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Les soignants ont besoin d’investissements accrus dans les nouvelles technologies

Publication: 12 novembre

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L’étude mondiale "State of Mobility in Healthcare de SOTI identifie les moyens de faire gagner du temps aux personnels de santé et d’améliorer les soins aux patients...
 

La France est confrontée à une deuxième vague de COVID-19 et la situation dans les hôpitaux commence à se tendre. Si la première vague a permis de tirer certains enseignements (gestes de barrière, masques, respirateurs artificiels, gel désinfectant, etc.), les professionnels de santé en sont sortis épuisés.

L’étude « State of Mobility in Healthcare Industry » de 2020-21 du fournisseur de solutions de gestion de la mobilité et des IoT SOTI, se concentre sur trois aspects : les tâches qui prennent du temps pour les professionnels de la santé, les moyens d’optimiser les systèmes informatiques et les technologies mobiles, et la sécurité des données de santé. L’étude a été menée dans sept pays : la France, le Royaume-Uni, l’Allemagne, la Suède, les États-Unis, le Canada et l’Australie.

Moins de la moitié du temps affecté au soin des patients

Près de la moitié (47,3 %) du temps passé n’est ni consacré au soin des patients ni aux trajets. Ce temps consacré à l’accès aux documents, à la mise à jour des informations administratives ou au réglage de problèmes techniques peut et doit être comprimé afin que le personnel de santé puisse faire ce qu’il s’est engagé : prendre soin des patients.

Certaines causes sont particulièrement mises en avant : systèmes trop complexes à utiliser (26%), problèmes techniques fréquents (20%), données médicales fragmentées et réparties sur plusieurs sources (16%), mises à jour irrégulières des logiciels (12%) ou encore pannes fréquentes (10%). Cela équivaut à plus de 52 heures par an ou plus d’une semaine qui pourrait être utilisées pour soigner les patients et qui ne le sont pas en raison d’une mauvaise gestion du parc d’appareils mobiles.

Les recommandations des soignants

Les soignants estiment qu’un investissement dans les nouvelles technologies les aiderait à sauver des vies (54 %) et à faire face à une crise sanitaire (66 %).

En effet, ils sont déjà très majoritairement d’accord pour dire que l’utilisation d’un appareil mobile les aide dans leur travail lorsqu’ils sont en déplacement (64 %), mais aussi qu’ils seraient encore plus efficaces s’ils pouvaient accéder au système informatique de leur organisation lors de leurs déplacement (64 %).

Un réel potentiel d’amélioration avec les objets connectés

Il ressort du rapport que les organisations de santé ne sont pas axées sur la technologie "mobile" et encore moins sur les "objets connectés". Par exemple, 42 % du personnel de santé déclare pouvoir accéder à des informations sur les patients en ligne via un site web, mais sans application dédiée. Cette méthode est inefficace, car les applications sont un moyen facile de gagner du temps et de réduire les problèmes techniques. Encore moins efficace, 22 % du personnel de santé utilise encore des processus manuels avec papier et crayon.

Cela signifie que les organisations n’ont pas pris en considération le potentiel de gain de temps des nouvelles technologies. Le think tank #leplusimportant a récemment estimé que d’ici 2030, le numérique et les nouvelles technologies permettront des gains de productivité de 45% pour les professions médicales et paramédicales. Cependant, cette amélioration nécessitera des objets connectés car ils collectent et envoient automatiquement les informations pertinentes sans intervention humaine, et les rendent facilement accessibles au sein d’une application. Actuellement, 44 % des organisations n’utilisent pas d’objets connectés et 34 % ne prévoient pas de les utiliser. Un changement de mentalité est nécessaire.

En effet, si 18% des personnes interrogées estiment que leur système informatique a bien résisté et leur a permis de gérer la crise lors de la première vague en mars, 12% considèrent que leur système n’était pas adapté. Certaines organisations ont été plus réactives que d’autres : 6 % des organisations ont proposé de nouveaux terminaux, et 16 % ont permis de traiter les patients à distance.

La cybersécurité reste une préoccupation pour la profession

Il est préoccupant que, d’après 40 % du personnel de santé, les terminaux utilisés ne soient pas sécurisés. Étant donné que des données sensibles sur les patients sont transférées, la sécurité devrait être de la plus haute importance

Lorsqu’on leur demande ce qui les préoccupe le plus à ce sujet, 60 % des soignants répondent qu’ils craignent que les données des patients soient volées ou perdues, et 40 % s’inquiètent de leur manque de formation en matière de sécurité ou de la perte de leurs appareils connectés.

http://www.soti.net/

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