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Dossiers

Quand la technologie s’allie au légal

Par Lorenzo Stranges, Directeur Marketing chez DocuSign France

Publication: 19 février

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Les solutions numériques deviennent indispensables pour améliorer l’expérience collaborateur et client. Ainsi, elles peuvent renouveler leurs processus existants et faire de l’expérience utilisateur un facteur clé de compétitivité...
 

L’année 2019 devrait voir l’augmentation de la demande en solutions numériques se poursuivre. Les entreprises françaises ont compris leur importance, tant pour développer leurs activités qu’optimiser leur fonctionnement interne. Leur intégration à la chaîne de valeur se renforce, dans une dimension globale des activités et transactions des entreprises, au lieu d’une approche séquencée.

Le numérique voit son capital confiance augmenté

Dans le domaine juridique, le développement de solutions digitales a longtemps pâti de réticences qui peuvent se résumer par la question : «  est-ce légal  ?  » Si cette question légitime continue d’être posée, plusieurs avancées législatives européennes majeures ont permis la création d’un cadre favorisant la confiance dans les solutions de Legal Tech telles que la signature électronique. C’est une bonne nouvelle, car la confiance des consommateurs est essentielle au développement économique du secteur. Les fournisseurs de services doivent poursuivent leurs efforts de transparence et de pédagogie, pour une compréhension plus éclairée des bénéfices du digital dans le domaine légal.

L’IA pousse le développement de la « LegalTech »

Par rapport aux autres départements, le juridique a longtemps été plus réticent à se digitaliser. Cela s’explique par la complexité du domaine : difficile, en effet, pour les fournisseurs de services de bâtir un business model solide quand les lois varient d’un pays à l’autre. La startup française Payfit, qui s’est attaquée à la digitalisation du bulletin de paye, a par exemple dû traduire intégralement le Code du travail en langage informatique, et ce dans chaque pays où elle s’est implantée. L’arrivée de l’IA permet aujourd’hui de donner une dimension industrielle à la LegalTech, et l’on voit un nombre croissant d’entreprises fonder leur proposition de valeur sur la digitalisation des procédures. Les solutions digitales nouvelles sont d’un grand secours pour les entreprises : non seulement elles améliorent la traçabilité des actes et favorisent leur vitesse d’exécution, mais elles contribuent plus largement à améliorer la conformité réglementaire des entreprises, qui évoluent dans un environnement juridique complexe.

Les procédures juridiques facilitées par le numérique

Depuis plusieurs années, les gouvernements successifs ont cherché à faire des économies en coupant dans les dépenses de fonctionnement de l’État : soit en se «  délestant  » sur les entreprises ce qui les pousse justement à digitaliser davantage leurs services juridiques soit en dématérialisant les procédures (telles les déclarations de Pôle emploi, qui se font à présent uniquement en ligne). Cette digitalisation répond également aux nouvelles attentes des citoyens qui, en tant que consommateurs, sont habitués à gérer leurs comptes bancaires et autres services en ligne. Les services publics tendent donc à s’aligner sur la qualité de l’expérience utilisateur (UX) offerte par le privé, pour accélérer les processus et faciliter les démarches.

L’expérience utilisateur : un facteur clé de compétitivité

L’expérience utilisateur, qui optimise l’usage des outils numériques pour les rendre simples, est le nouveau cœur de la transformation digitale. 2019 devrait voir se poursuivre l’essor de l’UX en entreprise. Les collaborateurs, qui sont habitués à une facilité sans précédent dans leurs vies personnelles (commander ses repas, disposer d’un catalogue de séries en ligne…) s’attendent à rencontrer la même facilité au travail. Pour préserver leur attractivité et la rétention de leurs talents, les entreprises sont donc obligées de se doter d’outils qui offrent une expérience collaborateur plus agréable et fluide. Le mouvement du «  Bring your own device  », qui donne la possibilité aux collaborateurs de travailler sur leurs propres outils (smartphones ou ordinateurs), en est un bon exemple. De la même manière, pour rester compétitives vis-à-vis de leurs concurrents, elles doivent adapter leurs offres aux règles de l’expérience utilisateur. Il y a d’ailleurs une contradiction qu’il faut parvenir à réconcilier entre la tendance, d’une part à la simplification (des interfaces et des usages), et d’autre part à la complexification des parcours clients, due à de nouvelles exigences légales (par exemple pour demander un consentement de l’usage des données).

Une expérience utilisateur adaptée à l’ère post-papier

À l’avant-poste de l’expérience utilisateur se trouve la tendance d’une UX qui consiste à adapter le contenu (un contrat par exemple) aux nouveaux contenants (une tablette ou un smartphone). C’est le responsive first, qui veut que les documents soient plus agréables à lire, modifier et authentifier sur supports numériques. Au lieu d’adapter les actes au format papier, ce mouvement vise à adapter la vie juridique des entreprises à l’ère post-papier, dans laquelle nous sommes d’ores et déjà entrés.

La numérisation comprend une dernière dimension importante, source d’économies comme de croissance pour les entreprises, l’écologie. Face à l’urgence environnementale, la transformation digitale pourrait porter la réponse au grand défi de notre siècle, et il faut souhaiter que 2019 en soit l’année de la prise de conscience.

http://www.docusign.fr/

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