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Comment démêler la vérité sur la pierre runique de Kensington

Publication: 24 juin

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Depuis plus d’un siècle, historiens et scientifiques débattent de la date d’arrivée des Vikings en Amérique et de l’endroit le plus occidental qu’ils ont atteint...
 

Un des artefacts clés dans ce débat est la pierre runique de Kensington, un objet de 92 kilos déterré par un fermier du Minnesota en 1898. Couverte de runes scandinaves apparemment anciennes, la pierre pourrait, si son authenticité est prouvée, changer l’histoire de l’Amérique telle qu’on la connaît.

Depuis la découverte de la pierre runique en 1898, les scientifiques se divisent sur la question de savoir si les runes ont réellement 650 ans

On sait que les Vikings ont traversé l’Atlantique et se sont installés, au moins pour un temps, sur la côte de Terre Neuve vers l’an 1000. Toutefois, 2 900 km séparent celle-ci de Kensington, dans le Minnesota, où la pierre runique a été retrouvée, enserrée dans les racines d’un tremble. Les Vikings sont-ils réellement allés aussi loin à l’ouest et, si oui, comment ?

D’après les sceptiques, Olof Ohman, le fermier du Minnesota qui a découvert la pierre runique, a gravé celle-ci avant de l’enterrer, pensant tromper tout le monde sur l’origine de l’artefact

La pierre runique est constituée de deux types de minéraux différents : un plus dure, de la grauwacke, et l’autre plus tendre, de la calcite blanche. La réaction des spécialistes ayant examiné la pierre a été de dire que si celle-ci était véritablement restée couchée face contre la terre humide pendant plus de six siècles, car les runes gravées dans la calcite, plus tendre, auraient dû montrer beaucoup plus de signes d’érosion que celles sculptées dans la grauwacke.

Toutefois, ce n’est pas en examinant la pierre simplement à l’aide d’une petite loupe que les archéologues allaient trouver des réponses à leurs questions. Ils devaient mesurer de façon très précise et détaillée la profondeur et les formes des runes de façon à ce qu’aucun doute ne subsiste. C’est là qu’ils se sont tournés les technologies de scan 3D Artec Eva et Space Spider , proposée par Artec 3D

Le scan 3D est une solution ayant fait maintes fois ses preuves en archéologie

Ce dernier permet aux archéologues non seulement d’étudier plus en profondeur les artefacts et leurs détails complexes mais également, grâce à la numérisation des données et à leur transformation en modèles 3D très dynamiques, de partager des copies numériques de ces artefacts, de les archiver pour de futures recherches, et de les imprimer en 3D dans une variété de matériaux et même dans des dimensions plus petites ou plus grandes que celles d’origine.

La pierre runique de Kensington avait déjà été scannée en 3D par le passé, mais sans le niveau de détail offert par les technologies 3D récentes. Le scanner Eva ayant une précision allant jusqu’à 0,1 mm, tandis que celle, époustouflante, de Space Spider atteint 0,05 mm.

« Les scanners Artec sont les plus simples que j’ai jamais utilisés. N’importe quel débutant peut très rapidement comprendre ce qu’il doit faire et pourquoi », commente Kevin Shain. « Jamais un modèle 3D de la pierre runique n’aura été produit avec une résolution aussi élevée » affirme Blue Nelson, Archéologue. Avant de poursuivre : « La quantité de détails que ce scanner permet d’obtenir est incroyable », commente Blue Nelson en regardant l’aperçu du scan.

Tout en scannant la pierre runique, l’équipe de recherche regardait les images en couleurs extrêmement détaillées des anciennes runes apparaître en temps réel sur l’écran.

Le scan entier a duré moins d’une heure. Eva a d’abord été utilisé pour une acquisition générale des données et des détails en couleurs de la pierre. Ensuite, pour garantir un niveau de détail maximal, Space Spider a été utilisé séparément sur les runes. Bien que Space Spider serve normalement à scanner de plus petits objets, les dimensions élevées de la pierre runique (76 ?? 41 ?? 15 cm) n’ont présenté aucune difficulté pour le scanner portable, qui, a facilement numérisé toutes les données en moins d’une heure.

Le post-traitement des scans a été réalisé dans Artec Studio et a duré moins d’une heure pour les premiers résultats couleur. Les scans finaux en haute résolution ont été terminés en quatre heures, le temps supplémentaire ayant servi à garantir que le modèle 3D était la copie numérique parfaite de la pierre runique de Kensington.

Une fois le modèle 3D à leur disposition, les archéologues ont effectué un examen transversal des runes, en comparant celles gravées dans la calcite et celles de la grauwacke.

De manière générale, les runes de la calcite étaient 25 % moins profondes que celles de la grauwacke. « 25 % est le pourcentage auquel on s’attendrait après environ 130 ans d’usure », explique Blue Nelson, sceptique quant au fait que la pierre ait reposé dans un sol humide ces 650 dernières années.

L’équipe d’archéologues en est restée là. Bien que le scan 3D ait mis en évidence le contraste entre les runes et la pierre, il n’a pas encore permis d’élucider ce mystère historique, davantage de preuves étant nécessaires.

http://www.artec3d.com/

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