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Actualité des entreprises

Association Santé respiratoire France

Publication: 16 octobre

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Améliorer l’accès à la santé respiratoire passe par l’essor volontariste de la télémédecine...
 

L’association Santé respiratoire France tient ce vendredi 16 octobre ses 13es Rencontres1 sur le thème « Comment repenser l’accès à la santé respiratoire ? », avec plusieurs objectifs : faire reconnaître les maladies respiratoires chroniques et participer à l’amélioration de leur prise en charge.

BPCO, fibrose pulmonaire, asthme, infections respiratoires, cancers bronchiques... Dix millions de personnes en France sont touchées. Pourtant quatrième cause de mortalité dans le monde, ces maladies restent méconnues, à l’image de la broncho-pneumopathie chronique obstructive (BPCO), dont la journée mondiale aura lieu le 21 novembre prochain.

La détection précoce demeure insuffisante et moins de 10 % des malades bénéficient de la réadaptation respiratoire, pourtant un pilier de la prise en charge.

Santé respiratoire France s’adresse aux pouvoirs publics et aux acteurs de santé : la santé respiratoire est une priorité ! La télémédecine est un vecteur clé de son amélioration.

Un boom numérique à pérenniser

La crise sanitaire liée à la Covid-19 a fortement éprouvé la capacité du système de santé à maintenir un parcours de soins fluide et sans rupture. Particulièrement vulnérables, car plus à risque de développer une forme grave de l’infection par le coronavirus, les personnes souffrant de maladies respiratoires chroniques ont été nombreuses à expérimenter la téléconsultation durant le confinement. L’enquête conduite à ce sujet par Santé respiratoire France auprès de ses adhérents en mai 20202 en témoigne : alors que 42 % des patients ont dû annuler ou reporter des consultations prévues avec le pneumologue, 24 % ont essayé la consultation à distance.

« Face à l’épidémie, notre système de santé a facilité l’accessibilité à des innovations organisationnelles ou technologiques comme la télémédecine, via notamment des dérogations aux dispositions législatives », souligne le Dr Frédéric Le Guillou, pneumologue, président de Santé respiratoire France. « Une dynamique est en marche qui ne saurait plus s’arrêter car ces nouvelles dispositions ont contribué à un changement de la culture médicale. Maintenir un haut niveau de pratique de la télésanté en ville et à l’hôpital et promouvoir une mise en œuvre territorialisée favorisant l’accès aux soins est indispensable », plaide-t-il.

« La téléconsultation peut être un gage de continuité du parcours de soins pour tous, à condition d’être financée par l’Assurance maladie sans reste à charge pour le patient », corrobore Vincent Daffourd, vice-président de Santé respiratoire France. « La multiplication des points de téléconsultation physiques (cabines connectées, par exemple) est un autre moyen d’éviter les ruptures de soins, notamment dans les déserts médicaux. Les centres hospitaliers, mais aussi la médecine de ville, n’ont pas d’autre choix que de prendre le virage du numérique et d’adopter des solutions pour une meilleure qualité de suivi de leurs patients malades chroniques. »

Améliorer l’accès à la santé respiratoire nécessite donc d’inscrire la téléconsultation dans les pratiques de routine, mais aussi de déployer les autres modalités de télémédecine : la télé-expertise entre médecins, la télésurveillance (qui ne s’applique encore qu’aux patients BPCO sous ventilation non invasive dans le cadre du programme expérimental ETAPES3). Sans oublier de faciliter l’usage des objets connectés, qui aident à personnaliser le suivi : mesure de l’oxymétrie, de la fréquence respiratoire, de la saturation en oxygène, du nombre de pas quotidiens, etc.

(Télé)réadaptation respiratoire : il est urgent de la développer

La grande « oubliée » du parcours de santé respiratoire reste la réadaptation respiratoire, prise en charge globale et personnalisée associant activités physiques adaptées et éducation thérapeutique4. Ce pilier de la prise en charge de la personne insuffisante respiratoire chronique est proposé à moins de 10 % des malades souffrant de pathologies respiratoires chroniques. Le Guide du parcours de soins BPCO publié en début d’année par la Haute Autorité de Santé5 souligne néanmoins que « la réadaptation respiratoire doit être proposée à tout patient dyspnéique ».

L’enquête de Santé respiratoire France auprès de ses adhérents2 montre que 65 % des répondants souhaitent avoir accès à un centre de réadaptation respiratoire. Elle révèle aussi que le confinement a fait émerger une demande d’activité physique adaptée et de réadaptation respiratoire au domicile et à distance. La crise sanitaire a de fait stimulé la diffusion de la téléréadaptation (effectuée avec le kinésithérapeute).

« La pandémie de la Covid-19 a révélé à tous avec violence des enjeux que nous soulevons depuis des années dans la prise en charge des malades respiratoires chroniques : détection, protection et inclusion des personnes vulnérables au sein de la société, continuité des soins... Il faut en tirer les leçons, en accélérant le virage digital et la télémédecine qui ont montré leur apport majeur aux soins et à leur qualité, et en facilitant l’accès aux réponses thérapeutiques adaptées, en particulier à la réadaptation respiratoire sous toutes ses formes, en centre, à domicile ou à distance », insiste Frédéric Le Guillou.

Au-delà, une politique active de prévention et de détection précoce doit permettre de préserver le capital respiratoire des nouvelles générations, mis à mal par les modes de vie et la pollution. Le thème de l’environnement sera justement au cœur des prochaines Rencontres de l’association en 2021.

http://sante-respiratoire.com/

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