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Actualité des entreprises

Projet LNG Motion Vers un transport décarboné avec GCA

Publication: 25 mars

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Déployer un réseau en Europe composé de 42 stations-service publiques et d’une flotte d’au minimum 200 véhicules, accompagné d’une étude pluridisciplinaire sur les enjeux logistiques du gaz...
 

Chargeurs, collectivités locales, constructeurs de véhicules industriels et prestataires transport-logistique soutiennent cette initiative qui suit la politique de décarbonisation des transports guidée par l’Europe.

La révision en cours du « paquet » européen Climat-Energie prévoit une nouvelle réduction de 30 % des émissions de CO2 dans les transports routiers de marchandises d’ici à 2030.

« Au regard des efforts et des investissements consentis par les constructeurs de véhicules industriels pour respecter la norme Euro VI, il semble difficile d’atteindre cet objectif au moyen des motorisations diesel », analyse Edouard de Montmarin, directeur du développement chez Axégaz Solutions Transport.

La propulsion au gaz naturel apparaît en revanche comme la technologie la plus efficace, immédiatement disponible, pour résoudre les enjeux environnementaux de la route en protégeant la qualité de l’air des zones urbaines, et en permettant une réduction significative des émissions de gaz à effet de serre sur moyenne et longue distance.

« Le gaz est l’unique carburant réellement alternatif au diesel au vu de ses performances environnementales et économiques, assurant la même polyvalence avec le GNL ».

Performances prouvées

Les atouts de la propulsion gaz ont été démontrés en 2015 par une étude comparative qui fait aujourd’hui référence. Elle a été réalisée à l’initiative d’Easydis, filiale logistique de Casino, avec le soutien et le concours de l’ADEME, Iveco, Axègaz, la société d’ingénierie CRMT et les Transports Jacky Perrenot.

A l’aide de différents profils de parcours effectués en charge par deux tracteurs Iveco - Stralis Euro VI de 460 ch et Stralis GNL de 330 ch - la baisse moyenne des émissions de CO2 est de 10 % et...jusqu’à 70 % avec l’emploi de biométhane ou Bio-GNL ! « Avec 200 tracteurs routiers au Bio-GNL, la réduction des émissions CO2 est équivalente aux rejets de 20 000 voitures citadines », souligne Edouard de Montmarin.

Pour les oxydes d’azote (NOx), l’écart en faveur de la propulsion gaz est tout aussi significatif avec une diminution comprise entre 30 et 70 %, pour des émissions de particules quasi nulles sans filtre ni entretien associé.

La division par deux des nuisances sonores, déterminantes pour les applications urbaines en particulier nocturnes, un prix inférieur de 20 % par rapport au gazole, et la disponibilité de la ressource sont d’autres arguments qui plaident pour le gaz naturel.

Nouvelle étape avec LNG Motion

Deux conditions sont désormais nécessaires à la transition vers ce carburant alternatif sous sa forme compressée (GNC) ou liquéfiée (GNL) selon Claude Blanc, Directeur Technique de GCA : « Disposer d’un réseau de distribution dense et de véhicules performants permettant une exploitation rentable dans tous segments du transport routier ».

Tel est le but poursuivi par le projet européen LNG Motion avec lequel concourent Axègaz et GCA. « Notre projet représente un investissement de plus de 60 M€ à travers le déploiement d’un réseau de distribution GNL composé de 42 stations-service publiques dans 9 pays européens, dont la France, et l’acquisition de 200 véhicules GNL », présente Jérôme Minfray Directeur Commercial de la branche vrac.

Etude pluridisciplinaire

Situés le long de corridors de transport identifiés, ces investissements sont éligibles à un financement européen allant jusqu’à 50 %, à même de couvrir une bonne partie du surcoût des véhicules gaz.

Le projet Axègaz - GCA consiste à concevoir une infrastructure européenne de distribution normée et standardisée, suivie d’une exploitation dans des conditions réelles. En sus des aspects environnementaux, elle couvre plusieurs dimensions insiste Claude Blanc : « Technique liée à la configuration des stations et des véhicules, logistique pour l’approvisionnement du réseau de distribution, économique pour déterminer le business-model adapté, et humaine avec la participation active des conducteurs et des exploitants ».

Le choix d’un leader européen

A la tête d’un réseau européen de 85 filiales présentes dans 15 pays, GCA emploie 7 000 salariés dont 4 500 conducteurs. Apportant ses spécialités sectorielles et multimodales uniques au projet, l’entreprise possède une flotte de 5 000 moteurs, et déclare un chiffre d’affaires d’un milliard d’euros.

« Plusieurs fois certifiés ISO et par nos clients, notre démarche RSE et notre système QHSE font partie intégrante de nos actions quotidiennes. Au moyen d’outils de haute technicité et de personnels qualifiés et formés à tous les métiers du transport et de la logistique, l’entreprise cultive des valeurs reposant sur la performance, la sécurité des biens et des personnes, et le développement durable », valorise Jérôme Minfray.

Mises en avant par Stéphane Joffre, son Directeur Commercial Gaz , « nos forces sont une proximité régionale et une présence européenne grâce à un réseau étendu tout au long de la chaîne logistique. Spécialiste du transport de produits en vrac, leader européen dans l’acheminement de matières dangereuses, dont le gaz, et expert dans la distribution de véhicules, GCA est engagé dans la réduction de son empreinte carbone depuis plusieurs dizaines d’années ».

Signataire de la charte Objectif CO2 depuis 2009 ; et pilote de son évolution vers un label, cette démarche couvre par exemple le renouvellement actif des parcs, la formation des conducteurs, et le recours massif aux modes combinés rail-route, fleuve-route et shortsea.

Tremplin aux objectifs européens

C’est sur la base de ces expertises multiples et l’emploi dans un premier temps des stations LNG Box d’Axègaz que l’ensemble du projet sera mené jusqu’en 2020.

« Vaisseau-amiral, notre première implantation à Corbas chez Lavarhône illustre son caractère pluridisciplinaire. En plus d’alimenter une flotte de tracteurs routiers, le site sélectionné se trouve à proximité d’un chantier combiné rail-route Novatrans, d’une agence Tea/Walon spécialisée dans la distribution de voitures, et dispose d’une station de lavage citernes. Toutes ces applications sont intéressées par l’alternative fournie par l’énergie gaz », confie Edouard de Montmarin.

« Les directeurs de filiales GCA concernées et leurs équipes sont impliqués et très motivés », confirme Jérôme Minfray conscient que le succès du projet est un tremplin au déploiement à grande échelle du gaz dans le transport routier européen, et à l’amélioration de l’image du secteur avec GCA pour artisan.

Lettres de soutien

La mobilisation autour du projet dépasse le seul périmètre de ses membres, reprend Edouard de Montmarin  : « Nous avons reçu de partout en Europe plus d’une soixantaine de lettres de soutien de la part d’entreprises, qui envisagent d’investir ou ont déjà investi dans la transition du transport routier vers le gaz naturel. Issues de l’industrie, de la distribution, de la prestation transport-logistique, des associations professionnelles, des filières gazières et pétrolières, mais aussi des pouvoirs publics et des collectivités territoriales, ces marques d’intérêt témoignent de la pertinence de notre ambition et des attentes fortes exprimées sur le terrain ».

Egalement partenaires, les constructeurs de véhicules industriels annoncent l’arrivée prochaine de nouvelles générations de motorisations au gaz plus performantes en termes de puissance et d’exploitation.

Les lauréats de l’appel à candidatures au programme européen CEF seront connus en juillet 2016

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