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Nouveaux produits

BANG, des bouchons d’oreille personnalisés pour une protection auditive optimisée

Publication: 14 juin

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Comment permettre au soldat de rester en alerte et connecté à sa radio tout en le protégeant des bruits nocifs ? La solution s’appelle BANG, pour bouchons auriculaires de nouvelle génération...
 

Une innovation développée par l’Institut franco-allemand de recherches de Saint-Louis (ISL) en partenariat avec la PME Cotral. Elle est soutenue par la Direction générale de l’armement (DGA). Elle vient d’être testée avec succès par les experts de l’armée de Terre.

BANG est un bouchon d’oreille, imprimé en 3D selon la forme du conduit auditif, qui atténue les bruits dangereux, impulsionnels et continus, sans couper le soldat de son environnement. Avec BANG, la perception de la parole et des bruits environnants est limitée à 80 dB pour ne pas engendrer de lésions ni de fatigue auditive. Facile à enfiler, il reste stable et confortable pour un port de longue durée. Pour la communication radio, la voix est prise directement par le microphone situé à l’intérieur de l’oreille. Elle est ainsi protégée des bruits ambiants.

A l’occasion de l’évaluation en conditions réelles effectuées par la section technique de l’armée de terre (STAT) en mars 2018, les bouchons BANG ont été mis à rude épreuve, que ce soit à bord d’un véhicule blindé de combat d’infanterie (VBCI), au stand de tir, ou lors d’une mission de reconnaissance à pied. Les premiers expérimentateurs opérationnels de BANG ont déclaré une réelle sensation de protection auditive tout en restant connectés à leur environnement. C’est exactement le but recherché.

Les prototypes vont encore être optimisés dans les prochains mois pour tenir compte de ce premier retour d’expérience terrain. De nouvelles fonctionnalités sont en cours de validation dans les laboratoires de l’ISL : l’anti-bruit actif contre les basses fréquences, la spatialisation des communications radios pour encore mieux discriminer les interlocuteurs, le dosimètre de bruit pour recueillir le niveau d’exposition sur une journée de combat, et le suivi des paramètres physiologiques comme le rythme cardiaque.

En parallèle, Cotral décline BANG dans une version civile nommée « Bionear » pour protéger les travailleurs tout en leur permettant de rester connecté à leur environnement.

FASTGENE II, le détecteur d’agents pathogènes le plus rapide au monde

La menace biologique pèse de plus en plus sur les militaires. Dans ce type d’attaque, plus la détection est rapide, plus la prise en charge médicale est efficace. Pour faire face, les armées pourront bientôt compter sur Fastgene II, le système de détection d’agents pathogènes le plus rapide au monde. Il les identifie en moins de 15 minutes, soit quatre fois plus vite que les solutions existantes. Cette innovation est développée par la start-up française Elvesys en partenariat avec l’Assistance Publique, Hôpitaux de Paris (AP-HP) et l’INSERM. Elle est soutenue par la Direction générale de l’armement (DGA) et vient d’être intégrée en tant que brique technologique dans un programme d’étude amont visant à développer un démonstrateur de plateforme d’analyse biologique et chimique.

Le secret de cette technologie française est de repousser les limites de l’amplification génique. L’amplification permet de "grossir" les informations génétiques infiniment petites pour mieux les lire. Objectif : détecter la présence d’agents pathogènes dans un prélèvement. Jusqu’à présent, ce procédé demande environ une heure.

Le coup de génie, c’est d’avoir mis au point une innovation pour accélérer ce phénomène. Dès 2012, la DGA identifie l’immense potentiel de la technologie et décide de la soutenir au travers du dispositif ASTRID. Trois ans plus tard, la démonstration est faite en laboratoire : l’ADN des agents pathogènes peut être détecté en moins de 15 minutes et un seul test suffit à rechercher plusieurs dizaines d’agents pathogènes potentiellement présents dans le prélèvement. La DGA poursuit son partenariat avec un RAPID en 2015 dans le but de développer un appareil de détection compact utilisable sur le terrain.

Les applications civiles de cette technologie sont nombreuses. Fastgene II pourrait bouleverser les pratiques de la médecine. La société développe plusieurs applications avec ses partenaires, l’Institut Pasteur et le soutien du Programme d’Investissement d’Avenir et de Bpifrance. Quelques exemples : aide au diagnostic et à la prescription par l’identification rapide de l’agent infectieux et de ses éventuelles résistances à des antibiotiques, prévention personnalisée du risque de transmission materno-fœtale lors de l’accouchement, utilisation en médecine de ville pour une aide au diagnostic précoce.

RAPACE, comment régler son arme sans tirer ?

Le réglage d’une arme est propre à chaque utilisateur et nécessite aujourd’hui un passage systématique au stand de tir. L’innovation RAPACE change la donne : un seul et unique calibrage suffit désormais. La solution numérique RAPACE permet ensuite de régler l’arme sans tirer, en tout lieu et en quelques instants. Cette innovation unique au monde est développée par la PME STARNAV avec le soutien de la Direction générale de l’armement (DGA). Trois bancs RAPACE équipent déjà les forces spéciales françaises.

Le système est composé d’un rail sur lequel l’arme est installée et d’une tablette tactile abritant un puissant calculateur et un capteur optique de haute technologie. A l’issue du réglage initial en stand de tir, il enregistre et mémorise toutes les données propres à l’arme et à l’utilisateur. Pour les réglages ultérieurs, le système prend plusieurs mesures, notamment le positionnement du bout du canon et l’entrée de la chambre. L’algorithme propose alors automatiquement le point de visée matérialisé par une croix. Reste ensuite à regarder dans la lunette et régler les organes de visée en rejoignant le réticule proposé.

RAPACE apporte une solution pertinente aux unités amenées à partager leurs armes, chaque tireur pouvant retrouver son réglage individuel sur une arme passant de main en main. Il peut être déployé comme un système collectif au sein des armées, en particulier dans les forces spéciales.

Les applications de cette technologie sont nombreuses. Pouvant être utilisé sur toutes les armes de petits et moyens calibres, le système RAPACE intéresse autant les armées que les forces de l’ordre. Pour ces dernières les armes n’étant pas systématiquement individuelles, ce dispositif permet des gains de temps considérables. La PME STARNAV étudie également une version destinée au calibrage des armes de chasse.

SIRMED, accélérer la prise en charge médicale en opérations extérieures

Lorsqu’un soldat est blessé, chaque minute compte. Sur les théâtres d’opérations extérieures, au défi du temps, s’ajoutent le défi logistique et les contraintes de communication. Pour accélérer la prise en charge médicale en milieu opérationnel, les équipes de santé disposeront bientôt du Système d’information de régulation médicale SIRMED. Il est développé par le groupement Sopra Steria et Ineo Defense sous le pilotage la Direction générale de l’armement (DGA) au profit du Service de santé des armées (SSA).

Ce système s’inscrit dans le cadre du programme d’armement ISSAN (Info structure santé) qui vise à améliorer le soutien médical des forces projetées à l’étranger notamment par la numérisation de la chaîne santé.

S’agissant de la prise en charge d’un blessé, le système permettra aux équipes de soin « de l’avant » de créer la fiche médicale du soldat sur une tablette tactile et de renseigner les premiers soins prodigués. Ces éléments seront instantanément transmis au médecin régulateur qui disposera alors de toutes les informations pour orienter le blessé vers la structure médicale disponible et la plus adaptée à son état de santé. De son côté, l’antenne d’accueil aura la possibilité d’avoir la connaissance précise de l’état du blessé bien avant son arrivée afin de préparer les dispositifs de soin nécessaires à sa prise en charge. Même la solution d’évacuation pourra être décidée plus rapidement grâce notamment à une cartographie qui permettra de localiser les vecteurs d’évacuation disponibles (hélicoptères, véhicules sanitaires...).

En offrant un accès plus rapide et sécurisé aux informations médicales grâce au partage d’information en temps réel, SIRMED permettra de gagner en efficacité à tous les niveaux de la chaine de soin. Le système pourra utiliser plusieurs types de réseaux pour garantir la continuité du service.

http://www.eurosatory.com

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