Son ambition : délivrer à court-terme une solution efficace et massivement applicable pour décarboner la chaleur industrielle … et lutter contre le réchauffement climatique.
Aujourd’hui, Jimmy lève 2,2 millions d’euros, qui lui permettront de développer sa solution, d’amorcer les procédures réglementaires et de renforcer ses équipes.
Le secteur industriel contribue très largement aux émissions de gaz à effet de serre, aussi bien sur le territoire national que dans le monde. Sa consommation de chaleur haute température, notamment, est particulièrement polluante car majoritairement issue des énergies fossiles. C’est en partant de ce constat qu’Antoine Guyot et Mathilde Grivet ont imaginé Jimmy.
Leur idée est simple tout en étant très innovante : il s’agit d’utiliser la fission nucléaire en repartant d’une technologie déjà éprouvée pour remplacer les brûleurs fossiles encore largement utilisés dans l’industrie par des mini-réacteurs fonctionnant à l’uranium et n’émettant pas de CO2, qui se branchent directement aux installations existantes.
En France, plus de 500 sites industriels pourraient être concernés par cette avancée technologique. L’objectif des fondateurs est d’accélérer la décarbonation de l’industrie en proposant la meilleure alternative aux hydrocarbures, grâce à cette nouvelle application de la fission. A terme, l’ambition est aussi d’avoir un impact positif sur la réindustrialisation en France.
« Le sujet de la pression carbone est très actuel. Aujourd’hui, les industriels sont à court de moyens pour tenir leurs objectifs de décarbonation “Net Zéro" en 2030 ou 2050. Avec Jimmy et notre offre unique, nous souhaitons leur apporter le savoir-faire nucléaire français pour créer la première industrie décarbonée compétitive mondiale. Mettre le pragmatisme technologique au service de l’écologie, décarboner l’industrie tout en augmentant sa performance, voici nos ambitions aujourd’hui » déclare Antoine Guyot, cofondateur et CEO, diplômé de Polytechnique et Berkeley.
Côté clients, l’offre de Jimmy se veut plus compétitive, moins polluante, et plus prévisible en termes de prix. La solution est également très sûre (les experts parlent de “sûreté passive”), et promet une durée de vie de vingt ans. Déjà soutenu par l’écosystème nucléaire français et les pouvoirs publics, Jimmy entend installer ses premiers mini réacteurs fin 2025.
Dans un premier temps, cette levée de fonds va permettre à Jimmy de recruter une dizaine de nouveaux talents, notamment des profils techniques, afin de peaufiner la conception de son système. En parallèle, l’entreprise va rapidement amorcer les premières procédures réglementaires auprès de l’Autorité de Sûreté Nucléaire en se conformant au cadre réglementaire existant. Enfin, cette levée devrait pouvoir lui permettre de mettre en place les partenariats avec des fournisseurs industriels pour la production de son générateur, et de finaliser les discussions en cours avec une dizaine de premiers prospects.
"Noria est particulièrement fière d’accompagner cette promesse inédite de fournir de la chaleur décarbonée haute température à l’industrie. Les ressources ENR disponibles notamment biométhane et hydrogène vert vont être durablement insuffisantes. Jimmy permettra de fournir des TWh décarbonés à un coût compétitif grâce à des chaudières modulaires autonomes et parfaitement sécurisées.", se réjouit Christophe Guillaume, co-fondateur de Noria.
"Dans un contexte de besoins nouveaux et massifs, nous allons avoir besoin d’électricité décarbonée dans des dimensions infiniment plus importantes que ce qui avait pu être projeté. Les ENR sont incontournables pour aller vers la neutralité carbone mais ne peuvent à elles seules assurer la totalité des besoins en énergie. Par la conception et l’exploitation de mini-réacteurs nucléaires particulièrement innovants, Jimmy représente une formidable opportunité pour accélérer la décarbonation de l’industrie. Nous sommes très heureux de participer au développement d’une solution sûre, compétitive et écologique pour participer activement vers la voie de la neutralité carbone", déclare Pâris Mouratoglou.