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Comment bien définir les IPE pour obtenir la norme ISO 50001 ?

Par Mathieu Le Cointe, directeur Marketing et Communication chez Delta Dore

Publication: 25 juin

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L’ISO 50 001 est une référence pour améliorer et attester de la performance énergétique de son bâtiment. Encore faut-il définir les Indicateurs de Performance Energétique (IPÉ) adéquats pour l’obtenir...
 

Mathieu Le Cointe, directeur Marketing et Communication chez Delta Dore propose 3 clés pour entamer les démarches.

Qu’est-ce que l’ISO 50001 ?

L’ISO 50 001 guide les organismes, quel que soit leur secteur d’activité, dans la mise en œuvre d’un système de management de l’énergie. Une démarche qui leur permettra de faire un meilleur usage de l’énergie.

La définition d’Indicateurs de Performance Energétique (IPÉ) est clef dans l’obtention de la norme ISO 50001. C’est une étape importante du processus, à ne pas prendre à la légère. En effet, chaque bâtiment a ses propres caractéristiques. C’est pourquoi les IPÉ sont définis en fonction du bâtiment, son activité, ses process etc. Un ensemble d’informations pratiques et techniques qui permettent d’ajuster les IPÉ au plus proche des consommations souhaitées.

1. Analyser les consommations énergétiques globales

Le premier conseil pour bien définir les IPÉ est de connaître les consommations énergétiques globales. Cela demande alors d’analyser les factures énergétiques. Une mine d’informations s’y cache ! L’intérêt est de pouvoir remonter suffisamment loin dans le temps pour comprendre les évolutions des consommations. Cette première étape va mettre en lumière les principaux facteurs qui influencent les consommations énergétiques. Le climat est l’un d’eux.

Un industriel agro-alimentaire qui a besoin d’une salle de production maintenue à 8°C va voir ses consommations augmenter en été. A l’inverse, un immeuble tertiaire qui a besoin de garder une température de confort de 20°C nécessitera davantage de production de chaud en hiver.

Ces changements climatiques entraînent des variations de consommations énergétiques à prendre en compte lors de l’analyse. Néanmoins, on peut également mettre en relation la production et la consommation pour les bâtiments industriels (par exemple kWh/tonnes de production) ou le m3 d’eau consommé par personne pour comprendre la relation entre l’occupation et les consommations pour les bâtiments tertiaires.

2. Connaître la production énergétique d’un équipement énergivore

Suite à l’étude de ses factures, l’entreprise à l’origine de la démarche va peut-être déceler une surconsommation énergétique qui peut être évitée. La norme ISO 50 001 impose aux organisations de réaliser une revue énergétique. Cette étape estime la répartition globale des usages énergétiques et les facteurs pouvant impacter les consommations. On mesure alors précisément leur performance énergétique à travers la mise en place de compteurs. Un moyen efficace pour visualiser les équipements défaillants.

A partir de ce constat, l’organisation peut définir des Usages Energétiques Significatifs (UES). Ces équipements seront désignés comme grands consommateurs d’énergie ayant des potentiels d’économies d’énergie. Les UES constituent 80% de la consommation globale. Ils sont représentés par 20% des équipements. Ce sont ces équipements sur lesquels il est important d’agir. Dans un premier temps, il peut être pertinent de s’intéresser aux dépenses énergétiques pour améliorer la performance.

3. Suivre les indicateurs de performance énergétique (IPÉ)

Pour suivre les IPÉ, il est possible de mettre en place un Système d’Information Énergétique (SIE). Cet outil permet de connaître et de visualiser toutes les consommations énergétiques des équipements d’un bâtiment équipé de compteurs. Un bon moyen de suivre l’évolution des IPÉ mis en place. En effet, pour obtenir l’ISO 50 001 il est nécessaire d’apporter des preuves d’amélioration continue de la performance énergétique. Par exemple, une hausse des consommations énergétiques peut s’expliquer par un accroissement de la production pour des industries (d’où l’intérêt de la bonne définition des IPÉ). Il s’avère nécessaire de partir de la Situation Énergétique de Référence (SER) prise avant le début de la démarche pour ensuite suivre les évolutions. Pour cela, des analystes énergétiques peuvent accompagner les entreprises afin de leur fournir des outils simples d’energy management (benchmark, préconisations).

http://www.deltadore.fr/

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