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L’avenir de la mobilité aérienne : Place à une nouvelle vague de véhicules

Publication: 11 juin

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Grâce à une nouvelle catégorie de véhicules qui commence à apparaître, le rêve des « voitures volantes » pourrait bien devenir réalité...
 

Les véhicules à décollage ou attérissage vertical, à propulsion hybride ou tout électrique couramment dénommés « eVTOL » (pour Vertical Take-off and Landing) sont en effet susceptibles de révolutionner la mobilité des hommes et des marchandises à l’avenir. Intitulé Change is in the air : the elevated future of mobility, un nouveau rapport Deloitte Global analyse l’évolution de ces eVTOL et propose une feuille de route pour s’adapter aux bouleversements à venir.

Si des progrès ont été accomplis dans la conception des eVTOL, plusieurs obstacles s’opposent toujours à la généralisation de leur déploiement. La gestion et la régulation d’un espace aérien toujours plus encombré, dont les retards de plus en plus importants affectent des millions de passagers chaque année constitueront un défi permanent. Les barrières psychologiques à surmonter sont également conséquentes, le temps que le grand public s’habitue à ces nouveaux modes de mobilité. Dans un sondage réalisé auprès de 10 000 personnes, Deloitte Global constate que près de la moitié des participants considèrent la voiture autonome aérienne comme une solution potentiellement viable aux embouteillages routiers. Pour autant, 80 % estiment que ces véhicules « ne seront pas sans danger » et doutent de leur sécurité.

Des perfectionnements devront être apportés aux technologies eVTOL aux infrastructures terrestres. Car si des démonstrateurs technologiques font en ce moment leurs preuves en même temps que la une des médias spécialisés, la gestion de l’énergie notamment la capacité des batteries ainsi que certaines technologies comme les systèmes anticollision, demeurent des facteurs limitatifs. S’agissant des infrastructures, la plupart des villes sont dépourvues d’aires de décollage, d’atterrissage et de services indispensables à l’accompagnement du déploiement des eVTOL.

« Des progrès considérables ont été accomplis dans le développement de la mobilité aérienne, en particulier ces deux dernières années », affirme Robin Lineberger, responsable du pôle Aerospace & Défense chez Deloitte Global. « Si le public a tout lieu de privilégier la viabilité des eVTOL pour le transport de personnes, la circulation des marchandises se révèle tout aussi importante et sera de nature à accélérer l’adoption de ces aéronefs. »

Deloitte Global prévoit qu’entre 2020 et 2025, des prototypes d’eVTOL pour le transport de voyageurs continueront d’être testés et seront commercialisés. Période durant laquelle différentes parties prenantes œuvreront également de concert pour poursuivre l’élaboration de la réglementation, financer l’infrastructure et améliorer les systèmes de gestion du trafic. Dans les années suivantes, de 2025 à 2030, la généralisation des eVTOL dédiés aux marchandises donnera lieu à la première vague de taxis aériens, reposant sur une technologie améliorant la sécurité et la fiabilité de ces véhicules. Puis, à partir de 2030, des eVTOL autonomes particuliers commenceront à être adoptés, l’adhésion sociale accrue se traduisant par une prolifération de ces aéronefs.

L’émergence des eVTOL accélèrera probablement les phénomènes de transformation de plusieurs domaines différents, comme par exemple :

- Les systèmes de gestion du trafic aérien : La mise au point et le déploiement d’un nouveau système de gestion du trafic aérien seront essentiels à l’adoption des eVTOL à grande échelle. Les administrations nationales devront collaborer pour instituer un ensemble de normes universelles et flexibles qui prennent en compte les prérogatives des municipalités en ce qui concerne l’aménagement de leur territoire. En Europe, les difficultés d’harmonisation des systèmes de gestion du trafic aérien entre Etats membres, notamment poliques, constituent un défi supplémentaire, même si des programmes de convergence technologique (par exemple, le programme européen SESAR) sont en cours.

- Les infrastructures physiques : Des financements significatifs seront indispensables à la construction des « vertiports » et autres composants d’infrastructure. Pour réunir les fonds suffisants, il sera nécessaire d’étoffer les actuels partenariats public-privé ou d’instaurer de nouveaux modèles économiques.

- Les études aéronautiques : Les constructeurs d’eVTOL, souvent de jeunes pousses en regard d’un secteur aéronautique centenaire, ont de bonnes chances de recueillir les fruits de l’alléchant potentiel de ce secteur. Ainsi, le marché américain pourrait, d’ici 2040, dépasser les 17 millards de dollars. Face au dynamisme de ces nouveaux entrants, les poids-lourds historiques conservent l’avantage de pouvoir approcher le marché par le haut : cette édition 2019 du Bourget sera sans doute l’occasion pour certains d’entre eux de mettre en avant des projets d’appareils dont les cockpits n’embarqueront plus qu’un seul pilote. Limités à des vols cargo dans un premiers temps, ils ouvriront la voie à un traffic aérien sans pilote d’ici quelques décennies, passage obligé pour mettre réellement la voiture volante entre toute les mains.

L’Europe ne veut pas rester à la traîne sur le marché des eVTOL, en témoigne les nombreux programmes et partenariats en place ou en phase de création, par les grands du monde aéronautique ou par leurs challengers.

« L’Europe devra relever des défis propres au vieux Continent : la fragmentation du ciel européen, la difficulté à s’accorder à 27 (ou 28) sur les réglements qui s’appliqueront pour la certification de ces machines et leurs opérations, ainsi que le positionnement des infrastructures dans un tissu urbain très dense,… Elle peut toutefois compter sur la mutation de son tissu industriel aéronautique et automobile pour relever le défi et affirmer son leadership dans ce nouveau secteur. » atteste Jean-Louis Rassineux, Associé responsable du secteur A&D chez Deloitte France.

http://www.deloitte.com/

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