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Sécurisation des chantiers de construction lors d’un arrêt des activités

Publication: 13 avril

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De nombreux chantiers de construction sont confrontés à la perspective de devoir s’arrêter temporairement, car l’épidémie de coronavirus entraîne l’arrêt des opérations...
 

Dans un nouveau bulletin de risques, les Experts consultants en risques d’Allianz Global Corporate & Specialty (AGCS) exposent certaines mesures pertinentes de prévention des pertes dans un tel scénario.

Des arrêts de travaux peuvent survenir sur des projets de construction pour un certain nombre de raisons, notamment la faillite, l’insolvabilité du donneur d’ordre (entrepreneur non payé), une décision des autorités publiques, une maladie infectieuse comme l’actuelle épidémie de coronavirus et des catastrophes naturelles. Toutefois, le risque de pertes dues à des événements tels que les incendies, le vandalisme, le vol et les inondations reste réel lorsque les sites sont inoccupés ou en grande partie inoccupés, et peut même être aggravé. Pour minimiser les risques, il est essentiel que des mesures soient prises pour protéger le chantier.

Les consultants en risques d’AGCS attirent l’attention sur un certain nombre de mesures de prévention des risques pour les sites de construction contraints à la fermeture, notamment :

Maintenir la sécurité du site : Avant de quitter le site de construction, il faut s’assurer que celui-ci est aussi sûr que possible. S’il n’est pas possible de se doter d’un personnel de sécurité permanent, il faut envisager d’installer un système de surveillance vidéo pour détecter et alerter en cas d’intrusion, de vandalisme, de vol et d’incendie.

Stockage des matériaux en toute sécurité : Il faut si possible entreposer temporairement les matériaux de construction de valeur dans une zone sécurisée. Il est aussi important de sécuriser tous les emballages et matériaux qui pourraient être affectés par les conditions météorologiques (par exemple, les vents violents). Il est également nécessaire d’enlever, de sécuriser, d’isoler ou de neutraliser les produits chimiques pour empêcher leur libération ou leur réaction en cas de perturbation ; et de s’assurer que tous les liquides et gaz inflammables sont retirés du site, le cas échéant. Pour atténuer le risque d’incendie, tout papier et autres matériaux combustibles (bois, sciure, déchets, etc.) doivent être enlevés des zones de construction avant de quitter le site.

Atténuer les défaillances des équipements et des machines : il est essentiel que les équipements et les machines soient protégés en cas d’arrêt de travail. Il faut envisager de retarder la livraison de l’équipement sur le chantier jusqu’à la reprise du projet. Pour l’équipement déjà sur le chantier, celui-ci doit être recouvert le cas échéant avec des couvertures résistantes au feu ou des bâches appropriées pour une protection supplémentaire. Il est recommandé de tenir compte en premier lieu des équipements les plus critiques lors de la définition des priorités des mesures de prévention des risques. Les mesures de criticité comprennent les dommages potentiels et les retards potentiels (délai de livraison des pièces de rechange).

Sécuriser les travaux partiellement achevés/les structures temporaires : Il faut si possible, achever les portions de travaux de manière à réduire les « retravaux » et les pertes lors de la reprise du projet. Il est préférable par exemple :

- D’achever la mise en place du béton pour éviter le gel des joints ;

- De finir les dalles de boue pour empêcher l’eau de pénétrer sous les fondations ;

- De terminer les structures temporaires du toit pour éviter les dégâts des eaux ;

- Et de compléter ou sécuriser les cadres structurels pour éviter l’instabilité. Avant de quitter le site, un ingénieur en structure devrait effectuer une inspection visuelle des travaux, en évaluant la période d’arrêt potentielle.

Atténuer les risques de catastrophes naturelles : Un arrêt pourrait exposer le chantier à des événements climatiques saisonniers non anticipés, tels que la neige, les vents violents, le gel, etc. Il convient d’envisager les conséquences de ces événements sur les travaux inachevés et de procéder à une inspection complète du chantier pour prévenir le risque d’intrusion d’eau. Les excavations et les tranchées présentent également des risques. Il faut donc ajuster la pente de l’excavation pour éviter l’envasement ou l’effondrement dû à de fortes pluies, tandis que les excavations profondes doivent être protégées pour éviter les infiltrations d’eau entraînant une instabilité géotechnique. Si nécessaire, il faut remblayer les tranchées pour éviter le risque d’effondrement avec détérioration des câbles et canalisations existants.

Atténuer les risques potentiels lors du redémarrage du projet : Il est recommandé de prévoir les tests et les inspections qui pourraient être nécessaires avant le redémarrage du projet. Lors de la remise en service, l’état des systèmes MEP (systèmes électriques, d’eau et de gaz) devra être inspecté avant une mise sous tension ou sous pression. Enfin, il est nécessaire que toutes les disciplines d’ingénierie (structurelle, mécanique, électrique, géotechnique, etc.) inspectent leurs travaux respectifs avant de reprendre la construction afin de confirmer l’intégrité du projet.

http://www.agcs.allianz.com/

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