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Actualité des entreprises

L’essai de phase II de l’inhibiteur BTK à pénétration cérébrale de Sanofi

Publication: 11 février

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L’inhibiteur BTK de Sanofi pourrait devenir le premier traitement de fond des multiples lésions cérébrales causées par la sclérose en plaques (SEP)...
 

L’essai de phase IIb que Sanofi a consacré à l’évaluation de son inhibiteur BTK (tyrosine kinase de Bruton) expérimental (SAR442168), une petite molécule sélective à pénétration cérébrale, a atteint son critère d’évaluation principal. Dans le cadre de cet essai, le SAR442168 a significativement réduit l’activité de la sclérose en plaques (SEP) mesurée par imagerie par résonance magnétique (IRM). Le SAR442168 a par ailleurs été bien toléré et aucun nouveau signal de sécurité n’a été observé.

L’inhibiteur BTK est réputé moduler les cellules immunitaires adaptatives (activation des lymphocytes B) et innées (cellules microgliales du SNC) impliquées dans la neuro-inflammation au niveau du cerveau et de la moelle épinière.

« La grande majorité des personnes atteintes de sclérose en plaques accumulent divers handicaps au cours de leur maladie. Nous pensons que notre inhibiteur BTK a le potentiel de transformer le traitement de la SEP. Cette molécule pourrait être le premier médicament ciblant les lymphocytes B qui non seulement inhibe le système immunitaire périphérique, mais franchit également la barrière hémato-encéphalique et exerce un effet suppresseur sur les cellules immunitaires qui ont migré dans le cerveau, tout en ayant un effet modulateur sur les cellules microgliales du cerveau impliquées dans la progression de la SEP », a déclaré le docteur John Reed, Ph.D., Responsable Monde de la Recherche et Développement de Sanofi. « Les résultats cliniques obtenus par notre inhibiteur BTK à pénétration cérébrale dont le développement s’appuie sur le solide héritage de Sanofi dans la sclérose en plaques sont encourageants et nous allons rapidement lui consacrer des essais cliniques pivots. »

Quatre essais cliniques de phase III vont être consacrés à l’étude des effets du SAR442168 sur le taux de rechute de la SEP, la progression des handicaps et les lésions sous-jacentes du système nerveux central. Des essais de phase III dans le traitement des formes récurrentes-rémittentes et progressives de la SEP sont prévus et devraient être lancés au début du deuxième semestre de cette année.

Environ 1,2 million de personnes sont atteintes de SEP aux États-Unis et en Europe. La SEP est une maladie chronique imprévisible qui s’attaque au système nerveux central. Malgré les traitements actuellement disponibles, de nombreux patients accumulent divers handicaps et un patient sur quatre présente une forme progressive de la maladie contre laquelle il existe peu, voire aucun traitement. Le marché mondial des traitements contre la SEP est valorisé annuellement à plus de 20 milliards d’euros.

Les résultats détaillés de l’essai de phase IIb, y compris les données d’imagerie avancée, seront présentés dans le cadre d’un prochain congrès médical.

À propos de l’essai de phase IIb

L’essai de phase IIb était un essai randomisé, en double aveugle, avec permutation et escalade de doses d’une durée de 12 semaines, consacré au SAR442168 chez des patients porteurs d’une SEP récurrente-rémittente. Un premier groupe de patients (n=60) a reçu quatre doses de SAR442168 pendant 12 semaines avant permutation vers un placebo pendant quatre semaines. Un deuxième groupe de patients (n=60) a reçu un placebo pendant quatre semaines avant permutation vers le SAR442168, de manière à permettre le recueil de données pouvant être utilisées pour estimer la courbe dose-réponse et minimiser l’exposition au placebo.

Dans le cadre de l’étude, après 12 semaines de traitement, le SAR442168 a démontré une relation dose-réponse en termes de réduction des nouvelles lésions cérébrales actives dont le signal était rehaussé sur les séquences en T1 après injection de gadolinium (Gd). Les données de sécurité étaient cohérentes avec celles obtenues dans le cadre de l’étude de phase I.

Une courbe dose-réponse du SAR442168, en termes de réduction de l’activité des lésions cérébrale visibles à l’IRM, sera utilisée pour choisir la dose qui sera administrée aux participants des essais de phase III. Les patients ayant maintenu leur participation à l’essai jusqu’à la visite de la 16ème semaine seront éligibles à l’étude de suivi à long terme visant à évaluer la sécurité et la tolérance du SAR442168.

À propos du SAR442168

Le SAR442168 est une petite molécule inhibitrice de BTK expérimentale, à pénétration cérébrale et administration orale. Des études de phase I ont montré que le SAR442168 se liait à BTK et se retrouvait dans le liquide céphalo-rachidien. Aucun organisme de réglementation n’a encore évalué ses profils de sécurité et d’efficacité.

Sanofi a obtenu les droits mondiaux pour le développement et la commercialisation du SAR442168 dans le cadre d’un accord de licence avec Principia Biopharma, Inc.

http://www.sanofi.fr/

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