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La formation, pierre angulaire de l’industrie 4.0

Par Bernard Faure, Directeur Général, Protolabs France

Publication: 19 juin

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Les récents débats en France ont montré que l’un des principaux facteurs du chômage de masse réside notamment dans le fossé qui existe dans certains secteurs, entre l’offre croissante et le manque de candidats qualifiés...
 

Un cas principalement éprouvé dans des secteurs techniques requérant une expertise pointue tels que l’industrie. Le constat est donc sans appel : il y a un besoin capital de recrutement. Le défi principal étant d’attirer davantage de jeunes candidats capables de faire fonctionner les nouveaux équipements et machines automatisées tout en s’adaptant aux évolutions technologiques émergentes. Pour les attirer, il est nécessaire de moderniser l’industrie française et faire en sorte que les salariés et futurs salariés soient en phase avec les nouvelles technologies, le numérique, et plus à même de collaborer avec les machines. Une problématique qui ne trouvera d’issue que dans une meilleure formation des employés d’aujourd’hui et de demain.

Le salut de l’industrie passe par la formation aux métiers du numérique

Fabrication additive, IoT, robots, réalité virtuelle... Les technologies évoluent en permanence et rapidement, les métiers de l’industrie aussi. Il est donc important que les salariés adaptent leurs compétences régulièrement. Selon L’Alliance Industrie du Futur, « à l’horizon des 10 à 15 prochaines années, environ la moitié des emplois en France vont connaître une profonde mutation de leur contenu. Il est donc nécessaire de se doter de meilleurs outils pour anticiper et identifier les besoins en compétences, mais également réformer le système de formation et de certification professionnelle. »

Or, certains industriels ont beaucoup de mal à recruter du personnel qualifié capable d’exploiter les technologies de fabrication de pointe qui sont à la base de l’IoT, de la robotique, de l’impression 3D et de la réalité virtuelle/augmentée. Nous manquons en effet de compétences spécifiques pour répondre aux besoins technologiques actuels. Selon un rapport de Dell et de l’Institute for the Future, « 85% des emplois en 2030 n’existent même pas encore aujourd’hui.2 » Les entreprises ont donc besoin d’employés qui puissent s’adapter à une technologie très évolutive et progresser avec elle.

De plus en plus de fabricants misent sur le recrutement et la formation de talents capables de s’engager dans leurs investissements technologiques et de les développer. Pour répondre à cette problématique, le gouvernement a annoncé début avril le financement de 10 000 formations aux métiers du numérique d’ici à fin 2019. Muriel Pénicaud, la ministre du Travail, a déclaré que « le numérique est partout, c’est dans l’environnement, c’est dans la communication, c’est dans l’industrie lourde. […] Ce qui est formidable dans le numérique, c’est que tout le monde peut y accéder […] C’est ouvert à tous, même si on n’a pas réussi avant. »

Aujourd’hui, les employés passent de plus en plus de temps sur les ordinateurs et moins sur les machines. Les progrès accomplis autour des nouveaux procédés, comme l’impression 3D, repoussent continuellement les limites de la fabrication conventionnelle. Malheureusement, la perception du public ne rejoint pas cette nouvelle réalité. Beaucoup voient les carrières industrielles comme au temps de leurs grands-parents : des emplois tout juste correctement payés qui sont synonymes de longues chaînes d’assemblage, de travail manuel et de machines bruyantes.

En attendant que le système éducatif français permette de combler ce fossé, les entreprises, quitte à ne pas pouvoir recruter les profils dont elles ont besoin, doivent savoir trouver en leurs différents partenaires une ressource fiable et réactive permettant de palier à un manque de compétence et/ou de temps en interne.

Et la collaboration

La création d’un véritable écosystème de partenaires qui comprennent leurs problématiques, et qui ont la flexibilité nécessaire pour s’adapter à leur fonctionnement, est devenu primordial pour les entreprises qui ont mis l’innovation en haut de leur liste de priorités. Le personnel qualifié en entreprise est difficile à trouver et chacun se bat au quotidien contre la montre. Ainsi, il est aujourd’hui monnaie courante pour les fabricants numériques de dispenser des conseils approfondis et objectifs sur le ou les services les plus adaptés aux besoins de leurs clients, jouant ainsi le rôle de consultants de confiance.

A plus grande échelle, le lancement de la plateforme SkillSET en début d’année est une grande étape qui va dans le bon sens. Elle représente la création d’un véritable écosystème dans lequel les entreprises se tournent vers leurs différents fournisseurs pour palier à un manque de compétence et/ou de temps en interne. Cette collaboration leur apporte la flexibilité nécessaire pour s’adapter et évoluer.

http://www.protolabs.fr

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