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Actualité des entreprises

Arrêt prématuré de l’essai de phase III consacré à Libtayo® (cémiplimab)

Publication: 16 mars

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Libtayo est le premier médicament d’immunothérapie à démontrer une amélioration de la survie globale chez les patientes atteintes d’un cancer du col de l’utérus, avec une réduction de 31 % du risque de décès comparativement à la chimiothérapie...
 

Les résultats positifs d’un essai de phase III ayant démontré le bénéfice d’une monothérapie par Libtayo® (cémiplimab), l’inhibiteur de PD-1 développé par Sanofi et Regeneron sur la survie globale, comparativement à une chimiothérapie, chez des patientes atteintes d’un cancer du col de l’utérus déjà traité par chimiothérapie, en rechute ou métastatique, ont été annoncés aujourd’hui. Le Comité indépendant de surveillance et de suivi des données s’est prononcé à l’unanimité en faveur de l’arrêt prématuré de l’essai, et les données serviront de base aux soumissions réglementaires en 2021.

« Libtayo en monothérapie est le premier médicament ayant permis de démontrer, dans le cadre d’un essai de phase III, une amélioration de la survie globale des femmes atteintes d’un cancer du col de l’utérus en rechute ou métastatique ayant progressé sous chimiothérapie à base de platine », a précisé le docteur Krishnansu S. Tewari, Professeur et Directeur de la Division d’oncologie gynécologique de l’Université de Californie à Irvine et investigateur de l’essai. « Il s’agit là d’un résultat clinique décisif qui apportera de l’espoir aux femmes atteintes d’un cancer du col de l’utérus au stade avancé, qui sont souvent des patientes plus jeunes atteintes d’autres cancers. Cela se reflète dans l’essai où l’âge moyen était de 51 ans. »

Cet essai est le plus vaste essai clinique randomisé de phase III consacré au traitement du cancer du col de l’utérus au stade avancé. Il a inclus des femmes (âge médian : 51 ans) porteuses soit d’un carcinome épidermoïde, soit d’un adénocarcinome du col utérin. Les patientes ont été randomisées pour recevoir soit une monothérapie par Libtayo (350 mg, toutes les trois semaines), soit une chimiothérapie conventionnelle choisie par l’investigateur (par pémetrexed, vinorelbine, topotécan, irinotécan ou gemcitabine). Les résultats obtenus par les patientes traitées par Libtayo, comparativement à celles traitées par chimiothérapie, ont été les suivants :

- Population totale : réduction de 31 % du risque de décès

- Survie médiane de 12 mois pour les patientes traitées par Libtayo (n=304), contre 8,5 mois pour celles traitées par chimiothérapie (n=304) ; hazard ratio (HR) : 0,69 ; intervalle de confiance (IC) à 95 % : 0,56-0,84 (p<0,001)

- Carcinome épidermoïde : réduction de 27% du risque de décès

- Survie médiane de 11,1 mois pour les patientes traitées par Libtayo (n=239), contre 8,8 pour celles traitées par chimiothérapie (n=238) ; HR : 0,73 ; IC à 95 % : 0,58-0,91 (p=0,003)

- Adénocarcinome : réduction de 44 % du risque de décès

- Survie médiane de 13,3 mois pour les patientes traitées par Libtayo (n=65), contre 7,0 mois pour celles traitées par chimiothérapie (n=66) ; HR : 0,56 ; IC à 95 % : 0,36-0,85 (p<0,005 ; non ajusté pour la multiplicité)

Le critère d’évaluation principal de l’essai était la survie globale, analysée en premier lieu chez les patientes atteintes d’un carcinome épidermoïde du col de l’utérus, puis dans la population totale de l’essai. Le Comité indépendant de surveillance et de suivi des données a examiné les résultats de survie globale, après une analyse intermédiaire prévue dans le protocole de l’essai et la survenue d’approximativement 85 % des événements parmi les patientes atteintes d’un carcinome épidermoïde. Au vu du bénéfice hautement significatif de Libtayo sur la survie globale observé chez ces patientes, le Comité a recommandé l’arrêt de l’essai. Des résultats détaillés seront présentés dans le cadre d’un prochain congrès médical. L’utilisation de Libtayo pour le traitement du cancer du col de l’utérus est expérimentale et aucun organisme de réglementation ne l’a encore pleinement évaluée.

Aucun nouveau signal de sécurité concernant Libtayo n’a été observé. L’innocuité a été évaluée chez les patientes ayant reçu au moins une dose du traitement à l’étude, soit 300 patientes pour le groupe Libtayo (durée médiane de l’exposition : 15 semaines ; intervalle : 1 à 101 semaines) et 290 patientes pour le groupe chimiothérapie (durée médiane de l’exposition : 10 semaines ; intervalle : 1 à 82 semaines). Des événements indésirables ont été observés chez 88 % des patientes traitées par Libtayo et 91 % des patientes traitées par chimiothérapie, avec des événements indésirables graves chez 30 % des patientes traitées par Libtayo et 27 % des patientes traitées par chimiothérapie. Les cinq événements indésirables les plus fréquents ont été l’anémie (25 % pour Libtayo, 45 % pour la chimiothérapie), les nausées (18 % pour Libtayo, 33 % pour la chimiothérapie), la fatigue (17 % pour Libtayo, 16 % pour la chimiothérapie), les vomissements (16 % pour Libtayo, 23 % pour la chimiothérapie) et la constipation (15 % pour Libtayo, 20 % pour la chimiothérapie). Les autres événements indésirables observés plus souvent dans le groupe Libtayo et chez au moins 10 % des patientes ont été la fatigue (17 % pour Libtayo, 16 % pour la chimiothérapie), les infections des voies urinaires (12% pour Libtayo, 9 % pour la chimiothérapie), les dorsalgies (11 % pour Libtayo, 9 % pour la chimiothérapie) et l’arthralgie (10 % pour Libtayo, 3 % pour la chimiothérapie). Les événements indésirables ont motivé l’arrêt du traitement chez 9 % des patientes traitées par Libtayo et 5 % des patientes traitées par chimiothérapie.

« Nous nous engageons à développer des traitements anticancéreux répondant à des besoins médicaux importants, comme ceux que présentent les patientes atteintes d’un cancer du col de l’utérus au stade avancé », a indiqué le Docteur Peter C. Adamson, Responsable Monde du Développement, Oncologie et Innovation en pédiatrie, de Sanofi. « Les données de cet essai, ajoutées à celles obtenues dans le cadre des études consacrées au cancer de la peau non-mélanome et au cancer du poumon, contribuent au corpus croissant de données probantes illustrant le potentiel important de Libtayo et son intérêt pour un grand nombre de cancers difficiles à traiter. »

L’annonce d’aujourd’hui fait suite à la récente approbation, aux États-Unis, de Libtayo en monothérapie pour le traitement de certaines catégories de patients porteurs d’un cancer du poumon non à petites cellules (CPNPC) au stade avancé dont les tumeurs expriment une concentration élevée de protéines PD-L1. Libtayo est également le premier médicament d’immunothérapie que la FDA a récemment autorisé pour le traitement des patients atteints d’un carcinome basocellulaire (CBC) déjà traités par un inhibiteur de la voie Hedgehog (HHI) ou auxquels un HHI ne convient pas et dont le cancer est soit localement avancé (approbation complète), soit métastatique (approbation accélérée). En 2018, Libtayo est devenu le premier médicament à visée systémique approuvé pour le traitement de certaines catégories de patients porteurs d’un carcinome épidermoïde cutané (CEC) au stade avancé.

« Le cancer du col de l’utérus en rechute ou métastatique est notoirement difficile à traiter et il n’existe aucun médicament de référence approuvé après une chimiothérapie de première intention », a ajouté le Docteur Israel Lowy, Ph.D., Senior Vice-Président, Sciences cliniques et translationnelles, Oncologie, de Regeneron. « Cet essai, dans lequel ont été recrutées des patientes indépendamment de leur niveau d’expression de PD-IL1, a montré que Libtayo permet aux patientes atteintes d’un cancer du col l’utérus récurrent ou métastatique, de vivre plus longtemps après échec d’une chimiothérapie. Il s’agit de la quatrième population de patients pour laquelle Libtayo a démontré un bénéfice clinique et nous sommes impatients de soumettre les résultats aux autorités réglementaires dans le courant de l’année. »

À propos de l’essai de phase III

Cet essai clinique multicentrique de phase III, en ouvert et randomisé, a comparé une monothérapie par Libtayo à une chimiothérapie choisie par l’investigateur chez des patientes atteintes d’un cancer du col de l’utérus en rechute ou métastatique ayant progressé sous chimiothérapie à base de platine. Le recrutement des patientes s’est opéré indépendamment de leur niveau d’expression de PD-L1 ; 78 % d’entre elles présentaient un carcinome épidermoïde et 22 % un adénocarcinome du col utérin. L’essai a inclus des femmes de 14 pays différents : États-Unis, Japon, Taïwan, Corée du Sud, Canada, Russie, Pologne, Espagne, Brésil, Australie, Royaume-Uni, Italie, Grèce et Belgique.

À propos du cancer du col de l’utérus

Le cancer du col de l’utérus est la quatrième cause de décès par cancer chez la femme dans le monde et il est le plus souvent diagnostiqué entre l’âge de 35 et de 44 ans. Presque tous les cas de cancer du col de l’utérus sont causés par une infection génitale provoquée par les souches oncogènes du papillomavirus humain ; environ 80 % des cancers du col de l’utérus sont des carcinomes épidermoïdes (développés à partir des cellules malpighiennes qui tapissent la surface externe du col) et le reste étant en grande partie des adénocarcinomes (développés à partir des cellules glandulaires qui tapissent l’intérieur du col de l’utérus). Le cancer du col de l’utérus peut souvent être guéri lorsqu’il est détecté tôt et pris en charge efficacement, mais les options thérapeutiques sont plus limitées lorsqu’il a atteint un stade avancé.

Selon les estimations, environ 570 000 femmes sont diagnostiquées d’un cancer du col de l’utérus chaque année dans le monde. Aux États-Unis, 14 500 nouveaux cas sont diagnostiqués chaque année, et environ 4000 femmes en meurent.

À propos de Libtayo

Libtayo est un anticorps monoclonal entièrement humain qui se lie au récepteur de checkpoint immunitaire PD-1 (récepteur-1 de mort cellulaire programmée) sur les lymphocytes T. Sa liaison au récepteur PD-1 permet d’empêcher les cellules tumorales d’emprunter le voie PD-1 et donc d’inhiber la fonction des lymphocytes T.

Aux États-Unis, Libtayo est approuvé pour certaines catégories de patients atteints d’un CEC, d’un CBC et d’un CPNPC au stade avancé, avec un niveau d’expression de PD-L1 supérieur ou égal à 50 %. En dehors des États-Unis, Libtayo est approuvé pour le traitement de certaines catégories de patients atteints d’un CEC, dans l’Union européenne et six autres pays dont l’Australie, le Brésil, le Royaume-Uni et le Canada.

Aux États-Unis, la dénomination générique de Libtayo dans ses indications approuvées est cemiplimab-rwlc, le suffixe « rwlc » ayant été attribué conformément à la nomenclature publiée par la Food and Drug Administration des États-Unis (Nonproprietary Naming of Biological Products Guidance for Industry). En dehors des États-Unis, la dénomination générique de Libtayo, dans ses indications approuvées, est cémiplimab.

À propos du programme de développement consacré à Libtayo

Le programme clinique étendu consacré à Libtayo porte sur des cancers difficiles à traiter. L’Agence européenne des médicaments évalue actuellement les soumissions réglementaires relatives à Libtayo en monothérapie pour le traitement du CPNPC au stade avancé avec un niveau d’expression de PD-L1 supérieur ou égal à 50 % et du CBC localement avancé après un traitement par inhibiteur de la voie Hedgehog. Les décisions de la Commission européenne sont attendues au deuxième semestre de 2021.

Libtayo en monothérapie est étudié dans le cadre d’essais pour le traitement adjuvant et néoadjuvant du CEC, ainsi que dans le cadre d’essais associant Libtayo à des approches thérapeutiques, nouvelles ou conventionnelles, pour le traitement de tumeurs solides et de cancers hématologiques. Ces utilisations potentielles sont encore expérimentales et aucun organisme de réglementation n’a encore pleinement évalué leurs profils respectifs de sécurité et d’efficacité.

Libtayo est développé conjointement par Regeneron et Sanofi dans le cadre d’un accord de collaboration global.

https://www.regeneron.com/

https://www.sanofi.fr/

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