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Mars 2020 : le marché automobile est à l’arrêt

Publication: 1er avril

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Quels scénarii pour 2020 ?...
 

Sans surprise les statistiques de marché automobile du mois de mars 2020 font état d’un effondrement des immatriculations. Entre le 18 (lendemain du début de confinement) et le 30 mars, il s’est immatriculé en moyenne 312 voitures neuves par jour ouvré contre 10 518 en moyenne sur le mois de mars 2019. Avec les concessions fermées, le marché est tout simplement à l’arrêt.

Du 1er au 30 mars 2020*, le marché a chuté de plus de 72% par rapport à la même période 2019. La chute est généralisée à tous les canaux avec des pertes de plus de 75% côté ménages, - 61% pour les entreprises (hors prof. de l’automobile), - 83% pour les véhicules de démonstrations et -71% pour la LCD.

Depuis le début de l’année, le marché total a reculé de 34%. En recul de 42% sur la période, les ventes aux particuliers n’ont représenté que 41% du marché. Les ventes aux sociétés hors professionnels de l’automobile ont quant à elles, décroché de 18% (25% du marché). Quant aux immatriculations dites tactiques elles n’ont pas fait mieux avec -31% pour les démonstrations (17% du marché) et -39% pour la location courte durée (13% du marché).

Ce n’est évidemment pas mieux sur un marché VO qui a perdu 35% du 1er au 30 mars et 6% depuis le début de l’année.

À quoi s’attendre pour 2020 et 2021 ?

Les performances d’avril seront du même tonneau. Même avec une fin de confinement le 15 avril et une grande réactivité à la reprise du commerce, peu de ventes et d’immatriculations pourront être réalisées, le marché restera sinistré.

Pour le reste de l’année, plusieurs scénarii sont envisageables selon la durée du confinement, la portée, l’intensité et la vitesse de déploiement des mesures publiques sur les échelles macro-économiques et sectorielles (primes à la casse, plan de soutiens aux entreprises industrielles et commerciales du secteur…).

C-Ways a produit une simulation détaillée de ces scénarii (note disponible sur demande) qui sous hypothèse d’instauration d’une prime à la casse et sur la base de scénario de recul du PIB de 3 à 7%, fait état d’un marché qui pourrait au bilan annuel reculer de plus de 20% en 2020.

Si en effet, compte tenu des niveaux de stocks, on peut miser sur une grande réactivité de l’offre, on s’attend en revanche à un certain attentisme du côté de la demande ; surtout du côté des ménages dont la demande pourrait diminuer de plus de 30%.

Les effets de la prime à la casse se feraient sentir en fin d’année et sur un bilan 2021 qui pourrait, sauf rebond de l’épidémie et scénario de confinement intermittent, récupérer une large partie du terrain perdu en 2020. C’est ce qu’ont montré les derniers épisodes de crise profonde du marché soignées par des primes au renouvellement. Et c’est que l’on peut souhaiter.

http://www.auto-ways.fr/

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