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Les véhicules autonomes ont beaucoup à apprendre de l’industrie aéronautique

Par Christophe Vaissade, Sales Director EMEA de Western Digital

Publication: 17 février

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Même si les véhicules 100% autonomes font énormément parler d’eux depuis plusieurs années, le monde ne risque pas de les voir demain sur les routes...
 

Les véhicules électriques et autonomes, longtemps considérés comme un double phénomène, ont vu leurs chemins se séparer. Les premiers connaissent désormais une belle croissance tandis que les seconds marquent le pas, en grande partie à cause de la pandémie. A ce stade, les voitures jouissent d’une autonomie partielle. L’autonomie totale relève encore du futur. Comment expliquer cela ?

Les conséquences en termes de sécurité sur la route sont encore mal comprises : après un accident, l’enquête ne cherche pas à savoir si le système automatisé du véhicule était fonctionnel lors de la collision. Avant d’utiliser un véhicule autonome à 100% ou partiellement, cette technologie, totalement nouvelle pour la plupart des conducteurs, doit inspirer confiance - ils doivent avoir la conviction que la conduite sera sûre. Le phénomène de la compensation des risques peut jouer un rôle lors de certains accidents, où les conducteurs ont pris des risques excessifs, se sentant peut-être un peu trop en sécurité ou pas les uniques responsables de la sécurité de leur véhicule. L’attention du conducteur demeure pourtant essentielle pour éviter la survenue d’un accident. Les incidents potentiels accroissent la pression sur les industriels et les autorités de réglementation, pour qu’ils puissent garantir que les technologies de conduite autonome soient sûres.

Vers des boîtes noires qui enregistrent les événements à bord ?

Et si les véhicules autonomes étaient équipés d’une boîte noire, comme celle des avions ? Un enregistreur qui conserverait tout ce qui s’est passé au niveau du système embarqué et du comportement du conducteur. L’intérêt est hautement pratique et essentiel du point de vue des assurances. Si les véhicules reposent moins sur leur conducteur que sur des technologies d’automatisation de pointe, les assureurs, les constructeurs automobiles, les administrations et les organes de réglementation, auront de plus en plus besoin de données enregistrées pour faciliter leur enquête à la suite d’un accident ou d’un incident. Il serait très bénéfique à de nombreux niveaux de permettre à différentes parties prenantes d’étudier ces données.

Avant de délivrer des polices d’assurance, les assureurs s’en serviraient ainsi pour comprendre les dangers éventuels provoqués par les véhicules autonomes. Les tribunaux pourraient déterminer la responsabilité des personnes impliquées dans des accidents. Les constructeurs automobiles tireraient quant à eux des enseignements des données enregistrées pour améliorer leurs véhicules autonomes, dans le but de leur éviter des prises de risque inutiles et, ainsi, de faire progresser leur industrie.

Les notions de propriété et d’accessibilité des données ne sont pas figées, évoluant constamment. La législation et la réglementation s’adaptent puisque l’humain et l’intelligence artificielle se partagent de plus en plus la conduite. En cas d’accident, il conviendra toujours de déterminer avec exactitude qui, du pilote automatique ou du conducteur, est responsable. Les constructeurs automobiles devront partager les données du véhicule incriminé pour trancher la question de la responsabilité. Cela pose des questions, tant sur le plan éthique que juridique, concernant les données précieuses conservées par la boîte noire. Dans un futur proche, les constructeurs automobiles auront en effet probablement l’obligation de partager ces données.

Les technologies d’enregistrement vont ajouter un élément de plus à l’architecture de stockage, puisque leurs données volumineuses devront être conservées à bord du véhicule. Le matériel nécessaire pour les stocker devra répondre à certains critères, notamment d’absorption des chocs, et être suffisamment intelligent pour comprendre quelles données doivent impérativement être conservées et privilégiées par rapport à d’autres. Il sera en effet impossible de les stocker toutes. Contrairement aux volumes de données transmises et reçues par les systèmes d’info-divertissement et d’aide à la conduite (ADAS) embarqués dans les véhicules autonomes, qui sont considérables et croissent de manière exponentielle, les informations enregistrées par la boîte noire ne peuvent pas être conservées éternellement. Or les 15 dernières secondes d’un trajet avant une collision peuvent être les seules nécessitant d’être enregistrées. Les appareils de stockage doivent donc être en phase avec l’IA et la technologie de machine learning utilisées pour gérer ce processus en temps réel.

Chaque avion est équipé d’une boîte noire qui enregistre chaque seconde ; après analyse, les informations recueillies sont précieuses pour comprendre les causes d’accidents et aider les professionnels du secteur à s’améliorer. L’industrie automobile ferait bien de s’en inspirer pour ses véhicules autonomes, qui feront à plus ou moins longue échéance leur apparition sur les routes. Les équiper de bons systèmes de stockage embarqués sera bénéfique à un large public, pas seulement à une poignée de privilégiés.

https://www.westerndigital.com/

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