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Dossiers

IA dans les voitures : encore du chemin à faire

Publication: 1er juillet

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11% seulement des sondés estiment connaitre les avantages qu’apporte l’IA dans les voitures. Les bénéfices sécurité sont globlement valorisés : freinage automatique, alertes état de fatigue, dangers du trafic. 37% souhaitent avoir un contrôle de leurs données...
 

Une étude de l’IFOP (*) commandée par NetApp dévoile le niveau d’acceptation de l’Intelligence Artificielle dans les voitures au sein du public français. Cette étude est le pendant français d’une étude allemande, ce qui rend possible la comparaison directe des deux marchés.

A l’issue des deux enquêtes, les deux pays ont un niveau de maturité comparable en termes d’acceptation de l’IA embarquée dans les voitures, avec toutefois une avance de l’Allemagne, notamment dans l’appréhension des bénéfices de la technologie.

Dans les deux pays, on observe un même besoin de pédagogie, aussi bien sur le rôle de l’IA dans les véhicules que sur la collecte et l’exploitation des données associées.

Certains bénéfices de l’IA valorisés…

Le public français valorise certains bénéfices majeurs de l’Intelligence Artificielle dans les voitures.

Ainsi, 37% des sondés trouvent bien que leur voiture freine automatiquement pour éviter une collision ; 34% trouvent bien que leur voiture les alerte sur leur état de fatigue avant l’endormissement au volant ; enfin, 34% trouvent bien que leur voiture les prévienne des dangers du trafic environnant.

Pour autant, le public français ne semble pas encore prêt pour les bénéfices plus lointains de l’Intelligence Artificielle et en premier lieu les véhicules 100% autonomes ; en effet, seuls 12% des sondés se laisseraient volontiers conduire par un tel véhicule.

Ces chiffres sont en retrait assez marqué par rapport à ceux de l’Allemagne, où l’étude équivalente avait révélé que 52,1% des sondés trouvaient bien que la voiture freine automatiquement pour éviter une collision. Dans le même temps, 41,5% des sondés allemands trouvaient bien que leur véhicule les alerte sur leur état de fatigue, et 49,8% que leur véhicule les prévienne des dangers du trafic environnant. Enfin, 16,4% des sondés en Allemagne déclarent qu’ils conduiraient un véhicule 100% autonome.

… mais un réel déficit de pédagogie sur l’IA dans les voitures

Plus généralement, l’étude révèle un déficit de pédagogie à date en France : 11% seulement des sondés estiment connaitre les avantages qu’apporte l’IA dans les voitures (15% des hommes et 7% des femmes interrogés ; 15% à Paris et 10% en Province), et seuls 7% se déclarent prêts à dépenser plus pour acheter un véhicule plus intelligent (8% des hommes et 6% des femmes interrogés ; 11% à Paris et 6% en Province).

Bien que moins marqué qu’en France, le besoin de pédagogie est également présent en Allemagne, où seulement 16,7% des sondés déclaraient connaitre les avantages de l’IA dans la voiture.

Un attachement fort au contrôle des données et de leur utilisation…

L’étude IFOP pour NetApp comporte également un volet relatif à la collecte et à la gestion des données des véhicules. Et là, le public français s’exprime en faveur d’un contrôle total sur les données, et souhaite savoir exactement ce qu’il advient d’elles (37% des sondés ; 40% des hommes et 35% des femmes). Les sondés estiment également qu’il est important de savoir que les données récoltées sont anonymisées avant d’être exploitées (37%). En Allemagne, ces chiffres sont respectivement de 47,7% et de 43,1%. De façon générale, le public français fait preuve d’une certaine défiance à l’égard de l’exploitation des données des véhicules ; seuls 8% des sondés estiment que « les avantages de la collecte de données sont supérieurs aux désavantages qu’elle induit » (9,7% en Allemagne). De même, seul 5% de l’échantillon se dit d’accord avec le fait que des fournisseurs de services tiers aient accès aux données générées par leur véhicule (5,6% en Allemagne).

… et un déficit de pédagogie également manifeste sur les données des véhicules

Seuls 6% des sondés en France déclarent savoir quelles sont les données collectées par leur véhicule, et lesquelles sont transmises au constructeur. Ce chiffre est proche de celui de l’Allemagne (7,5%).

Dans le même temps, 18% des Français ont conscience que les assureurs, les services de l’Etat, ou encore des fournisseurs de services tels que les systèmes de navigation ont un intérêt à collecter les données des véhicules. Les Allemands semblent plus conscients de ce phénomène (29,6%), mais la marge de progression reste importante.

C’est dire le besoin des deux marchés en termes de pédagogie sur l’utilisation des données générées par les véhicules.

http://www.ifop.com/

http://www.netapp.com/

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