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Actualité des entreprises

les Métiers en Or et les métiers en perte de vitesse selon l’ILV

Publication: 21 mars

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Énergie et Développement Durable...
 

L’ILV (Institut Léonard de Vinci) est un organisme de formation continue qui délivre depuis près de 15 ans des MBA spécialisés dans les secteurs du Management, de la Santé et du Digital. Marie-Françoise Guyonnaud, Directrice pédagogique du pôle « Smart city » de l’ILV dédié à la conception, la construction et la gestion de la ville smart et durable a identifié les métiers de ce secteur que vont plébisciter les entreprises, et ceux qui sont amenés à évoluer fortement.

Selon Marie-Françoise Guyonnaud, la révolution numérique (maquette numérique, internet des objets/ smart buildings/ smart grids/ smart cities, big data et cloud) est en route dans l’ensemble des métiers liés aux bâtiments, aux services urbains et aux territoires, en conception, en réalisation et en gestion.

Si le numérique reste un moyen, cette révolution sous-tend des évolutions majeures dans les process et l’émergence d’une économie de la donnée à l’échelle des bâtiments et des territoires au service des citoyens et de l’efficience des services rendus, en particulier de la transition énergétique. Toutes ces évolutions sont le support du développement de nouvelles offres de services basées sur la performance et permettent d’engager la transition écologique et énergétique.

Le numérique est un moyen d’y parvenir notamment grâce :

- Au BIM, pour la création, la réalisation, l’usage et gestion des données des bâtiments, infrastructures et territoires ;

- A l’internet des objets qui permet de déployer une infrastructure

- Au Big data et aux plateformes de services, permettant de mesurer et vérifier les performances (finalité du commissionnement) mais aussi, pour développer de nouveaux services (économie de la donnée).

On voit alors l’émergence croissante de métiers dans le domaine des Smart city, smart building, de l’énergie et du développement durable : L’Energy Manager : L’energy manager en charge du pilotage énergétique dans un contexte de libéralisation des marchés de l’énergie appelant une gestion dynamique des contrats de fourniture d’énergie en fonction de la fluctuation des capacités de production et évoluant du bâtiment au quartier et au territoire. Dans un contexte de transition énergétique et de réduction de nos consommations, l’energy manager devra optimiser les consommations d’énergie pour une entreprise, un quartier ou une ville.

Le/la BIM Manager : le développement du BIM (Building Information Modeling) ou maquette numérique du bâtiment impose une vision systémique dans une démarche de conception intégrée et cycle de vie du bâtiment, des infrastructures et du quartier. Elle sous-tend de nouvelles façons de travailler ensemble grâce à un système d’information interopérable, permettant de répondre à l’ensemble des exigences techniques, réglementaires et environnementales, avec des coûts maitrisés.

On note des évolutions dans les métiers classiques du facility management avec de nouveaux métiers de gestionnaires Gestionnaire dynamique d’espaces et de ressources associés à de nouveaux modes de travail facilités par les nouvelles technologies

- Gestionnaire environnemental des bâtiments lié à l’importance des certifications environnementales d’exploitation (HQE, BREEAM, LEED) intégrant une démarche en cycle de vie et permettant de valoriser l’actif incorporel

- Gestionnaire de la santé, du confort et du bien-être s’inscrivant dans un contexte plus large de sécurité au travail, de services à la personne, mais aussi de qualité de l’environnement de travail

- Gestion durable des actifs techniques en prenant appui sur une meilleure connaissance et suivi des actifs grâce notamment au BIM. Une déclinaison directe d’une approche plus pro active permise par le numérique est l’orientation donnée aux techniciens de maintenance des équipements du bâtiment à la maintenance préventive et à la recherche de la performance au détriment de la maintenance curative (qui peut d’ailleurs se faire à distance pour certains équipements). Par ailleurs, les engagements de services donnés nécessitent l’intégration de compétences de médiation avec les utilisateurs et occupants d’un bâtiment.

On note également un besoin croissant dans les métiers et marchés du conseil, de l’assistance à maîtrise d’ouvrage, des études et de l’aménagement des territoires, avec une croissance tirée par les usages et les services créateurs de valeur économique, sociale et environnementale en utilisant les potentiels du numérique.

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