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Actualité des entreprises

Le GIL, Syndicat du luminaire souffle ses 200 bougies

Publication: 13 juin

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La flamme qui anime le GIL, Syndicat du luminaire brille cette année d’un éclat particulier...
 

L’institution fête en effet son bicentenaire et organise, pour l’occasion, un grand concours de création de luminaires, en partenariat avec les Ateliers de Paris. Ce concours est destiné aux écoles d’arts appliqués, parmi lesquelles les prestigieuses ÉCOLE BLEUE, ÉCOLE BOULLE, Ensaama, EnsAD, ENSCi-Les Ateliers et ÉCOLE ESTIENNE.

Une remise de prix se tiendra le 19 juin prochain et récompensera 4 lauréats.

« Deux cents ans après sa naissance, notre organisation est toujours la représentante des fabricants français de luminaires et nous oeuvrons sans cesse auprès des pouvoirs publics français et européens pour la défense des intérêts de nos adhérents », notait Bernard ALFANDARI, président du GIL - Syndicat du luminaire, à l’occasion du lancemement du bicentenaire du GIL.

En faisant participer les meilleures écoles d’arts appliqués de l’Hexagone, le Prix du Luminaire 2018 célèbre l’excellence française.

Le Prix du Luminaire 2018, fidélité à une tradition

Il était logique que ce bicentenaire soit placé sous le signe de la créativité à travers l’organisation d’un concours encourageant les talents à s’exprimer.

La tradition se perpétue, puisque la Réunion des Fabricants de Bronzes et des industries qui s’y rattachent (RFB), ancêtre du GIL, avait coutume d’organiser chaque année un concours autour d’un thème choisi.

Aujourd’hui, le GIL poursuit son activité de formation à Paris et Lyon sur la fabrication et la mise aux normes de luminaire. Il soutient activement l’innovation et la création en organisant des concours en collaboration avec les écoles de design lesplus prestigieuses de la capitale.

Il crée aussi des partenariats dans la recherche-développement et l’expertise avecdes institutions ou des laboratoires tel que PISEO, afin de promouvoir les nouvelles normes techniques, environnementales et de sécurité ainsi que l’utilisation des LED et des OLED.

Conditions de participation au concours 2018 et critères de sélection

Selon le règlement établi par le GIL, le Prix du Luminaire est ouvert aux étudiants et aux personnes diplômées depuis moins de 3 ans. Chaque école d’arts appliqués peut présenter jusqu’à huit luminaires. Les étudiants diplôméssont présentés par leurs anciennes écoles et remplissent le même dossier d’inscription.

Les luminaires présentés sont soit de nouvelles créations, soit des prototypes fonctionnels de produits en développement.

Un concours en trois étapes

1. Vérification de la conformité électrique et de la non-dangerosité. Seuls les luminaires non dangereux sont présentés au concours.

2. Présélection par le Jury, le 25 mai 2018, de 12 luminaires finalistes, puis de 4 lauréats par catégorie.

3. Remise aux lauréats des 4 prix lors de la cérémonie du bicentenaire le 19 juin 2018.

Pour chaque candidat, les membres du Jury ont déterminé une note de 1 à 10 selon six critères :

- Originalité,

- Expression,

- Fonctionnalité,

- Ergonomie,

- Eclairement et innovation.

Avant la présélection des douze finalistes, les luminaires de l’ensemble des participants ont été exposés du 16 au 31 mai 2018 aux Ateliers de Paris, 30, rue du Faubourg Saint-Antoine, dans le 12earrondissement.

Les 12 finalistes sélectionnés par le Jury présenteront leurs créations dans la galerie au 8, rue Saint-Claude Paris 3e, le 19 juin. Quatre luminaires seront récompensés dans l’une des quatre catégories suivantes :

- Innovation,

- Fonctionnalité,

- Esthétique et expression,

- Coup de coeur du jury.

Chaque prix est doté de 1 000 euros.

Délibérations et désignation des 4 lauréats

Le Jury est composé de personnalités ainsi que de professionnels des secteurs du luminaire et de l’aménagement du cadre de vie :

- Monsieur Jacques DARMON, directeur éditorial de la revue Lux,

- Madame Lauriane DURIEZ, directrice adjointe des Ateliers de Paris,

- Madame Marie FARMAN, journaliste du Magazine AD,

- Monsieur François LEBLANC, directeur de la Gallery S. Bensimon,

- Madame Marie-Pierre LE STRAT, viceprésidente du GIL - Syndicat du Luminaire,

- Madame Amélie DU PASSAGE, dirigeante de Petite Friture. Les 4 Prix du Luminaire seront remis lors de la cérémonie du bicentenaire par :

- Monsieur Bernard ALFANDARI, président du GIL - Syndicat du luminaire, pour le prix « Innovant »,

- Monsieur Pierre AIDENBAUM, maire du 3e arrondissement de Paris, pour le prix « Fonctionnel »,

- Monsieur Frédéric HOCQUARD, adjoint à la mairie de Paris chargé de la vie nocturne et de l’économie culturelle pour le prix « Esthétique et Expression »,

- Madame Marie-Pierre LE STRAT, viceprésidente du GIL - Syndicat du luminaire pour le prix « Coup de coeur ».

Les 12 finalistes sélectionnés

1. COCO par Pauline ROUX, Swaty SATTARSHETTY, Lei XU - ÉCOLE BLEUE

2. EGLANTINE par Adam RUIZ, Ensaama

3. KALEIDOSCOPE par Charlotte GOUDOUNEIX, ÉCOLE ESTIENNE

4. LOONA par Clément DEMARSON, ÉCOLE BOULLE

5. LUX par Clémence FAURE, ÉCOLE ESTIENNE

6. NESTOR par Julie HARMEGNIES, Margaux ROUX, Marie DAMESNE, ÉCOLE BLEUE

7. NOA par Victoria APARICIO, Claudia VICHIER-GUERRE, Laure-Hélène MAILLET, ÉCOLE BLEUE

8. OVLI par Céline LOISON, ÉCOLE BOULLE

9. REVERSE par Pierre-Alexandre CESBRON, Matthieu MULLER, ENSCi, Les Ateliers

10. SATURNE par Adèle BERSON, ÉCOLE ESTIENNE

11. STRETCHBULB par Mathis LAMIELLE, ÉCOLE ESTIENNE

12. TYPE par Guillaume BLOGET, ENSCi, Les Ateliers

1818-2018 Quand le passé éclaire le présent

Ancêtre du GIL, la Réunion des Fabricants de Bronzes et des industries qui s’y rattachent (RFB) est fondée le 16 novembre 1818. Premier syndicat professionnel créé pour la défense de la propriété intellectuelle, la RFB se distingue des autres chambres patronales par son objectif fondateur très innovant pour l’époque : répondre au phénomène croissant de la contrefaçon dans le domaine de la fabrication des bronzes. Cette vocation attire de nombreux adhérents.

Les actions de lutte contre la contrefaçon ont débouché sur la création, en 1909, de l’Office national de la propriété industrielle, aujourd’hui rebaptisé Institut national de la propriété industrielle. L’enveloppe Soleau, outil simple de dépôt pour le dessin ou le modèle, utilisé toujours à l’INPI, tient son nom d’Eugène Soleau, successivement secrétaire, vice président et président de la RFB en 1920, très investi dans le combat pour la protection de la propriété intellectuelle, en France et à l’international.

Des besoins accrus en éclairage

L’évolution de cette structure professionnelle a suivi les bouleversements technologiques et sociétaux d’une époque marquée par la révolution industrielle. Ainsi, au XIXe siècle, la croissance exponentielle des villes décuple les besoins en éclairages public et privés. La production de bronze dédié à l’éclairage prend un élan spectaculaire : entre 1838 et 1848, seul 36 % du bronze usiné concernait le bronze d’éclairage, en 1900, ce dernier en totalisait 50 %, pour atteindre 84 % vingt-cinq ans plus tard.

Parallèlement à ce combat, les luttes sociales historiques des ouvriers du bronze pour l’amélioration de leurs conditions de travail portent leurs fruits. La grève de 1919 marque ainsi un grand pas en avant. Les ouvriers du bronze obtiennent un salaire minimum de 2 francs de l’heure pour les ciseleurs, monteurs et tourneurs, une suppression du travail aux pièces, une suppression totale de la fourniture de l’outillage par les ciseleurs, un départ de l’atelier à midi le samedi, avec paiement complet de la journée pour les ouvriers présents le matin (le total maximum des heures de travail ne pouvant pas dépasser 55 heures hebdomadaires). Par la suite, ces acquis seront complétés par l’application de la journée de 8 heures et finalement à une durée de travail hebdomadaire de 48 heures.

Une base financière solide

Les amandes infligées aux contrefacteurs apportent au fil des ans d’importantes rentrées d’argent à la RFB. Ces sommes permettent, en 1910, d’acquérir les immeubles du 8, rue Saint Claude, Paris 3e, siège du GIL actuel. Le Syndicat reçoit aussi des subventions de la Ville de Paris. Jusqu’à nos jours, cet apport financier ainsi que la cotisation des adhérents permettent au GIL de mener diverses actions pour les intérêts professionnels et culturels de ses membres.

Dès le début du XIXe siècle, le 3e arrondissement de Paris voit s’installer de nombreux fabricants de bronze, parmi lesquels les membres fondateurs de la RFB. Ce phénomène correspond à un déplacement géographique des fonderies depuis l’Ile de la Cité vers le 3e arrondissement, notamment autour du quartier des Enfants-Rouges. En effet, les hauts plafonds des hôtels particuliers du Marais favorisent la mise en valeur des lustres et autres bronzes d’ameublement tant pour l’exposition que pour la vente. Le 3e est aussi, à l’époque, l’arrondissement le plus industriel de la capitale, avec 11 647 établissements, toutes industries confondues, suivi du 11e arrondissement, avec 9 233 enseignes. Aujourd’hui, subsistent encore de nombreux magasins de quincaillerie et de serrurerie, boulevard Richard-Lenoir dans le 11e et en bordure du 3e arrondissement.

Cette concentration géographique renforce la domination mondiale de l’industrie parisienne du bronze, visible lors des Expositions universelles de 1855, 1867, 1878 et 1889. Une réussite qui se traduit par un chiffre d’affaires à l’exportation de 2 millions de francs pour les fabricants parisiens, soit 40 % de la production, en 1827. L’Angleterre et l’Amérique sont alors les deux principaux clients, suivis de la Russie, la Belgique, l’Espagne et l’Italie.

Des acquéreurs prestigieux

Guillaume Dernière (fils), président de la RFB de 1848 à 1857, déclarait aux fabricants parisiens : « La France met dans tout ce qu’elle fait plus de goût, plus de soins, une façon plus intelligente, et l’emporte pour tout ce qui tient à la décoration, à l’ameublement, à la toilette ; les bronzes que vous produisez sont un des plus beaux fleurons de sa couronne industrielle. »

Certains grands fabricants fournissent plusieurs cours royales étrangères ou d’importantes institutions françaises. Des réussites souvent récompensées de médailles décernées aux Expositions universelles. Cette recherche de l’excellence française perdure à travers les professionnels de l’éclairage d’aujourd’hui, notamment les artisans pour lesquels la qualité, tant fonctionnelle, qu’artistique et environnementale, est primordiale.

Naissance du GIL en 1945

Un siècle plus tard, la RFB prend le titre de Chambre syndicale des fabricants de bronzes le 14 novembre 1919. Par ailleurs, la Chambre syndicale des fabricants d’appareils pour l’éclairage est dissoute et fusionne avec la Chambre syndicale des fabricants de bronzes. Celle-ci prend alors le nom de Chambre syndicale des fabricants de bronzes, du luminaire et des industries qui s’y attachent, pour fusionner à son tour en 1941 avec la Chambre syndicale du petit luminaire et la chambre syndicale des étalages et vitrines.

Cette saga des intitulés prend fin en 1945,avec la création du GIL - Syndicat du luminaire.

Concours et commémorations

Dans les années 1930, apparaissent les premiers concours du luminaire et la Commission du luminaire est créée au sein du Syndicat. Celle-ci mène des travaux avec l’Association des ingénieurs de l’éclairage, sous forme notamment de conférences et de démonstrations qui ont pour but l’étude et la réalisation d’éclairages à la fois fonctionnels et décoratifs.

La formation des Commissions techniques de la Chambre syndicale de janvier 1942 laisse déjà apparaître le poids du luminaire dans la corporation : statuaire, bronze d’ameublement, bronze d’église, luminaire A, luminaire B, luminaire C, lampe portative et abat-jour, carcassiers, ferronniers d’art. Mais comme pendant la Première Guerre mondiale, le prélèvement de main-d’oeuvre et la pénurie des matières premières ont fortement marqué le Syndicat lors de la Seconde Guerre.

Ainsi, le bronze comme matériau de fabrication de luminaires disparaît peu à peu suite au décret du 13 avril 1941 relatif aux interdictions des métaux non-ferreux dans certaines industries. Le bronze est alors remplacé par le zinc et l’aluminium.

Au cours des années 1950, l’économie redémarre, et la Journée de la lumière connaît un immense succès lors des deux manifestions les plus importantes du moment : le Salon des arts ménagers à Paris et la Foire de Lyon.

Quant à la commémoration du centenaire dela RFB, elle a dû s’adapter aux convulsions de l’Histoire. Ainsi, la célébration se déroule dix ans après la fin de la Grande Guerre, en 1928, M. Leblanc-Barbedienne étant alors président de la RFB. Les 110 ans de la RFB sont célébrés par une grande exposition inaugurée le 16 novembre dans ses locaux par le ministre du Commerce entouré de personnalités du monde artistique. Durant deux semaines, sont réunies les oeuvres les plus marquantes des fabricants de la chambre syndicale.

Une industrie toujours en mouvement

De la lampe à incandescence à la lampe fluorescente et maintenant à la LED, la profession a subi de véritables révolutions. Les luminaires entrent désormais dans le monde de l’électronique et de l’Internet des objets.

Le GIL représente une grande variété de fabricants qui vont de l’univers du luxe à la production de masse, du luminaire simple à celui du luminaire connecté et intelligent et se fait pour principal objectif de les accompagner dans cette grande mutation pour les années à venir. Le GIL - Syndicat du luminaire rend un respectueux hommage à ses prédécesseurs au travers de cet événement mais se projette dans le futur grâce à ce concours de luminaires dédié aux écoles d’arts appliqués en mettant en lumière les talents de demain.

http://www.luminaire.org

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