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La qualité, grande oubliée de l’industrie 4.0 ?

Par Romain Marcel, Directeur Général, Veeva France et Europe

Publication: 27 février

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L’industrie ne fascine pas le grand public, sauf quand quelque chose ne va pas. La norme, c’est que cela fonctionne...
 

Et que la qualité soit au rendez-vous. Face à ces impératifs, quelles sont les promesses de la quatrième révolution industrielle ?

La production en réseau, socle de l’industrie 4.0, s’appuie sur les outils modernes interconnectés pour accélérer l’ensemble de la chaîne de production, de l’usine au consommateur. L’objectif est clair : diminuer les cycles tout en continuant à assurer la satisfaction du client final. Toutefois, l’accélération à tout prix augmente exponentiellement les possibilités d’erreurs et de non-conformité. La fonction qualité devient alors plus critique que jamais.

L’industrie plus rapide que son ombre

Les applications basées sur le cloud, la très tendance intelligence artificielle, le machine learning ou encore le big data ne sont que les technologies sur lesquelles repose l’industrie moderne. Elles permettent aux entreprises innovantes de répondre à une évolution de la demande : plus de personnalisation, d’immédiateté, etc. Le rêve des consommateurs devient ainsi peu à peu celui des industriels : la latence zéro.

C’est pourquoi l’industrie s’adapte. Amazon a rendu plus rapide et plus facile l’achat de presque tout ce que le consommateur lambda peut être amené à souhaiter un jour. C’est le symptôme de la simplification et l’accélération des processus au service d’un seul Dieu consommant. Cette évolution effrénée engendre néanmoins une augmentation des risques : si tous les rouages de l’industrie accélèrent, les points de rupture et failles potentielles se multiplient immanquablement.

La satisfaction du consommateur : clé du succès dans l’industrie 4.0

Pour s’assurer que la satisfaction client demeure irréprochable, l’industrie doit certes pouvoir innover, accélérer et s’améliorer sans cesse mais surtout ne pas perdre ses acquis. Si son développement ne s’accompagne pas indubitablement d’un développement de la fonction qualité, ces progrès apparents risquent de se faire au détriment de la qualité des produits, et donc de l’expérience client.

Il s’agit de ne pas ignorer la « qualité 4.0 », qui doit être à l’industrie 4.0 ce que la qualité d’hier était à l’industrie 3.0. Partant, il s’agit de faire passer les contrôles qualité du papier au cloud, de la génération technologique précédente à l’actuelle. Si le contexte change, la finalité doit demeurer.

Les outils digitaux permettent aujourd’hui aux organisations de s’engager de façon plus immédiate et personnelle auprès de leurs sous-traitants, fournisseurs et clients tout leur écosystème. Coordination en temps réel, engagement des clients, rationalisation des rapports : les nouvelles technologies sont devenues garantes de la solidité des relations. Et, par effet de domino, de la qualité globale et de la prévention des risques.

Des obstacles tenaces

Procter & Gamble, comme de nombreuses autres entreprises des secteurs industriels parmi les plus réglementés (cosmétique, alimentaire, chimie, etc.) a pu prouver l’efficacité et les gains de productivité qu’apporte une mise en assurance qualité en version 4.0 pour suivre l’évolution de l’industrie. Mais de nombreux acteurs clés tardent encore à adopter les principes fondamentaux de l’industrie 4.0. Selon un récent rapport de LNS Research, la transformation numérique dans le domaine de la qualité n’est une réalité que pour deux tiers (65%) des fabricants industriels. La faute à qui, à quoi ?

Avec des professionnels trop occupés à optimiser les processus et assurer la conformité de la production, c’est aux équipes informatiques, opérationnelles, R&D voire marketing que cette initiative revient le plus souvent. Une véritable énigme quand on sait que la libération du potentiel immense de la qualité 4.0 ne peut être réellement envisagée que si chacun prend part à la réflexion et en premier lieu les principaux intéressés.

La transformation de l’industrie doit indubitablement englober la transformation de la fonction qualité. C’est en intégrant celle-ci à la stratégie globale de l’entreprise que l’ensemble des gains attendus de la révolution technologique en cours pourront être atteints.

Romain Marcel, Directeur Général France et Europe, Veeva

En tant que Directeur Général France et Europe de Veeva Consumer Goods & Chemicals, Romain est responsable des opérations terrain et de la stratégie de l’entreprise pour les régions concernées. Disposant de plus de quinze années d’expérience dans le domaine des nouvelles technologies, Romain a débuté sa carrière chez Business & Decision avant de passer dans l’industrie du logiciel pour le compte de Pivotal. Après avoir dirigé les ventes chez Euris, il rejoint Veeva en tant que premier employé France et occupe plusieurs postes de direction commerciale. Romain est titulaire d’un diplôme en informatique de l’EFREI et d’une maîtrise en commerce et gestion de l’Université de Mary (USA).

http://www.veeva.com/

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