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Actualité des entreprises

CardioNum ou comment réduire les morts subites d’origine cardio-vasculaires

Publication: 30 juillet

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C’est un fait : les morts subites d’origine cardio-vasculaires tuent 40 à 50 000 personnes par an, soit 130 par jour, c’est 13 fois plus que les 10 accidents par jour des accidents de la route...
 

Le tout nouveau projet CardioNum’®, porté par le GEST (Grand-Est Santé Travail) a pour but de réduire le risque de morts subites cardio-vasculaires en intégrant de nouveaux examens lors des visites médicales. La première phase de prototypage permettra à des salariés de la Marne de bénéficier de ces examens. Lancement du projet prévu lors d’une conférence de presse organisée le mardi 3 septembre 2019 à 16h30, lors de la Foire de Châlons.

Quand l’Intelligence artificielle peut contribuer à sauver des vies Dans un contexte de digitalisation de la Santé au Travail, il est plus que jamais nécessaire de faire appel à des dispositifs connectés pour analyser les données des salariés.C’est ce que prévoit le projet CardioNum’. En effet, ce projet, prévu sur 4 ans permettra de dépister les risques de morts subites d’origine cardio-vasculaires des salariés. L’objectif - in fine - est de prémunir les quelques 1,3 million de salariés du secteur privé de la Région Grand Est. Il se déroulera en deux temps : une première phase de prototypage dans la Marne, qui débutera en septembre 2019 et deuxième phase de déploiement dans le Grand-Est à partir de septembre 2020.

Durant les visites médicales, les infirmières de Santé au Travail intégreront de nouveaux examens, tels que la mesure de la pression artérielle aux deux bras, l’ECG de repos, un questionnaire de santé, la mesure du tour de taille et aussi le dépistage du diabète asymptomatique. Les résultats de ces mesures seront par la suite analysés par algorithme informatique d’intelligence artificielle. Ces données ne donneront lieu à une interprétation humaine que si l’algorithme détecte une potentielle anomalie. Après analyse, ces mesures seront entrées dans la DMST (Dossier Médical en Santé au Travail) et dans son DMP (Dossier Médical Partagé), qui sera créé si inexistant.

Du prototypage à la phase de déploiement

Le lancement de ce projet est prévu en septembre 2019, avec une conférence de presse organisée lors de la Foire de Châlons. 13 000 : c’est le nombre de salariés, provenant d’environ 1 000 entreprises de la Marne, qui seront intégrés dans cette phase de prototypage. Bien entendu, le salarié devra être volontaire et il faudra que son entreprise accepte de contribuer à hauteur de 10€ par salarié. Un sondage a été réalisé auprès d’une centaine de DRH du Club « Employeurs 4.0 » et du Club RSE, qui semblent être favorables. Suite au déroulement de cette phase n°1, des ajustements pourront être faits, comme par exemple l’ajout de mesures vitales pour la phase n°2. Celle-ci débutera en septembre 2020, pour une durée de 3 ans. Cette phase de déploiement permettra d’étendre ce projet aux 1 300 000 salariés volontaires dans les 120 000 entreprises du Grand Est.

Une expérience déjà acquise

En 2017, l’expérimentation CardioPass avait été menée avec succès. Ce projet consistait à dépister les potentielles anomalies cardiaques chez les jeunes. Reçus par les infirmières scolaires, 3 000 élèves des 40 collèges de la Marne ont répondu à un questionnaire de santé et ont passé un ECG de repos, avec un dispositif médical connecté. Les ECG ont été télétransmis simultanément à trois cardiologues (Pr Mauran – CHU Reims, Pr Carré –CHU Rennes, Pr Pérès – CHU Salpêtrières) chargés de les interpréter.Parmi une trentaine d’anomalies cardiaques détectées, quatre QT LONG ont été trouvés. Le QT LONG est la cause des morts subites sur les terrains de foot retransmises en direct à la télévision. Quand on trouve un QT LONG, toute la famille proche est examinée et 4 ou 5 autres cas sont trouvés. Plus d’une vingtaine de personnes ont donc été prémunies contre ce risque de mort subite. En outre le médicament protecteur ne coûte que quelques euros par mois.

http://www.axon-cable.com/

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