En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d'intérêts. En savoir plus et gérer ces paramètres. OK X
 
 

 

 

Dossiers

Etude Capgemini : objectifs de l’Accord de Paris

Publication: 16 juin

Partagez sur
 
Malgré des ambitions élevées en matière de durabilité, seulement la moitié des manufacturiers dans le monde sont en mesure d’atteindre les objectifs de l’Accord de Paris...
 

Pour la décennie à venir, les entreprises manufacturières se fixent des objectifs ambitieux en matière de durabilité : 20 % d’entre elles ont pour but de privilégier des opérations neutres en carbone et deux sur cinq (40 %) visent des opérations 100 % renouvelables d’ici 2030. C’est le constat principal du nouveau rapport du Capgemini Research Institute « Opérations durables : un guide complet pour les entreprises manufacturières ». Ce dernier révèle, par ailleurs, qu’à l’échelle mondiale, seulement 51 % des manufacturiers ont pour but de s’aligner sur l’objectif de limitation de l’élévation des températures prévus dans l’Accord de Paris. Au sein de ce cortège, l’Allemagne (68 %) et la France (67 %) sont en tête du peloton en matière de réalisation de leurs objectifs durables.

Le rapport atteste également que les fabricants s’appuient sur la technologie pour mettre en place leur programme de développement durable. En effet, plus de la moitié des entreprises (56 %) priorisent l’utilisation de technologies digitales à des fins durables.

Selon le rapport, le déploiement des initiatives durables permet aussi aux entreprises de mieux comprendre leurs impacts positifs. 89 % des entreprises qui mettent en œuvre des initiatives de fabrication durable constatent une amélioration de la réputation relative à leur marque et 81 % des entreprises ont noté une amélioration de leur cotation ESG. Parallèlement, 79 % de ces entreprises sont plus efficaces et ont amélioré leur productivité et plus de la moitié ont réduit leurs coûts de conditionnement et fait croitre la motivation de leurs employés. Par ailleurs, le rapport affirme également qu’à la suite de la mise en œuvre de pratiques durables, 9 entreprises sur 10 ont constaté, soit une réduction des déchets (98 %) soit une réduction des émissions de gaz à effet de serre (94 %) qui représentent les deux priorités absolues.

Cependant, en dépit d’ambitions élevées, seules quelques-unes d’entre elles sont en voie de devenir des entreprises manufacturières durables1. En effet, selon le rapport, le secteur manufacturier souffre d’un manque de prise en compte exhaustif du développement durable. De plus, la maturité de pratiques durables établies et appliquées reste faible : 10 % seulement des entreprises adoptent une approche globale de la fabrication durable. En ce qui concerne les secteurs industriels les plus performants, celui des produits de consommation arrive en tête (15 %), suivi de ceux des biens industriels (11 %) et de l’automobile (10 %). En outre, seulement 11 % des initiatives en matière de développement durable sont activement mises en œuvre et concernent l’ensemble de l’activité de l’entreprise et seulement une entreprise sur cinq convient que la dimension durable est pleinement intégrée à sa stratégie de production. Alors que 38 % des entreprises admettent que la priorité est donnée aux émissions de scope 1 (émissions directes dont l’entreprise est directement responsable ou qu’elle contrôle), elles sont moins nombreuses à se concentrer sur les émissions de scope 2 (émissions indirectes, telles que la production de l’électricité utilisée par l’entreprise) et de scope 3 (toutes les autres émissions indirectes qui se produisent dans la chaîne de valeur d’une entreprise), négligeant les autres facteurs d’émission de carbone situés au-delà du périmètre de leurs processus internes.

« Il y a un paradoxe dans le fait que seulement 11% des initiatives durables sont activement appliquées à grande échelle dans les organisations, tandis que les bénéfices réalisés par les entreprises adoptant des initiatives en matière de développement durable sont colossaux », a déclaré Corinne Jouanny, directrice des avant-ventes et de l’innovation chez Capgemini Engineering. « La technologie est une caractéristique vitale pour que de l’effort du secteur manufacturier en matière de développement durable soit efficace. Nous constatons un accroissement des investissements dans les technologies numériques de la part des entreprises manufacturières qui forment des partenariats avec des entreprises technologiques établies et des startups afin de développer leurs solutions durables. Cela conduit les entreprises à anticiper avec optimisme les avantages qu’apporteront ces technologies. »

Surmonter les obstacles pour réussir

Moins d’une entreprise sur trois constate que les priorités sont partagées entres les cadres commerciaux et les responsables des activités durables.

Selon le rapport, les entreprises manufacturières doivent aller au-delà des pratiques " lean and green " existantes réduire, réutiliser et recycler afin d’adopter une approche plus globale, qui intègre la récupération, la reconception et le reconditionnement. Tandis que la plupart des entreprises se concentrent sur les « émissions directes » pour atteindre leur objectif de neutralité carbone, une grande partie de l’empreinte carbone de ces entreprises se situe au niveau des « émissions indirectes » de leur organisation et de leur chaîne de valeur.

Le rapport présente également les meilleures pratiques ou applications en matière de durabilité dans chacun des domaines des « 6 R », et établit les facteurs de réussite essentiels à la réalisation des objectifs de durabilité des entreprises :

1. Aligner les objectifs des équipes commerciales et des responsables du développement durable afin d’expliquer les synergies entre performances et durabilité dans un programme commun

2. Travailler avec les clients et les fournisseurs pour réduire les émissions indirectes

3. Renforcer la transparence grâce à un reporting efficace et une obligation de responsabilité

4. Intégrer de méthodes de travail et une culture d’entreprise durable

5. Investir dans la technologie et l’innovation axées sur les données afin que durabilité et rentabilité soient intimement liées.

Méthodologie de recherche

Le Capgemini Research Institute a interrogé 1 000 dirigeants de grandes entreprises manufacturières, issus de toutes fonctions commerciales et de toute zone géographique. Aussi, 480 des entreprises participant à l’enquête étaient représentées à la fois par un dirigeant issu du domaine commercial et un dirigeant ayant des fonctions liées au développement durable. De plus, les chercheurs ont mené des entretiens individuels avec 15 cadres supérieurs responsables du développement durable travaillant pour les acteurs majeurs de l’industrie.

https://www.capgemini.com/

Suivez Industrie Mag sur le Web

 

Newsletter

Inscrivez-vous a la newsletter d'Industrie Mag pour recevoir, régulièrement, des nouvelles du site par courrier électronique.

Email: