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Alphabet France dévoile les résultats de son baromètre (IFOP)

Publication: 5 juillet

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Les résultats de son baromètre, mené avec l’IFOP, sur la mobilité des actifs d’Île-de-France...
 

Comme les années précédentes, Alphabet France s’est penché, fin 2019, sur la mobilité des actifs français. Après avoir dévoilé les résultats de son baromètre annuel Alphabet France / IFOP à l’échelle nationale, le spécialiste des solutions de mobilité destinées aux entreprises s’est intéressé plus spécifiquement aux déplacements professionnels et aux trajets domicile-travail en région parisienne.

La récente crise sanitaire a modifié de manière drastique la mobilité des actifs français, pendant le confinement mais aussi depuis la reprise des activités. Il sera intéressant de comparer les résultats de l’étude ci-dessous, dont les données ont été recueillies fin 2019, avec celles de la prochaine édition du baromètre, qui seront révélées fin 2020. Entre craintes liées à l’utilisation des transports en commun et mesures déployées à grande échelle afin de favoriser l’essor du vélo, avec ou sans assistance électrique, les bouleversements observés dans le contexte actuel s’inscriront-ils dans la durée ?

Les trajets domicile-travail en Île-de-France

La distance moyenne des trajets domicile-travail en région parisienne est de 15 kilomètres, soit 3 kilomètres de moins que la moyenne nationale. 51,4% des actifs interrogés en Île-de-France effectuent un trajet de 15 kilomètres ou moins.

C’est dans cette région que le temps de trajet domicile-travail moyen est le plus long : 32 minutes (moyenne nationale : 23 minutes). On note qu’il dépasse les 30 minutes pour une grande part des sondés (38,6%), et est compris entre 20 et 30 minutes pour 24,1% d’entre eux. À titre de comparaison, le temps de trajet moyen dans la région Nord-Est est de moins de 20 minutes.

La voiture : essentielle pour près de la moitié des actifs de la région parisienne

En Île-de-France, 45,1% des actifs utilisent une voiture dans le cadre de leurs trajets professionnels et domicile-travail (thermique : 33,5% ; électrique ou hybride : 14,3%). C’est beaucoup moins que la moyenne nationale, qui s’élève à 72%. Les autres régions de France enregistrent entre 77 et 81,7% de personnes utilisant une voiture pour ce type de trajets.

Parmi les conducteurs franciliens, 1/3 utilise une voiture électrique ou hybride.

Parmi les utilisateurs de voitures thermiques, 84,6% ont choisi ce type de motorisation pour sa rapidité, 47,1% mentionnent le facteur économique et 39,4% le confort. 18% d’entre eux précisent par ailleurs que leur entreprise met ce mode de déplacement à leur disposition. 19% expliquent ne pas avoir d’autre choix, un chiffre moins élevé que dans les autres régions (50% dans le Nord-Est).

69% des sondés, toutes régions confondues, ne pratiquent pas le covoiturage. En Île-de-France, sur cette population, seulement 36,4% envisagent de le pratiquer (moyenne nationale : 44,2%).

Les solutions de mobilité alternatives plébiscitées

L’Île-de-France est la région qui enregistre le plus grand nombre d’utilisateurs des transports en commun : 48,7% (moyenne nationale : 24%) et des modes de transports « doux » : 62,3% (moyenne nationale : 39,2%), qu’ils soient électriques : 5,9% (vélo à assistance électrique (VAE) : 5,5% ; trottinette électrique : 1,9% ; autre : 2,3%) ou non : 56,4% (marche à pied : 50,3% ; vélo : 13,2% ; trottinette : 3,7%).

Ces résultats peuvent notamment s’expliquer par la plus grande concentration d’agglomérations de plus de 100 000 habitants en région parisienne, qui possèdent davantage de solutions de mobilité alternatives à la voiture, comme un réseau dense de transports en commun. On constate en effet que les agglomérations de plus de 100 000 habitants enregistrent 58,6% d’utilisateurs de voitures, contre 85,2% pour les agglomérations de moins de 100 000 habitants.

Par ailleurs, les habitants de région parisienne sont moins nombreux à penser que le véhicule gardera une place dans les déplacements professionnels du futur : 69,3%, contre plus de 76% des habitants d’autres régions. Au contraire, ils pensent que les collaborateurs feront du télétravail pour 25,8% d’entre eux, un chiffre qui n’excède pas 20% dans le reste de la France. 27,8% des franciliens interrogés estiment néanmoins qu’en 2050, les trajets et déplacements professionnels se feront en majorité avec des véhicules électriques (moyenne nationale : 37%), et 25,8% et qu’ils seront réalisés en majorité via des véhicules autonomes (moyenne nationale : 23%).

L’impact des trajets domicile-travail sur les Franciliens

Le temps de trajet, plus élevé que dans le reste de la France, ne semble pas influer sur le bien-être des actifs franciliens : 44% des répondants (moyenne nationale : 48%) estiment que la mobilité liée à leurs déplacements dans le cadre du travail n’impacte pas leur QVT (qualité de vie au travail). Ils sont toutefois 42% (moyenne nationale : 38%) à estimer qu’elle a un impact positif.

En revanche, si la part de personnes déclarant que les déplacements effectués dans le cadre de leur travail impactent négativement leur bien-être est la même qu’à l’échelle nationale (14%), les désagréments relevés ne sont pas les mêmes. Le stress lié à une fréquentation accrue, qu’il s’agisse des embouteillages ou de transports en commun bondés, arrive en tête avec 66,8% des voix (moyenne nationale : 56%), suivi par la perte de temps : 59,6% (moyenne nationale : 64%), et le manque de confort : 54,8% (moyenne nationale : 20%).

Les entreprises, acteurs majeurs de la mobilité de leurs collaborateurs

70,1% des actifs interrogés déclarent que leur entreprise donne à ses collaborateurs la possibilité de bénéficier de solutions et/ou de services de mobilité permettant d’améliorer leur qualité de vie au travail. C’est beaucoup plus que la moyenne nationale, qui culmine à 50%.

11,6% des sondés utilisent un véhicule de fonction ou de service mis à leur disposition (moyenne nationale : 15%).

- 46,7% (moyenne nationale : 27%) des sondés bénéficient du remboursement d’une partie : 40,4% (moyenne nationale : 22%) voire de l’intégralité : 6,3% (moyenne nationale : 5%) des titres de transports en commun :

- Une solution jugée attractive par 75,7% des personnes interrogées (moyenne nationale : 65%) : 72,1% des personnes interrogées pour le remboursement intégral (moyenne nationale : 60%) / 54,2% pour le remboursement partiel (moyenne nationale : 51%)

- 16% (moyenne nationale : 26%) bénéficient du remboursement de leurs frais kilométriques : forfaitaire 9% (moyenne nationale : 15%) ou au réel : 7% (moyenne nationale : 12%)

- Une solution jugée attractive par 64,4% des sondés (moyenne nationale : 76%) : 60% pour le remboursement au réel (moyenne nationale : 70%) / 49,5% au forfait (moyenne nationale : 65%)

- 11,6% disposent d’un véhicule de fonction ou de service mis à leur disposition (moyenne nationale : 15%) de façon permanente : 8,3% (moyenne nationale : 12%) ou ponctuelle : 4,5% (moyenne nationale : 4%)

- Une solution jugée attractive par 65% des sondés (moyenne nationale : 67%) : 56,3% de façon permanente (moyenne nationale : 60%) / 50,1% ponctuellement (moyenne nationale : 52%)

- 16,8% (moyenne nationale : 16%) ont accès à des espaces de stationnement : 8,2% pour les vélos (moyenne nationale : 12%), 3,7% pour les deux et trois-roues motorisés (moyenne nationale : 7%)

- Une solution jugée attractive par 58,6% des sondés (moyenne nationale : 53%) : 51% pour les vélos (moyenne nationale : 46%), 50% pour les deux et trois-roues motorisés (moyenne nationale : 42%)

- 4% (moyenne nationale : 6%) bénéficient de bornes de recharge électriques pour les vélos à assistance électrique au sein de leur entreprise : 2% (moyenne nationale : 4%) ou pour les voitures : 2% (moyenne nationale : 3%)

- Une solution jugée attractive par 54% (moyenne nationale : 51%) des sondés : 44% pour les voitures (moyenne nationale : 45%), 47% pour les vélos (moyenne nationale : 41%).

Le remboursement des titres de transport en commun apparaît comme la première solution proposée par les entreprises et utilisée par les travailleurs pour accompagner leur mobilité. Si, à l’échelle nationale, l’aspect économique est le premier mentionné parmi les motivations qui incitent les actifs à se déplacer en transports en commun (47%), c’est la rapidité qui prime chez les franciliens : 54,6%.

http://www.alphabet.com/

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