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Dossiers

Le CHMP recommande l’approbation de Beyfortus® (nirsevimab)

Publication: 17 septembre

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Recommandation fondée sur les résultats du programme d’essais cliniques qui ont démontré qu’une seule dose de Beyfortus protège contre les infections des voies respiratoires inférieures causées par le virus respiratoire syncitial (VRS) qui nécessitent une prise en charge médicale, pendant la saison de circulation du virus...
 

Le Comité des médicaments à usage humain (CHMP, Medicinal Products for Human Use) de l’Agence européenne des médicaments (EMA) a rendu un avis favorable et recommandé l’approbation de Beyfortus® (nirsevimab) pour la prévention des infections des voies respiratoires inférieures causées par le VRS chez le nouveau-né et le nourrisson, pendant la première saison de circulation du virus à laquelle ils sont confrontés. S’il est approuvé, Beyfortus deviendra le premier et le seul agent d’immunisation passive à dose unique indiqué pour tous les nourrissons, notamment ceux en bonne santé, nés à terme ou prématurément, ou ceux qui présentent certains problèmes de santé. Beyfortus est développé conjointement par Sanofi et AstraZeneca.

Jean-François Toussaint, Responsable Monde, Recherche et Développement Vaccins, Sanofi : « L’avis favorable que le CHMP a rendu aujourd’hui constitue l’une des avancées les plus importantes en termes de santé publique et de lutte contre le VRS depuis plusieurs dizaines d’années et a le potentiel d’alléger considérablement le lourd fardeau physique et psychologique que ce virus fait peser sur les familles et les systèmes de santé. Grâce à cet avis, nous sommes en bonne voie d’atteindre notre objectif et de protéger tous les nourrissons contre les infections par le VRS, au moyen d’une seule dose. »

Iskra Reic, Vice Presidente Exécutive, Vaccins et Immunothérapies, AstraZeneca : « L’avis favorable du CHMP témoigne du potentiel de Beyfortus et de sa capacité à devenir le premier agent d’immunisation passive innovant de sa catégorie qui soit de nature à transformer la prévention des infections par le VRS du nourrisson. »

Le CHMP a fondé son avis sur les résultats du programme de développement clinique du Beyfortus et, en particulier, sur les données des essais cliniques MELODY de phase III, MEDLEY de phase II/III et des essais de phase IIb1-8. Les essais MELODY et de phase IIb ont atteint leur critère d’évaluation primaire et montré qu’une seule dose de Beyfortus permet de réduire l’incidence des infections des voies respiratoires inférieures causées par le VRS nécessitant une prise en charge médicale, pendant la saison de circulation du virus, comparativement à un placebo1-6. Le profil de sécurité de Beyfortus a été similaire à celui du placebo. Dans le cadre de l’essai MEDLEY de phase II/III, Beyfortus a également présenté un profil de sécurité et de tolérance comparable à celui du palivizumab7-9.

Le VRS est la cause la plus fréquente d’infections des voies respiratoires inférieures des nourrissons et l’une des premières causes de leur hospitalisation. La plupart de ces hospitalisations concernent des nourrissons nés à terme par ailleurs en bonne santé10-14. À l’échelle mondiale, les dépenses médicales directes liées aux infections causées par le VRS incluant les hospitalisations, les consultations externes et les soins de suite se seraient établies à 4,82 milliards d’euros en 2017, selon les estimations15. Il n’existe pour l’heure aucune option de prévention universelle et le traitement se limite à une prise en charge symptomatique16,17.

À propos de Beyfortus

Beyfortus® (nirsevimab), un anticorps expérimental à longue durée d’action conçu pour protéger tous les nourrissons contre les infections par le VRS, de la naissance jusqu’à leur première saison virale VRS au moyen d’une seule dose, est développé conjointement par Sanofi et AstraZeneca.

Beyfortus a été développé pour conférer une protection directe aux nouveau-nés et nourrissons au moyen d’un anticorps et les prémunir contre les infections des voies respiratoires inférieures causées par le VRS. Les anticorps monoclonaux ne nécessitent pas l’activation du système immunitaire pour conférer une protection directe et rapide contre les infections18.

En mars 2017, AstraZeneca et Sanofi ont annoncé la conclusion d’un accord de développement et de commercialisation du Beyfortus. Aux termes de cet accord, AstraZeneca dirige l’ensemble des activités de développement et de fabrication, tandis que Sanofi est chargé des activités de commercialisation et de la comptabilisation des revenus. Aux termes de l’accord global, Sanofi a procédé à un paiement initial de 120 millions d’euros, à un paiement d’étape de 30 millions d’euros et à des paiements d’étape pouvant atteindre 465 millions d’euros, sous réserve de la réalisation d’un certain nombre d’objectifs de développement et des ventes réalisées. Les deux entreprises partagent l’ensemble des coûts et bénéfices. Les revenus issus de cet accord sont indiqués comme revenus de collaboration dans les états financiers de l’entreprise.

Beyfortus a obtenu plusieurs désignations d’organismes réglementaires pour faciliter et accélérer son développement. Il a notamment obtenu la désignation de médicament innovant du Centre d’évaluation des médicaments de l’Agence chinoise des produits médicaux, la désignation de « Médicament innovant » (Breakthrough Therapy) de la Food and Drug Administration des États-Unis et son inscription au programme de soutien aux médicaments prioritaires PRIME de l’Agence européenne des médicaments. Il a également obtenu la désignation de « médicament innovant prometteur » de la Medicines and Healthcare Products Regulatory Agency du Royaume-Uni et a été retenu comme « médicament devant bénéficier d’un développement prioritaire » dans le cadre du Projet de sélection de médicaments pour la promotion du développement de nouveaux médicaments en pédiatrie de l’Agence japonaise de la recherche et du développement (AMED). Les profils de sécurité et d’efficacité de Beyfortus ont fait l’objet d’une procédure d’évaluation accélérée de la part de l’EMA. Aucun organisme de réglementation n’a encore approuvé Beyfortus.

À propos des essais cliniques

L’essai de phase IIb était un essai randomisé, contrôlé par placebo, dont l’objectif était de mesurer l’efficacité de Beyfortus® (nirsevimab) contre les infections des voies respiratoires inférieures nécessitant une prise en charge médicale pendant 150 jours post-dose. Des nourrissons prématurés en bonne santé de 29 à 35 semaines de gestation ont été randomisés (selon un rapport 2/1) pour recevoir une injection intramusculaire unique de 50 mg de Beyfortus ou de placebo. Le critère d’évaluation primaire a été atteint et l’incidence des infections des voies respiratoires inférieures causées par le VRS nécessitant une prise en charge médicale a diminué de 70,1 % (IC à 95 % : 52,3, 81,2), comparativement au placebo. Entre novembre 2016 et décembre 2017, 1 447 nourrissons ont été randomisés (Beyfortus, n=969 ; placebo, n=484) au début de la saison de circulation du VRS. L’essai s’est déroulé dans 164 sites répartis dans 23 pays des hémisphères nord et sud3,4. Les données de cet essai ont été publiées dans le New England Journal of Medicine (NEJM) en juillet 2020. Le schéma posologique recommandé a été établi à la suite d’une analyse approfondie des données de phase IIb et a été retenu pour la conduite de l’essai MELODY de phase III2,5.

MELODY était un essai de phase III, randomisé, contrôlé par placebo, mené dans 21 pays pour déterminer l’efficacité du Beyfortus contre les infections des voies respiratoires inférieures causées par le VRS (confirmées par réaction en chaîne par polymérase après transcription inverse) nécessitant une prise en charge médicale, pendant 150 jours post-dose, comparativement à un placebo, chez des nourrissons en bonne santé nés à terme ou peu prématurés (35 semaines de gestation ou plus), au début de la première saison de circulation du VRS de leur vie1,2. Le critère d’évaluation primaire a été atteint et l’incidence des infections des voies respiratoires inférieures (comme les bronchiolites ou les pneumonies) causées par le VRS et nécessitant une prise en charge médicale a diminué de 74,5 % (IC à 95 % : 49,6, 87,1 ; P<0,001), comparativement au placebo. Les nourrissons ont été randomisés (selon un rapport 2/1) pour recevoir une dose unique de 50 mg (pour les nourrissons de moins de 5 kg) ou de 100 mg (pour les nourrissons de 5 kg et plus) de Beyfortus ou de placebo, par voie intramusculaire. Entre juillet 2019 et mars 2020, 1 490 nourrissons ont été randomisés soit dans le groupe Beyfortus, soit dans le groupe placebo, au début de la saison de circulation du VRS1,2. Les taux sériques de nirsevimab après l’administration (au jour 151) dans cet essai étaient comparables à ceux observés dans l’essai de phase 3 MELODY, ce qui indique qu’une protection similaire à celle observée chez les enfants sains nés à terme ou peu prématurés est probable dans cette population7. Les données de l’analyse primaire de cet essai ont été publiées dans le NEJM en mars 2022.

Les résultats du programme d’essais cliniques consacrés au Beyfortus englobent une analyse groupée pré-spécifiée des données de l’essai MELODY de phase III, dans le cadre duquel la dose recommandée établie à la suite à l’essai de phase IIb a été administrée et qui a permis d’observer une efficacité (réduction du risque relatif comparativement au placebo) de 79,5 % (IC à 95 % : 65,9, 87,7 ; P<0,0001) contre les infections des voies respiratoires inférieures causées par le VRS nécessitant une prise en charge médicale, comme les bronchiolites ou les pneumonies, chez les nourrissons nés à terme ou prématurés au début de la première saison VRS de leur vie5. L’analyse groupée a porté sur les données des nourrissons nés à terme et prématurés en bonne santé qui ont reçu la dose recommandée de Beyfortus en fonction de leur poids, comparativement au placebo, jusqu’au jour 151 et a montré une efficacité de 77,3 % (IC à 95 % : 50,3, 89,7 ; P<0,001) contre les hospitalisations pour infections des voies respiratoires inférieures causées par le VRS5.

MEDLEY était un essai de phase II/III, randomisé, en double aveugle, contrôlé par le palivizumab dont l’objectif principal était d’évaluer la sécurité et la tolérance du Beyfortus chez des nourrissons prématurés et des nourrissons présentant une maladie cardiaque congénitale ou une pneumopathie chronique liée à leur prématurité, ou les deux, qui étaient candidats à une prophylaxie par palivizumab7,8. Entre juillet 2019 et mai 2021, environ 918 nourrissons ont été randomisés au début de la première saison de circulation du VRS de leur vie pour recevoir une dose unique de 50 mg ((pour les nourrissons de moins de 5 kg) ou de 100 mg (pour les nourrissons de 5 kg et plus) de Beyfortus ou de palivizumab, par voie intramusculaire. La sécurité a été évaluée en faisant le suivi des événements indésirables et réactions indésirables graves liés à son administration pendant une durée de 360 jours post-dose7,8. Les données de cet essai ont été publiées dans le NEJM en mars 2022.

Les résultats des essais MELODY, MEDLEY de phase II/III et de phase IIb montrent qu’une dose unique de Beyfortus contribue à protéger les nourrissons contre les infections par le VRS pendant la première saison de circulation du VRS de leur vie1-8. Ces essais ont été mené auprès d’une population constituée exclusivement de nourrissons qui englobait des nourrissons prématurés, des nourrissons en bonne santé nés à terme ou peu prématurés, ainsi que des nourrissons présentant certaines pathologies.

Les données de ces essais forment la base des soumissions réglementaires dont le dépôt a débuté en 2022.

À propos du VRS

Le virus respiratoire syncytial ou VRS est la cause la plus fréquente des infections des voies respiratoires inférieures du nourrisson, comme la bronchiolite et la pneumonie10. Les infections causées par ce virus sont également l’une des premières causes d’hospitalisation chez tous les nourrissons, la plupart d’entre elles concernant des nourrissons nés à terme par ailleurs en bonne santé11-14. En 2019, environ 33 millions de cas d’infections aiguës des voies respiratoires inférieures ont été recensés dans le monde. Celles-ci ont nécessité plus de trois millions d’hospitalisation et ont causé, selon les estimations, 26 300 décès en milieu hospitalier d’enfants de moins de cinq ans19. À l’échelle mondiale, les dépenses médicales directement liées au VRS, incluant les hospitalisations, les consultations externes et les soins de suite, se sont établies à 4,82 milliards d’euros en 2017, selon les estimations15.

https://www.sanofi.fr/

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