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Une confiance traçable au moyen d’une technologie affranchie de toute confiance

Publication: 11 juin

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Plus de dix ans sont passés depuis que Satoshi Nakamoto a publié son livre blanc Bitcoin : A peer-to-peer electronic cash system...
 

Tandis que le Bitcoin lui-même a divisé nombre de personnes et suscité les critiques, la technologie sur laquelle il repose, la blockchain, a fait naître un grand intérêt en promettant un stockage numérique et immuable des registres. Dans cet article, Darcy Simonis, nommée « Industry Network Leader » pour ses activités agro-alimentaires au sein du groupe ABB, explique les raisons pour lesquelles la technologie émergente renferme, selon elle, la clé d’une meilleure traçabilité et d’un gaspillage alimentaire réduit.

Dans le livre blanc publié en 2008 qui a déclenché les hostilités, Satoshi Nakamoto conclut avoir « proposé un système destiné aux transactions électroniques, capable de s’affranchir de toute confiance ». L’idée étant qu’avec les registres distribués de la blockchain, toutes les transactions sont enregistrées, ce qui permet d’éliminer tout doute et d’instaurer la confiance au moyen de preuves infalsifiables.

Mais qu’est-ce que la blockchain exactement ? Tandis qu’elle est souvent associée aux cryptomonnaies controversées, la blockchain en elle-même est une nouvelle technologie dont le potentiel va bien au-delà des systèmes de paiement. La blockchain est une sorte de technologie des registres distribués (DLT), qui correspond en fait à un registre électronique central qui est réparti entre différents ordinateurs indépendants que l’on appelle des nœuds. Ces réseaux DLT utilisent des protocoles consensuels, ce qui signifie que des modifications peuvent être apportées au registre seulement si elles ont été approuvées par l’ensemble des utilisateurs des nœuds, éliminant ainsi tout risque de falsification des registres.

Ces registres sont mis à jour en fonction des échanges de tokens numériques, ce qui explique pourquoi ils se prêtent si facilement aux systèmes de paiement. Toutefois, les fabricants d’emballages alimentaires commencent déjà à expérimenter cette technologie en proposant une traçabilité de bout en bout aux consommateurs, lesquels ont la possibilité de consulter la généalogie de leurs produits au moyen d’un code QR et de vérifier l’origine des ingrédients, renforçant ainsi leur confiance vis-à-vis du processus.

Cette capacité à démontrer le passé d’un produit et ses ingrédients sans aucun doute permet de réduire le gaspillage alimentaire de façon considérable. Aujourd’hui, le moindre cas d’intoxication alimentaire peut entraîner le retrait du marché et la destruction d’une gamme complète de produits, même lorsqu’un seul produit est concerné. La raison à cela est que les marques et les distributeurs du secteur agro-alimentaire ont la volonté d’agir rapidement et de rappeler les produits potentiellement dangereux, et qu’il n’existe actuellement aucun moyen de vérifier rapidement la sécurité des autres produits d’une même gamme. Dans une logique de « tout ou rien » telle que celle-ci, le rappel de l’ensemble de la gamme constitue l’option la plus sûre, bien qu’elle se traduise par un gaspillage alimentaire supplémentaire.

Les fabricants et les distributeurs du secteur agro-alimentaire sont déjà tenus de mettre en place des systèmes permettant de contrôler, d’enregistrer et de tracer l’origine des ingrédients et le détail des processus, tels que le système de contrôle distribué DCS (Distributed Control System) 800xA d’ABB ou le système de gestion des opérations de fabrication MOM (Manufacturing Operations Management) d’ABB Ability. À mesure que la technologie de blockchain s’affine, il est de plus en plus facile d’envisager la façon dont la plateforme s’intégrera avec les systèmes DCS ou MOM dans une chaîne alimentaire. Des dispositions sont déjà prises dans ce domaine.

Néanmoins, la blockchain ne révolutionnera pas le gaspillage alimentaire tant que les entreprises n’auront pas trouvé un moyen de transférer les opérations privées sur les blockchains publiques, auxquelles les utilisateurs finaux pourront accéder en toute confiance. Sans cette ouverture, le processus visant à identifier les produits sains par rapport aux produits potentiellement dangereux demeurera long, inefficace et inévitablement inutile.

Nombre d’entre nous ne font pas forcément confiance au Bitcoin en raison de sa valeur imprévisible. Toutefois, la blockchain se présente comme une solution fondamentalement fiable et précieuse pour le secteur de l’agro-alimentaire. Au cours des dix prochaines années, il ne fait aucun doute que cette technologie contribuera à la réduction du gaspillage au sein de la chaîne alimentaire, ainsi qu’au rétablissement de la confiance des consommateurs.

http://new.abb.com/

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