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Dossiers

De la recherche à l’entrepreneuriat : La science au cœur de l’innovation technologique

Par Charles-Henri Clerget, Doctorant & Entrepreneur

Publication: 6 mai

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Première école d’ingénieurs en France par son volume de recherche partenariale, MINES ParisTech, membre de l’Universitéé PSL, se donne pour ambitions, par la recherche et l’innovation, de répondre aux enjeux scientifiques et technologiques de demain...
 

Pour refléter cette dynamique, MINES ParisTech vous propose de découvrir le portrait et le parcours de doctorants et entrepreneurs de talent.

Aujourd’hui, rencontre avec Charles-Henri Clerget, ingénieur civil et docteur au CAS MINES ParisTech (Centre Automatique et Systèmes).

Co-fondateur et directeur des opérations de la société Acoustic Wells, Charles-Henri et son équipe sont lauréats 2019 du Grand Prix d’entrepreneuriat du Massachusetts Institute of Technology (MIT) et classés parmi les meilleurs jeunes entrepreneurs des Etats-Unis et du Canada par « Forbes 30 Under 30 2020 » Un amoureux des sciences, passionné d’aventures industrielles

Depuis son plus jeune âge, Charles-Henri Clerget est passionné de sciences. Après l’obtention de son Bac S en 2007, il s’oriente naturellement vers une école d’ingénieurs et intègre, en 2010, le cycle Ingénieur Civil de MINES ParisTech.

Pour compléter la formation scientifique fournie par l’établissement, il réalise deux expériences de recherche en physique atomique. Il découvre également avec enthousiasme un monde industriel qui lui était jusqu’ici inconnu et se passionne pour ses cours d’économie. En parallèle, il bénéficie grandement de l’ouverture internationale que lui offre l’Ecole. Apprenant le chinois, il devient, en 2011, le Président de l’association d’échange « Les Routes de la Soie ».

Son année de césure marque un tournant décisif dans sa trajectoire. Parti six mois travailler en Angleterre en tant qu’ingénieur de recherche pour Schlumberger, il remarque : « J’y découvre rapidement les atouts et les limites d’une formation d’ingénieur très équilibrée mais manquant nécessairement d’approfondissement. A l’aise avec les choix de haut niveau et les problématiques technico-économiques, je ne pouvais, en revanche, rivaliser avec l’expertise scientifique d’étudiants issus de l’université, qu’elle soit anglaise ou française, ayant suivi des cursus plus spécialisés. Au bout du compte, une observation s’imposera à moi de cette première immersion dans le monde anglo-saxon : ici, les PhD (docteurs) développent, les autres implémentent. »

Il part ensuite dans la banlieue industrielle de Shanghai, où il travaille comme analyste économique pour une filiale de Saint-Gobain. Ainsi plongé au cœur du « chaudron chinois », il y est confronté à la rivalité d’un grand groupe français, historiquement dominant, mais faisant face à des acteurs locaux très entreprenants, investissant agressivement dans leur montée en gamme technologique, jusqu’à le concurrencer sur ses marchés les plus protégés. Cette expérience le marquera, tant sur le plan humain que par la prise de conscience du considérable rattrapage technologique chinois. Il ressort de ces expériences, tiraillé entre une appétence scientifique sans cesse confirmée et une passion grandissante de l’aventure industrielle.

Son chemin croise alors celui d’Aymeric Préveral-Etcheverry, lui-même ingénieur civil, co-fondateur de Fieldbox, jeune société spécialisée dans le déploiement de solutions d’Intelligence Artificielle pour l’industrie, qu’il rejoint pour son projet de fin d’études. Il y découvre un monde de l’entrepreneuriat offrant aux scientifiques dynamiques la perspective de combiner excellence technique et l’ambition industrielle. Il ne le perdra plus de vue. C’est ce qui le pousse à s’engager dans une thèse pour acquérir le bagage scientifique qui lui permette de se placer à la pointe de l’innovation technologique dans son domaine, les mathématiques appliquées.

Une thèse pour approfondir sa technique et s’ouvrir à l’international

En 2014, il rejoint le Centre Automatique et Systèmes (CAS) MINES ParisTech sous la direction de Nicolas Petit, Directeur du Centre, pour contribuer pendant 3 ans, par une thèse dédiée, à l’optimisation des procédés de raffinage du groupe Total. Durant cette période, il part également 3 mois comme visiteur dans le laboratoire d’optimisation de Larry Biegler, de la Carnegie Mellon University à Pittsburgh. Fasciné, il y découvre une intense complémentarité entre sa formation française et la culture de recherche américaine qui enrichit considérablement son travail.

Soutenue en décembre 2019, sa thèse porte sur l’Industrie 4.0 et s’intitule : « Contributions au contrôle et à l’optimisation dynamique de systèmes à retards variables ». Charles-Henri Clerget y étudie l’optimisation en temps réel d’architectures complexes dans des usines de procédés chimiques. Pour ce travail, il reçoit en 2018 le prix du meilleur jeune auteur décernée par l’International Federation of Automatic Control.

De Paris à Boston, parcours d’apprentissage et succès d’un entrepreneur

Désireux de prolonger l’expérience américaine entamée pendant sa thèse, Charles-Henri Clerget démarre, en juin 2018, un post-doctorat au sein du département de mathématiques du MIT (Massachusetts Institute of Technology), dans le cadre d’un contrat de recherche d’un an en partenariat avec Equinor pour travailler sur le développement de nouvelles techniques d’Intelligence Artificielle pour la détection de risques opérationnels lors de forages pétroliers.

C’est durant cette période qu’il rencontre Sébastien Mannai, Eric Zhang et Louis Creteur, avec lesquels, il co-fonde en 2019 Acoustic Wells, une start-up qui se donne pour ambition de rendre les installations pétrolières plus efficaces et plus respectueuses de l’environnement. Leur premier produit est un « stéthoscope » pour les puits de pétrole qui industrialise un concept développé pendant la thèse de Sébastien Mannai au MIT. En mai 2019, l’équipe de Acoustic Wells remporte le grand prix de la compétition d’’entrepreneuriat du MIT, d’une valeur de 100.000 $, qui récompense chaque année, depuis 1990, les innovations les plus prometteuses.

Moins d’un an après sa création, Acoustic Wells, basée à Boston, a clôturé début 2020 une levée de fond de 2,3 millions de dollars et développe aujourd’hui des algorithmes d’apprentissage automatique utilisant des capteurs connectés intégrés dans les champs de pétrole et de gaz pour « écouter » les infrastructures de production (puits, pompes, pipelines) et surveiller en temps réel les équipements. En apprenant la signature acoustique de ces installations, le système aide les opérateurs à en optimiser le fonctionnement. La jeune entreprise se prépare à déployer sa technologie dans le secteur onshore américain et a démarré en janvier 2020 son premier pilote industriel sur un champ de l’est du Texas. Charles-Henri Clerget et ses associéés ont éétéé distinguéés en 2020 par le magazine Forbes qui les a inclus dans sa liste des « « 30 under 30 in Energy ».

http://www.mines-paristech.fr/

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