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Fin du RTC : passage obligé pour les entreprises

Par Gweltaz Le Coz, expert Smart Building chez Matooma

Publication: 22 octobre

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Après une quarantaine d’années de mise en service, le RTC, réseau historique utilisé pour fournir une solution de téléphonie fixe va prochainement disparaître en raison de son obsolescence...
 

Depuis 2018, Orange ne commercialise plus de nouvelles lignes RTC et commencera à clôturer les lignes existantes progressivement à partir de 2023, contraignant ainsi les entreprises à migrer plusieurs dizaines de milliers de dispositifs vers une technologie alternative.

Alors quels sont les secteurs touchés et vers quelles solutions les utilisateurs peuvent-ils se tourner pour palier la fin du réseau téléphonique commuté ?

Les professionnels en pleine mutation technologique

Pour la majorité des particuliers, la fin du RTC sera invisible. En effet, nombreux sont ceux qui ont déjà remplacé la fameuse « prise en T » par une box Internet leur permettant dorénavant de passer leurs appels en VOIP.

En revanche, pour les entreprises et collectivités qui disposent de dizaines voire de milliers de dispositifs connectés en RTC sur l’ensemble du territoire, la migration ne se fait pas attendre : terminaux de paiement bancaire, systèmes de télérelève de compteurs (d’eau, d’électricité ou de gaz), systèmes de téléalarme et de télésurveillance, pointeuses, badgeuses, fax, télécopieurs, machine à affranchir le courrier, lignes d’appel d’urgence…

Selon la Fédération Française des Télécoms, 250 000 commerces indépendants tels que des boulangeries ou petits commerces de quartier utilisaient en 2017 un terminal de paiement électronique en RTC. Dans les métiers de la sécurité, ce sont environ 550 000 ascenseurs qui sont aujourd’hui concernés.

Les étapes cruciales pour assurer cette transition

Pour les petites et moyennes entreprises, il convient tout d’abord de réaliser un audit complet des installations afin de vérifier les numéros encore en service et les terminaux correspondants. Une facture détaillée fournie par l’opérateur permettra à l’entreprise de n’oublier aucune ligne (alarme dans une cave, fax rarement utilisé, bouton d’appel d’urgence d’un entrepôt…).

L’étape suivante est d’adapter l’ensemble des frontaux et serveurs puis vient celle de remplacer les équipements terrains et les terminaux. Dans cette dernière phase, la migration va au-delà du simple remplacement de la ligne téléphonique. Prenons l’exemple d’un ascenseur, en plus d’assurer la communication d’urgence, la solution M2M choisie doit permettre de récupérer une quantité considérable de données afin d’améliorer le fonctionnement de l’appareil et assurer sa maintenance.

Enfin, la question de la gestion et de l’analyse de ces données doit se poser. L’objectif est d’opter pour une solution IoT permettant d’envoyer la data récupérée par chaque capteur (pour les compteurs d’eau ou d’électricité) ou interface (à l’intérieur d’un ascenseur ou d’un entrepôt) à un centre d’analyse qui se chargera de fournir des indications nécessaires au bon fonctionnement du domicile ou de l’entreprise (consommation d’eau, d’électricité, gestion des ascenseurs…). Chaque entreprise doit ainsi prendre le temps de la réflexion et de l’analyse afin d’opter pour la meilleure solution de connectivité.

Quelle alternative à la fin du RTC ?

Le remplacement de la liaison téléphonique RTC suppose un accès à Internet, soit câblé (ou Wifi), soit en cellulaire. Dans le cas où l’entreprise doit modifier des kilomètres de câbles ou centaines de relais Wifi, ou encore assurer la liaison des boutons d’appel d’urgence en cas de panne électrique, le cellulaire apparaît comme une solution privilégiée.

Prenons l’exemple d’une régie des eaux, aujourd’hui, l’ensemble de ses compteurs sont interrogés à distance par un poste de supervision équipé d’un modem RTC. Pour relever leurs données, chacun doit être appelé l’un après l’autre, c’est ce qu’on appelle l’action de « pooling ». Cette procédure prend un temps conséquent et impose des limitations techniques et économiques (facturation en voix à la minute par exemple).

Le passage au réseau cellulaire avec une SIM M2M multi-opérateur couplée à un APN privé, permettra un accès à distance en temps réel, une sécurisation efficace du flux de données échangées, une réduction des coûts de communication par la mise en place d’une facturation flexible correspondant à l’usage et au volume de data, une simplification du système de collecte de données grâce à une supervision simplifiée, et un gain de temps considérable en termes d’accès aux équipements. Désormais avec une communication via IP, il sera aussi possible de rendre les dispositifs interopérables et d’élargir les champs d’application non plus à un seul cas d’usage mais à un ensemble (cf. Smart Building et Smart City).

La fin du RTC est donc une suite logique des choses. Les besoins et demandes dans le domaine de l’IoT évoluent, et les transitions technologiques sont de plus en plus rapides et fréquentes. L’arrêt progressif de cette technologie favorise ainsi l’émergence de technologies plus modernes et de nouveaux usages privés ou professionnels. Une migration inévitable qui est aussi l’occasion pour les entreprises qui n’avaient pas encore sauté le pas de passer leur organisation à l’ère du numérique.

http://www.matooma.com/

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