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Greenly dévoile l’impact du confinement dans le bilan carbone des dépenses

Publication: 2 avril

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Greenly, l’application qui mesure automatiquement l’empreinte carbone à partir des relevés bancaires des utilisateurs, publie cette semaine une étude pour mesurer les conséquences du confinement sur les émissions des Français, à partir d’un échantillon de 500 utilisateurs...
 

L’analyse fait ressortir une chute drastique de l’empreinte carbone des Français pendant la première semaine de confinement, de l’ordre de 62% par rapport à la moyenne hebdomadaire des premières semaines de 2020. En comparaison, la consommation baisse, elle, de 50% en termes monétaires. Si la diminution concerne tous les postes de consommation, ce décalage est dû principalement à la baisse des transports, qui polluent plus pour un même montant dépensé.

Les transports, qui représentent typiquement 25% des quelque 12t de CO2e émis annuellement par les Français, enregistrent la plus forte baisse :

- L’impact carbone de l’essence, qui représente habituellement 10% des émissions des Français, chute de plus de 83% par rapport à la moyenne hebdomadaire du début 2020. Il y a en moyenne deux fois moins de pleins à la station depuis le 16 mars.

- L’impact carbone de l’aviation, qui représente 4% de l’empreinte carbone des Français en temps normal, chute, elle, de 94% à partir du 16 mars par rapports à la moyenne hebdomadaire de 2020. On enregistre une division par cinq du nombre d’achats de vols… A noter cependant un pic d’émissions lié aux achats de billets d’avion pendant les deux semaines qui précèdent le confinement. Elles doublent alors par rapport à la moyenne hebdomadaire du début 2020.

- Les autres modes de transports, comme le bus longue distance ou le co-voiturage, s’effondrent entièrement à cause des interdictions de déplacements. Le train connaît lui aussi une baisse de 80% des dépenses comme de l’empreinte générée. Mais son poids total dans l’empreinte des Français est inférieur à 1% du total, vu sa source d’énergie électrique largement décarbonée. A noter cependant un pic d’achat la semaine du 2 mars avant le confinement...

L’alimentation et les biens de première nécessité résistent mieux. Ce secteur, qui représente 20% des émissions des Français, à hauteur de quelque 2,3t de C02e annuelles en moyenne, résiste mieux. La restauration enregistre néanmoins une baisse drastique :

- L’empreinte de l’alimentation en supermarché baisse de façon peu significative de 10%.

- En revanche, l’empreinte restauration chute de 94% la semaine du confinement. Elle commence à baisser dès le début, le 2 mars, pour les plus de 40 ans mais reste stable pour les plus jeunes jusqu’au 16 mars. Ce décalage laisser penser que les plus jeunes ont peut-être pris la mesure de la situation plus tardivement. L’empreinte carbone du tabac, elle, baisse de 25%.

Exception notable à ce recul intense du commerce, les émissions liées aux achats en ligne augmentent de 2,5%, dans cette première phase où les Français apprennent à vivre chez eux. La hausse chez les plus de 40 ans est de 15% la semaine du 16 mars.

Pour Alexis Normand, DG et co-fondateur de Greenly, qui a travaillé sur l’étude : « Nous ne pouvons en aucun cas nous réjouir d’une baisse des émissions des gaz à effet de serre dans des circonstances aussi dramatiques. Mais cette crise sanitaire est l’occasion de réfléchir à l’après, et aux moyens de construire un monde plus éco-responsable qui ne nous prive pas de notre liberté. Nous sommes déjà en train d’apprendre à vivre autrement, à travailler à domicile, à réduire nos déplacements, à faire sans les voyages professionnels. Chez Greenly, nous travaillons à offrir à chacun plus d’options pour améliorer son impact écologique afin que la lutte contre le réchauffement ne soit pas simplement une contrainte, mais au contraire, dévoile de multiples voies et responsabilise.”

Annexe : Graphique d’évolution sur une base 100 des différents postes

Méthodologie & Sources : L’étude s’appuie sur un échantillon représentatif de 500 utilisateurs de l’application Greenly, disponible sur iOS, âgés entre 18 et 75 ans, et qui ont consenti à ce que leurs données d’empreinte carbone puissent être utilisées de façon agrégées et anonymes pour la réalisation d’études d’intérêt publique. Ces données d’empreinte carbone sont calculées à partir des données de transactions bancaires partagées de façon sécurisée, auxquelles les algorithmes de Greenly appliquent des ratios monétaires, c’est-à-dire faisant correspondre des kg de CO2 spécifiques aux montants en euros, en fonction des catégories de dépenses. Ces ratios monétaires, regroupées au sein de la Base Cardone Participative Greenly, sont eux-mêmes élaborées à partir de données publiques d’émissions par produits et paniers d’achats, mis à disposition du public par l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME).

http://www.greenly.earth/

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