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Actualité des entreprises

Santé 2.0 : l’automne de tous les dangers ?

Par Philippe Billet, DG Ascom France

Publication: 9 octobre

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Les fournisseurs de technologies toujours au front avec les soignants...
 

Le nombre de contamination continue sa progression en France. Heureusement, nous n’observons pas (encore !) d’engorgement dans les établissements de santé. Cependant, certains membres du Conseil scientifique s’inquiètent de l’arrivée de l’automne et de l’effet de la baisse des températures. Les fournisseurs de technologies dans le secteur de la santé restent aussi sur le qui-vive : l’usage des technologies en milieu hospitalier sauve des vies !

Le défi de la transformation digitale est d’abord organisationnel

En France, selon la commission « Smart Hospital », 70 millions de mètres carrés de bâtiments de santé sont potentiellement à transformer pour répondre à un double enjeu : l’amélioration de l’expérience patient et des conditions de travail des soignants. Le déploiement du numérique tend à y répondre en impactant l’infrastructure, les équipements existants et l’organisation de l’hôpital. On ne parle pas de science-fiction en remplaçant les soignants par des robots. On parle avant tout de logiciels et d’infrastructures de communication.

La crise sanitaire joue par ailleurs un rôle de catalyseur et d’accélérateur des nouveaux usages du digital à l’hôpital. Si le gouvernement avait déjà lancé un plan « Ma Santé 2022 » avec un grand focus sur le développement numérique, le « Ségur de la santé » de juillet dernier a abouti à une proposition d’investissement massif : 6 milliards d’euros pour renouveler le matériel, améliorer les bâtiments et développer le numérique.

Une réponse « intelligente » et efficace spécifique à la santé

Dans ce contexte, les fournisseurs de technologies s’assurent désormais que le développement de logiciels et d’applications ou d’outils de mobilités (type smartphone) sont adaptés aux métiers de la santé pour favoriser la communication des équipes et éviter du stress organisationnel. On parle de dispositifs « intelligents » car les plateformes logicielles installées, et reliées aux smartphones des soignants, intègrent une multitude de données hétérogènes (alarmes médicales, données patients, communication d’urgence...) pour les orchestrer et les acheminer aux bonnes personnes en temps réel afin de faciliter la prise de décision du personnel médical. C’est le cas par exemple du Centre Hospitalier Universitaire de Bordeaux qui bénéficie des outils technologiques les plus modernes, adossés à une architecture informatique et à des processus de soins de santé innovants. Dans le cadre de la mise en place d’une solution de mobilité et de collaboration entre soignants, l’établissement s’est équipé de 1 500 terminaux mobiles lesquels sont robustes pour tenir les chocs et désinfectables, condition spécifique à un usage dans un milieu médical.

Au sein du CHU de Bordeaux, l’ensemble des alarmes et des communications sont tracées assurant un historique de tous les échanges dans l’établissement. Une problématique très importante à l’heure où les hôpitaux souffrent d’une communication cloisonnée et où les informations ont parfois du mal à circuler entre les différents services, personnes et technologies. L’efficacité du personnel est renforcée, alors même que les équipes se réduisent et que les plateaux techniques sont de plus en plus étendus.

Le numérique face à la problématique de l’engorgement en période de crise

Cette communication entre les équipes permet une réactivité et une coordination rapides dans les situations de crise, notamment au sein de services d’urgences et de réanimation. En cas d’afflux massif de patients comme cela a été le cas au plus dur de la crise du Covid, l’une des priorités des établissements de santé est d’éviter l’effet de saturation, ou d’engorgement. Par exemple, durant la première vague, le Centre Hospitalier William Morey de Chalon-sur-Saône a fait face à une problématique difficile : comment maintenir sa qualité de soins pour les patients extrêmement fragiles et déjà hospitalisés tout en accueillant un nombre supérieur au nombre de places disponibles des patients hautement contagieux ?

Dans une unité Covid-19, où les appareils de monitoring et les thérapies ventilatoires génèrent beaucoup d’alarmes, les soignants sont sur sollicités. La technologie leur a permis d’externaliser et de gérer les alarmes biomédicales liées aux équipements de monitoring, ventilation, perfusion, oxygénation, dialyse et de suivre l’évolution des constantes vitales depuis de grands écrans de report interactifs ou directement depuis le smartphone professionnel des soignants. La technologie de gestion des flux d’information leur a permis de mieux répartir les charges entre le personnel soignant (et donc de réduire la fatigue pour un meilleur jugement et diagnostic) et donc de libérer de l’espace pour multiplier par deux la capacité d’accueil en réanimation en seulement trois jours !

Demain : pas de robots, mais des soignants augmentés !

La poursuite de l’objectif de la digitalisation complète des données médicales et des pratiques au sein des établissements est un investissement rentable.

Il ne s’agit pas de déshumaniser les soins. Au contraire ! Le numérique participe à l’allègement de la surcharge de travail des soignants car le personnel ne fait pas que soigner : il est également victime de la lourdeur des charges administratives et du volume important des données à traiter (admissions, dossiers patients, prescriptions médicales, transferts...). Et dans ce contexte, moins de temps consacré aux patients et leurs proches est synonyme d’une prise en charge et des soins irréguliers. Le numérique participe activement au soutien de nos soignants.

http://www.ascom.com/

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