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Dossiers

Sondage RSE bp2r : transport de marchandises responsable

Publication: 8 mai

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Des signes positifs, mais encore un long chemin avant un transport de marchandises responsable...
 

bp2r, cabinet de conseil spécialiste de l’optimisation du transport, a interrogé 51 entreprises donneuses d’ordres françaises sur leur politique RSE vis-à-vis du transport de marchandises, leurs enjeux, leurs objectifs ...

Des enjeux bien définis et des motivations variées pour le transport de marchandises

Concernant plus spécifiquement la transition vers un transport responsable, il est également intéressant de se pencher sur ce qui la motive. Les professionnels interrogés estiment que c’est avant toute chose une prise de conscience globale qui l’entraîne : ce « driver » est cité par 93% des répondants. La réglementation joue également son rôle : à 88%, ils citent la nécessaire adaptation à de nouvelles contraintes légales. D’autres considérations terre à terre sont aussi à l’œuvre : le risque d’image vis-à-vis de l’extérieur, et donc des clients, est par exemple cité à 86%. Enfin, on sait qu’un bon nombre de leviers susceptibles de réduire les émissions et la pollution du transport ont également des conséquences positives sur les coûts ou la qualité de service proposée : cela transparaît dans les réponses. Ainsi, 74% des répondants citent les gains économiques potentiels comme un facteur susceptible d’entraîner la transition.

Concernant les enjeux, le changement climatique et la pollution de l’air sont largement prioritaires pour les répondants, suivis par les nuisances urbaines telles que la congestion et le bruit. Les enjeux sociétaux, comme la lutte contre la discrimination ou les conditions de travail apparaissent comme relégués au second plan.

Des organisations pas encore au niveau de l’enjeu

Pour creuser le sujet sur le cas spécifique du transport, il faut s’interroger sur la qualité de la collaboration entre les fonctions RSE et transport/logistique/supply chain des entreprises : elle révèle en creux la pleine prise en compte des enjeux notamment environnementaux dans les décisions prises en matière de transport.

En la matière, la bonne pratique est donc de disposer de postes ou fonctions liés à la RSE au sein des directions métiers : la proximité facilite les avancées concrètes. Force est de constater que seuls 12% des répondants ont à ce jour opté pour cette voie.

En revanche, les professionnels de la supply interrogés sont 31% à juger que, faute de fonctions dédiées, ils travaillent néanmoins de façon étroite et régulière avec leurs homologues de la RSE.

Enfin, ils sont tout de même une majorité absolue à faire état d’une situation suboptimale : 38% jugent la collaboration ponctuelle et opportuniste, ce qui rejoint l’absence de stratégie RSE transport évoquée plus tôt. 19% l’estiment inexistante, ou rappellent que leur entreprise ne dispose de toute façon pas de département RSE.

Une stratégie RSE claire au niveau de ses objectifs généraux, moins sur ses plans d’action transport

70% des répondants rapportent que leur entreprise a établi des objectifs RSE - 93% des grandes entreprises, 65% des ETI. Sur les 30% restants, les trois-quarts déclarent que ces objectifs sont en cours d’élaboration.

Ces derniers doivent également se traduire par des plans d’actions concrets. Là encore, les signaux sont bons : 64% en font état, et 20% rapportent qu’ils sont prévus.

Mais, quand on décline la question au transport, seuls 26% des répondants déclarent que celui-ci fait l’objet de plans d’actions RSE spécifiques, et 23% également que ces derniers sont en cours d’élaboration. Parallèlement, 33% des professionnels interrogés rapportent plutôt des actions ponctuelles, sans stratégie établie pour les encadrer. Ici encore, les réponses diffèrent fortement entre ETI et grandes entreprises : les premières ne sont que 20% à avoir mis en place des plans d’actions spécifiques au transport contre 38% des dernières.

Des ressources financières pas encore tournées vers un transport responsable

Seuls 16% des répondants rapportent l’existence d’un budget RSE dédié au transport, porté dans la quasi-totalité des cas par le département transport. Dans le détail, les ETI semblent ici plus impliquées puisque 26% des répondants concernés ont un budget RSE transport, contre seulement 8% des grandes entreprises.

Côté rémunération, 11% des professionnels de la supply chain et du transport ont une part variable de leur salaire conditionnée à l’atteinte d’objectifs RSE. Une tendance haussière est probablement à prévoir puisque que 9% des répondants déclarent que de telles dispositions sont prévues, on l’imagine à assez court terme. A 20% des professionnels de la supply chain concernés, on peut commencer à parler d’une part significative. A noter que cette fois, ce sont les grandes entreprises qui se distinguent avec 41% des professionnels de la supply chain et du transport interrogés rapportant rémunération indexée sur des objectifs RSE, qu’elle soit déjà mise en place ou prévue.

Le calcul d’émissions transport est largement répandu, mais loin d’être exhaustif

75% des répondants déclarent que les émissions de gaz à effet de serre du transport de marchandises sont mesurées - 50% ont accès à ladite mesure.

Parmi ces derniers, ils ne sont plus qu’un tiers à faire état d’un périmètre couvert à 100% par le calcul des émissions carbonées amont, aval, tous modes et segments, domestique comme international. Les grandes entreprises font un peu mieux, puisque leurs salariés interrogés rapportent à 44% un calcul exhaustif.

Des outils et méthodes diversement populaires

Au rang des méthodes et outils utilisés, on retrouve le partage de bonnes pratiques en interne (34% des répondants) : on le sait, c’est le levier le plus efficace faute de plans d’actions concertés, et le plus facile à activer également. Il est intéressant de mettre ce taux en lumière vis-à-vis des résultats des questions précédentes : faute d’organisation et de stratégie dédiées sur le transport, c’est le partage et l’humaine qui prennent le relai.

L’enjeu RSE le plus visible du transport étant son impact sur le réchauffement climatique, il n’est pas surprenant de compter la construction et le suivi de KPI sur les émissions de GES ou les outils de calcul les générant au rang des solutions les plus adoptées respectivement 32 et 30% des répondants, et significativement plus au sein des grandes entreprises. Les indicateurs portant sur d’autres problématiques environnementales (pollution par exemple) sont moins populaires avec seulement 16% des répondants.

Enfin, et c’est assez significatif, 30% des professionnels interrogés ne savent tout simplement pas de quels outils leur entreprise dispose pour mesurer ou améliorer la performance RSE de leur transport.

Quels leviers pour un transport responsable ? Les solutions techniques privilégiées

La question des motifs des moyens ayant été traitée, il s’agit désormais de savoir quels sont les solutions privilégiées par les professionnels du transport et de la supply chain.

Très majoritairement, à 75%, les répondants citent l’optimisation logistique des expéditions, autrement dit, leur consolidation pour limiter le nombre de livraisons ou encore les efforts faits sur les supports et contenants logistiques par exemple augmenter la hauteur des palettes pour optimiser le remplissage des véhicules.

Contrairement à ce qu’on pourrait penser étant donné la caisse de résonnance médiatique sur le sujet, substituer des véhicules « verts » à des motorisations thermiques n’est pas majoritaire parmi les leviers jugés comme applicable à leur entreprise par les répondants. Ils ne sont « que » 43% à citer cette solution : sans doute subsiste-t-il encore des doutes sur la pérennité des motorisations alternatives pour toute une série de prestations de transport, ou peut-être l’offre est-elle jugée insuffisante. Dans cette logique de substitution, le report modal s’en sort un peu mieux, cité par 50% des répondants.

On le sait, les solutions les plus efficaces sont celles qui ont également une pertinence sur d’autres dimensions du transport, notamment les coûts et la qualité de service. Ainsi, au rang des leviers les plus populaires, on retrouve la diminution de la fréquence de livraison (59%), qui entraîne également une réduction des coûts via des véhicules mieux remplis - une surtout envisagée par les grandes entreprises. Le pooling ou la mutualisation, qui ont des conséquences similaires, sont cités à 52%.

http://www.bp2r.eu/

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