennes connaît l’entreprise. Il bénéficie depuis de nombreuses années de son expertise dédiée à l’interopérabilité des systèmes d’informations. Les données de santé, leur exploitation et la prise en charge des échanges d’informations patients font partie, depuis 15 ans, des enjeux auxquels l’éditeur de logiciel répond. Ce partenariat est donc assurément idéal pour le projet en question. En raison de la masse de data à exploiter, le défi est de taille car l’entrepôt concentre l’ensemble des données patients enregistrées lors de leur prise en charge. Du compte-rendu d’hospitalisation à celui d’une consultation, en passant par les prescriptions médicamenteuses, tout est répertorié. AU CHU de Rennes précisément, ce sont plus de 27 millions de documents qui sont compilés pour plus d’1,2 millions de patients. Le Big Data est la première marche permettant d’accéder à la médecine prédictive qui passe ainsi du concept à la réalité. Le transfert technologique de l’entrepôt de données confié à Enovacom consiste à installer les entrepôts et gérer les flux. Les ingénieurs et les chercheurs du CHU de Rennes ont travaillé en étroite collaboration avec les équipes d’Enovacom. Une formation mutuelle en R&D a permis d’atteindre les objectifs fixés et d’aller même au-delà.

Un laboratoire commun dédié aux données de santé

Enovacom et le CHU de Rennes vont plus loin et créé un laboratoire commun dédié aux données de santé. En effet, le partenariat entre le CHU de Rennes et Enovacom se consolide sur le long terme avec le LabCom : inauguré à la fin du mois de mars 2019 et tourné vers l’avenir. L’équipe présente se donne pour mission d’identifier les besoins du futur en matière de santé et d’inventer les technologies adéquates pour initier les nouveaux usages et guider les professionnels. Aujourd’hui, la maturité technologique, les algorithmes d’intelligence artificielle, donnent de belles perspectives à eHOP : un parfait exemple de ce que la Recherche française fait de mieux, et l’Hexagone est en pointe dans le domaine. Enovacom est sans conteste un vecteur de cette innovation. Peut-être sera-t-il possible d’imaginer un jour une globalisation des données de santé mais la route est longue. En effet les systèmes de santé, l’organisation structurelle, la protection des données et la culture divergent énormément à l’échelle planétaire, une coordination reste et demeure hypothétique… pour le moment.

http://www.enovacom.fr/

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