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David Ribbons : construire un avenir plus durable

Publication: 29 janvier

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David Ribbons, s’est penché sur le rôle stratégique que peuvent jouer les systèmes de contrôle de l’éclairage dans la réduction de l’empreinte énergetique des bâtiments tertiaires...
 

Les changements climatiques sont au coeur des préoccupations politiques, il n’est donc pas surprenant que le secteur de l’immobilier tertiaire soit sous pression pour minimiser son impact sur l’environnement. Cette pression croissante s’exerce aussi bien sur les propriétaires d’immeubles que sur l’industrie de la construction pour les amener à mettre en oeuvre des moyens d’assurer la durabilité des nouveaux bâtiments commerciaux mais aussi du parc existant.

Au niveau juridique, les gouvernements sont désormais astreints à des objectifs précis concernant la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Pour atteindre ses objectifs, la France s’est engagée à diviser par 4 ses émissions de 1990 d’ici 2050. Avec 17,7% de ses émissions de carbone générées par le résidentiel tertiaire1 , l’incitation pour les propriétaires et constructeurs de bâtiments tertiaires à considérer les technologies disponibles pour y parvenir est donc très forte. De plus, la législation initiée par l’Union Européenne, a rendu obligatoire les Certificats de Performance Energétique2 pour les bâtiments au sein de l’UE. Ces certificats évaluent l’efficacité énergétique d’un bâtiment sur une échelle de A à G, sont obligatoires lorsqu’un bâtiment est vendu, loué ou construit.

Ils constituent actuellement l’une des principales sources d’information sur la performance énergétique du parc immobilier de l’UE. Pour autant, y a t’il des incitations pour les occupants du bâtiment ? Si oui, quelles sont-elles ? Dans ce contexte, quel rôle peuvent jouer les technologies de contrôle de l’éclairage dans le prolongement de cette vision durable ?

Le contrôle de l’éclairage, un levier pour faire du lieu de travail, un espace « vert » L’amélioration de la durabilité d’un bâtiment est un projet qui doit englober une conception intégrée, les processus de construction, la et les opérations.

La combinaison de ces éléments joue un rôle clé pour rendre un bâtiment plus « vert ». L’une des façons les plus simples pour y parvenir est de regarder de plus près l’éclairage d’un bâtiment. Les systèmes de contrôle de l’éclairage peuvent désormais gérer non seulement la lumière artificielle mais aussi la lumière naturelle. Ces systèmes permettent de réduire de manière conséquente la consommation d’énergie d’un bâtiment, mais ils ont également une incidence positive sur le bien-être, la santé et la productivité de ses occupants. La réduction des coûts d’énergie : un facteur d’économies sur le long terme L’utilisation efficace de la lumière électrique et naturelle peut générer, pour les entreprises, d’importantes économies sur la durée. L’investissement initial dans cette technologie paraît minime quand on prend conscience que l’éclairage d’un immeuble représente près de 40%3 de sa consommation annuelle d’électricité. Le retour sur investissement est donc rapide et important pour les entreprises qui mettent en oeuvre des solutions durables dans ce domaine.

Les systèmes de contrôle de l’éclairage englobent différents types de technologies. Les variateurs, les détecteurs de présence et d’absence, les systèmes de stores peuvent aider à utiliser la lumière le plus efficacement possible, tout en réduisant les coûts d’exploitation sur toute la durée de vie de l’installation.

Il est, par exemple, inutile que les lumières dans les toilettes d’une entreprise ou dans les couloirs et les escaliers d’un hôpital soient allumées en permanence. En utilisant des capteurs d’absence et de présence, ces endroits peuvent être facilement éclairés selon leur utilisation réelle. De la même manière, la lumière du jour peut être mieux contrôlée pour s’adapter aux besoins des occupants. Des systèmes de stores permettent de diffuser la bonne quantité de lumière à un moment donné, ce qui a une influence directe sur la température d’une pièce. De manière globale, on estime en moyenne à 60%4 la réduction de consommation d’énergie qui peut être générée par les systèmes de contrôle de l’éclairage. Au delà d’économies sur les factures d’électricité, les entreprises peuvent également bénéficier d’allégements fiscaux ou de rabais sur l’énergie ainsi que de conditions spéciales de leurs fournisseurs d’énergie. Cela dépend de l’offre de chaque fournisseur, mais il s’agit d’une pratique de plus en plus courante pour récompenser les clients qui ont mis en oeuvre des solutions respectueuses de l’environnement.

L’amélioration du bien-être et de la productivité des occupants

Les bénéfices mentionnés plus haut sont les premiers qui viennent à l’esprit lorsqu’on parle de développement durable. Il y a également, d’autres avantages, moins matériels, à adopter une démarche « durable », notamment pour les occupants du bâtiment. Selon une étude menée par le World Green Business Council5, 90% des coûts d’exploitation des entreprises sont relatifs aux charges liées au personnel. L’amélioration de la qualité de l’environnement des occupants, que ce soit dans un bureau, une chambre d’hôtel ou une classe, a un impact direct sur le bien-être général et la productivité.

Il est prouvé 6 que la capacité à contrôler la qualité de l’environnement de travail, en ajustant le niveau de luminosité à des besoins spécifiques, par exemple, est un facteur important de satisfaction et de productivité des salariés. Utiliser des stores automatisés ou manuels est un moyen simple d’améliorer la qualité de l’éclairage en éliminant les effets d’éblouissement qui peuvent être désagréables durant les beaux jours. Les bâtiments écologiques ont, par ailleurs, le potentiel d’être plus sains et les investissements réalisés dans ce domaine pourraient avoir des effets sur la réduction du nombre de jours de congés maladie pris chaque année7. Il s’agit d’un gain financier pour les entreprises, mais également pour l’économie dans son ensemble et la santé publique. Durant sa vie professionnelle, un salarié passe un temps important à travailler en intérieur, ce pourquoi il est essentiel de rendre cet environnement de travail le plus confortable et le plus sain possible.

Le potentiel de la rénovation

Le véritable potentiel d’accroitre la durabilité des bâtiments, qu’ils soient à usage commercial ou résidentiel, réside de notre point de vue dans la rénovation. Les sources disponibles concernant le marché résidentiel indiquent que le parc de logements en France s‘accroît d’environ 1% par an seulement depuis 30 ans8 ! La rénovation de l’ancien est donc incontournable pour réduire les émissions de GES générés par les bâtiments. Avec un certain nombre de bâtiments anciens très énergivores, l’intégration d’une dimension verte dans un projet de rénovation, est une priorité pour les entrepreneurs du secteur du bâtiment. Ils doivent, en effet, se conformer à des normes de plus en plus exigeantes quant à la durabilité et aux attentes du marché.

La plupart de ces projets exigent souvent de ne pas à avoir à modifier la structure de câblage existante du bâtiment, ce qui induit un intérêt certain pour les solutions sans fil. Celles-ci permettent une installation simple et rapide sans avoir à percer dans les murs ou modifier profondément, voir reconstruire des parties de l’immeuble.

Ces solutions sont faciles à mettre en place, selon le besoin, avec des modules additionnels qui peuvent être ajoutés ou déplacés selon l’évolution de l’agencement de l’espace. Ceci a un impact important sur le coût total d’un projet de rénovation. A titre d’exemple, la rénovation de l’Empire State Building de New York, devrait se traduire par des économies d’énergie en éclairage de l’ordre de 65%9.

Promoteurs immobiliers, architectes et prescripteurs doivent désormais collaborer ensemble pour favoriser le développement d’un immobilier tertiaire plus durable. Les incitations sont multiples, environnementales et juridiques mais aussi économiques et sociales. En choisissant les bons partenaires technologiques, l’atteinte de ces objectifs ambitieux est à notre portée. L’incapacité à intégrer, maintenant, une dimension environnementale dans chaque projet de construction ou de rénovation nous confrontera à gérer un parc immobilier énergivore pendant des décennies. En mettant en oeuvre, dès aujourd’hui, quelques changements simples, il ne tient qu’à nous de réaliser des économies très importantes sur la consommation énergétique des bâtiments tertiaires dans les années qui viennent.

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