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Dossiers

Baromètre Kidoui.fr 2015

Publication: 7 janvier

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2015, une année charnière marquant le couronnement des SUV et la destitution du diesel...
 

En 2014, Kidioui relevait les premiers signes de la reprise du marché automobile. Plus que confirmée en 2015, cette tendance s’est même amplifiée : un renouvellement des catalogues de la part des constructeurs ainsi que des dizaines de nouveautés commercialisées au printemps et à la rentrée 2015. Parmi elles, le segment en vogue des SUV a encore passé un cap. Enfin, la révélation de l’affaire Volkswagen a bousculé le dernier trimestre et a accéléré pour de bon le déclin du diesel.

Un prix moyen reflétant l’essor des SUV

Renault Kadjar, Hyundai Tucson, Fiat 500X, Audi Q7, Mini Clubman, Opel Karl, Volvo XC90… La liste des nouveaux modèles apparus dans le courant de l’année 2015 est longue. Une déferlante qui n’a pas été sans conséquence sur le prix moyen annuel. Enregistré à 21 035 euros, il est 3,4% supérieur au prix moyen de l’année 2014 (20 350 euros).

On observe des pics au printemps et à la rentrée : deux périodes initiées par de grands salons internationaux (Genève en mars, Francfort en septembre) avec un grand lot de nouveautés commercialisées dans la foulée.

Ces nouveaux modèles arrivant chez les vendeurs avec peu ou pas de remise, le prix moyen global a augmenté en conséquence. Néanmoins, le renouvellement de l’offre n’est pas la seule raison de cette hausse. On l’explique aussi par un changement d’habitude chez les acheteurs, qui bousculent les codes et se tournent de plus en plus vers les SUV. En 2015, cette catégorie a représenté 41,2% des offres plébiscitées. C’était 35% en 2014 et 30% en 2013. Sachant que les SUV sont plus coûteux que les citadines ou les berlines, 23 595 euros en moyenne contre 13 477 et 22 331 euros respectivement, la facture moyenne grimpe inévitablement.

Délaissées par les acheteurs, ces dernières reculent à 17,7% et 12,6% des offres plébiscitées, tout comme les breaks qui ne pèsent plus que 5,6%. Seul segment insensible au règne du 4x4 : les monospaces. Souvent plus spacieux et plus ergonomique, ils ont encore les faveurs des familles et progressent à 17,4%.

La remise moyenne continue sa progression

Après avoir pris 1,1 points en 2014, la remise moyenne a légèrement poursuivi son ascension en augmentant de 0,3 points sur 2015, pour atteindre les 23,17%. Contrairement au prix moyen, l’effervescence de nouveautés et l’essor des SUV ne semblent pas avoir eu de conséquences. Les affaires réalisées par les acheteurs en 2015 ont encore une fois été excellentes ! En effet, pour amortir des modèles tout juste commercialisés avec peu ou pas de remise, il a fallu d’autres modèles très bien remisés.

Parmi les constructeurs, on note la solide remise moyenne de -25,8% chez Citroën, en hausse par rapport à l’année dernière (+7,6%). Renault et Peugeot ne connaissent pas la même progression, même s’ils font toujours partie des marques les plus prisées du comparateur avec respectivement -28,6% (-5,6%) et -23,4% (-2,8%) de remise moyenne..

Chez les firmes étrangères, Alfa Romeo (-33%, +19,2%), Volvo (-23,9%, +10%) et Kia (-23%, +7,3%) ont également séduit les acheteurs avec de belles remises. Soit des voitures populaires sur lesquelles les vendeurs se battent pour proposer la meilleure offre (Fiat 500, Peugeot 3008, Volkswagen Golf…). Ou aussi des modèles en fin de carrière qui sont déstockés (Citroën C4, Renault Scénic…) et même des autos récentes qui se sont rapidement mis au niveau de la concurrence, comme par exemple les Renault Kadjar et Hyundai Tucson : en quelques mois, ils sont déjà à -26% et -21% afin de contrer les Nissan Qashqai et Hyundai ix35.

Top 10 : l’alliance Renault-Nissan au sommet

Seulement 7ème du top 10 des internautes en 2014, le Dacia Duster est sur la première place du podium en 2015. Son prix d’achat record et ses nouveaux moteurs compatibles avec la norme Euro 6 ont eu raison de ses deux grands rivaux : les Renault Scénic et Kadjar, respectivement 2ème et 3ème de ce classement.

La palme de la ténacité revient au monospace Scénic, toujours dans les quatre premiers - de janvier à décembre. Renouvelé deux fois depuis sa sortie en 2009, il continue de susciter beaucoup d’intérêt. Le Kadjar, quant à lui, peut être considéré comme le SUV de l’année en France. Commercialisé en juin et quatre mois consécutifs en tête du top 10, il a failli rafler la position de n°1 annuel.

Viennent ensuite deux autres SUV, les Qashqai et Juke aux 4ème et 5ème rangs. De quoi conforter la position de l’alliance Renault-Nissan en tant que groupe automobile le plus plébiscité sur le comparateur. D’autant qu’ils sont suivis par trois autres modèles au losange : Clio (la seule citadine du classement), Captur et Grand Scénic.

Peugeot sauve l’honneur en plaçant sa 308 à la 9ème place au lieu de trois modèles en 2014 (3008, 208 et 5008) et Volkswagen maintient son Tiguan dans le classement malgré les évènements.

Déclin du diesel : la seconde est enclenchée

Comment ne pas évoquer l’affaire des émissions truquées dans un bilan de l’année 2015 ? Surtout lorsqu’elle a eu des conséquences aussi rapides et aussi fortes sur les habitudes des acheteurs. Alors que la part du diesel dans les offres plébiscitées baissait généralement de 3 à 4 points par an, elle a chuté de 7 points en 2015 (59,6% contre 66,7% en 2014). Cette précipitation a principalement eu lieu au dernier trimestre, juste après la révélation de l’affaire Volkswagen (21/09). C’est bien simple, aussi loin que l’on puisse remonter, on n’avait jamais vu le diesel aussi bas : en octobre, novembre et décembre, il a été relevé autour de 55% de part de marché. Le grand gagnant de ce déclin accéléré est évidemment l’essence. En 2015, il a grappillé quasiment toutes les parts perdues par le diesel en concernant 37,5% des offres plébiscitées contre 30,8% l’année dernière. Le reste a été récupéré par les véhicules hybrides et électriques avec 2,9% de part de marché en 20145, au lieu de 2,5% en 2014 et 1,9% en 2013.

Si, en moyenne 3 acheteurs sur 5 privilégient encore le diesel, l’essence revient dans la décision d’achat. Boosté par la mauvaise image du gazole, il profite aussi des changements de taxation instaurés par le gouvernement et des nouvelles générations de moteurs (TCe, PureTech, EcoBoost...) qui reviennent peu à peu aux mêmes niveaux de consommation et d’émissions que le diesel, tout en restant moins coûteux à l’achat et en entretien. On observe bien ce phénomène sur les gros véhicules de type SUV, monospace ou break : l’essence y a progressé de 50% en 2015 car il n’est plus synonyme de malus. Alors que seulement 14,1% des SUV plébiscités en 2013 roulaient à l’essence, ils sont dorénavant 31,7%.

Le taux moyen de CO2, enfin, continue de baisser de manière linéaire : 118 g/km en 2015, soit 3 grammes de moins qu’en 2014, où on enregistrait déjà 3 grammes de baisse par rapport à 2013. On constate tout de même un pic d’avril à juillet : c’est l’impact des nouveautés du printemps, avec de nombreux SUV au-delà des 120 g/km. Bon point pour le trio français Citroën (110 g/km), Peugeot (110 g/km) et Renault (111 g/km) qui sont dans le top 5 des constructeurs les plus propres avec Toyota et Lexus.

Le baromètre Kidioui.fr a été établi à partir des données récoltées lors des centaines de milliers de requêtes trimestrielles des internautes en recherche de véhicule neuf, et des données fournies dans les 30 000 offres de nos vendeurs partenaires, mises à jours quotidiennement.

http://www.kidioui.fr/

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