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Dossiers

Une étude de Viasat Connect analyse les données kilomètres parcourus avant Covid-19

Publication: 21 mai

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Les entreprises françaises font partie de celles qui savent le moins « vivre avec le Covid ». Les entreprises belges font partie des entreprises européennes qui se sont le mieux adaptées. Le retour au niveau d’avant Covid des entreprises d’Afrique francophone est à peine perceptible...
 

Viasat Connect est la filiale française du groupe européen Viasat l’un des leaders de la gestion de flottes de véhicules professionnels en Europe et en Afrique avec une activité dans plus de cinquante pays.

Son métier est de mettre à disposition des entreprises et collectivités locales des solutions pour gérer leurs flottes de véhicules à distance. Ces solutions permettent de visionner à partir d’un PC ou d’un smartphone en temps réel des données de géolocalisation. Parmi ces données, elle récupère en permanence les kilomètres parcourus par les véhicules de ses clients et dispose ainsi d’un « indicateur de haute fréquence » de l’activité des entreprises sur les continents européen et africain.

Les données qui suivent présentent une analyse de l’évolution de cet indicateur pendant la crise du Covid-19 en différenciant Europe de l’Est, Europe de l’Ouest (avec un focus sur la France et la Belgique) et l’Afrique.

L’Europe de l’Ouest

L’Europe de l’Ouest a été de loin la région de notre étude la plus impactée. La chute d’activité des entreprises y a été extrêmement brutale et s’est établie pendant les périodes de confinement à environ 33% de l’activité d’avant Covid-19. Dans leur ensemble, les entreprises d’Europe de l’Ouest n’ont pas récupéré leur niveau d’activité d’avant la crise sanitaire et sont environ à 87% (et presque 90% hors France) aujourd’hui.

On constate une nette différence entre les entreprises du sud (Italie, Espagne, France) et celles du nord (Allemagne, Belgique, Suisse - UK étant dans une position intermédiaire). Les premières ont connu une chute de leur activité plus profonde que les secondes et sont au 13 mai encore à un niveau plus faible que celles du nord. L’analyse des données France et Belgique permettent d’illustrer en détail ce contraste.

L’exemple de la France

Les entreprises françaises ont été parmi celles qui se sont arrêtées le plus brutalement en Europe avec une activité pendant le confinement d’environ 27% par rapport à celle d’avant Covid-19. Tout a été extrêmement rapide puisque le 16 mars (allocution du Président Macron) l’activité est encore de 80%, mais dès le 18 mars, elle n’est plus que de 29%. L’activité au 13 mai est encore très molle avec un petit 70%, parmi les plus faibles d’Europe, avec l’Italie.

Clairement, les entreprises françaises font partie de celles qui savent le moins « vivre avec le Covid-19 ». L’exemple emblématique est celui du BTP qui a connu un arrêt quasi-complet en France (activité limitée à quelques maintenances urgentes) alors que les chantiers continuaient aux deux-tiers de leur activité d’avant crise en Allemagne.

L‘exemple de La Belgique

Bruxelles est à 300 km de Paris mais la différence entre les deux pays est frappante. Les entreprises belges se sont en effet arrêtées moins brutalement qu’en France et ont tourné a minima à 45% de leur activité d’avant Covid-19. Il est également édifiant de constater qu’au 13 mai elles ont déjà retrouvé 95% de leur activité d’avant Covid-19. Elles font partie des entreprises européennes qui se sont le mieux adaptées au Covid-19.

L’Europe de l’Est

Les entreprises de l’Europe de l’Est ont été très nettement moins impactées par la crise Covid-19 que la moyenne européenne. Leur activité a eu un plancher à 70% de celle d’avant Covid-19. Puis, très rapidement, leur activité a fortement augmenté jusqu’à être actuellement revenue au niveau d’avant Covid-19. De grands pays d’Europe de l’Est comme la Pologne se sont bien adaptés. Ces entreprises étant très centrées sur le transport international de marchandises, Il est vraisemblable qu’il y ait un effet de rattrapage pour anticiper le redémarrage de la demande européenne.

L’Afrique

20 pays sont couverts par Emixis, la filiale belge du groupe Viasat, à savoir : Maroc, Algérie, Mauritanie, Sénégal, Libéria, Côte d’ivoire, Togo, Bénin, Nigeria, Tchad, Cameroun, Congo, RDC, Soudan du Sud, Djibouti, Ouganda, Rwanda, Burundi, Malawi et Madagascar.

Les entreprises de ces pays majoritairement francophones ont été impactées plus tardivement que les entreprises européennes et également avec une magnitude moins forte. Sur la période étudiée, leur activité a été d’environ 80% de celle d’avant Covid-19. Cependant, le retour au niveau d’avant la pandémie est à peine perceptible. Il est vraisemblable que des effets de déstockage de produits manufacturés en Europe font que la demande occidentale en matières premières africaines restera réduite pour un temps encore.

Les kilomètres parcourus par les véhicules des entreprises sont-ils un indicateur fiable ?

Comme tous les indicateurs « haute fréquence » d’activité (paiements par cartes de crédits…), l’indicateur « kilomètres parcourus par les entreprises » a des limites.

En effet, l’intérêt de la donnée dépend de :

- La présence du groupe Viasat : le groupe étant un des leaders européens et africains, il donne donc une des meilleures images possibles, ce qui ne signifie pas évidemment qu’elle soit parfaite.

- Du taux d’installation des dispositifs de gestion de flotte par pays : dans les pays du nord de l’Europe, le taux d’utilisation des dispositifs de géolocalisation professionnelle sont élevés (souvent supérieurs à 50%) alors que dans les pays du sud ils sont moindres (de 5 à 10%). La France avec environ 20% de taux d’installation est parmi les pays moyennement équipés.

- La profondeur sectorielle, c’est-à-dire le taux d’installation par secteur d’activité : cette profondeur n’est pas homogène. Ainsi, en France les flottes de commerciaux ont peu recours à la géolocalisation professionnelle alors que le BTP, la livraison et le transport y recourent fortement, ce qui inévitablement génère des bais. En Afrique la profondeur sectorielle est faible puisque les secteurs utilisant les dispositifs de géolocalisation professionnelle sont essentiellement les transports de personnes, de marchandises, le BTP et l’extraction minière.

Ceci-dit, cet indicateur fournit des tendances riches d’enseignements qui peuvent être collectées à la minute, ce qui est exceptionnel concernant un indicateur d’activité des entreprises.

http://www.viasatconnect.fr/

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