En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d'intérêts. En savoir plus et gérer ces paramètres. OK X
 
 

 

 

Actualité des entreprises

Suite AG Fédération de l’industrie du béton

Publication: 5 juin

Partagez sur
 
L’Assemblée Générale de la Fédération de l’Industrie du Béton (FIB) 2018 s’est tenue le 1er juin à la Cité du Vin à Bordeaux, sur le thème : Cap vers la 3ème révolution industrielle...
 

Lors de la partie statutaire, Philippe Gruat, qui a été réélu pour un an à la présidence de la FIB, a fait un bilan des actions prioritaires de la Fédération lancées depuis trois ans et s’est ensuite projeté sur la période 2018-2019 pour inscrire les produits et systèmes de l’Industrie du Béton au cœur des choix en matière de projets et d’investissements.

Pour ce faire, la FIB intensifie son programme d’actions pour faire valoir auprès des donneurs d’ordre et des collectivités territoriales publiques les atouts indéniables de la préfabrication béton pour construire plus, plus vite, mieux et à coûts maitrisés, tout en contribuant au respect des objectifs environnementaux, à travers :

- Les Smart Systèmes en Béton, le programme de valorisation de l’industrie des produits préfabriqués en béton et de l’intelligence embarquée dans chacun de ses systèmes, en termes d’économie des territoires, de préservation des ressources, d’optimisation des conceptions et de la production.

- L’action de valorisation de la Préfabrication en Milieu Urbain à la rencontre des aménageurs des métropoles pour faire mieux connaître les contributions de l’Industrie du Béton et les atouts et fonctionnalités des Smart Systèmes en Béton pour inscrire les territoires de demain dans l’efficience.

- La démarche prescription engagée vers les forces de prescription des entreprises de l’Industrie du Béton, afin de leur donner les arguments clés pour valoriser auprès des maîtres d’ouvrage et des maîtres d’œuvre l’ancrage local et la contribution des solutions de l’Industrie du Béton, en particulier, en termes d’économie circulaire et d’optimisation de l’éco-conception en phase avec les nouveaux modes de conception/construction/déconstruction des ouvrages, d’écologie industrielle et de circuits courts ; de positionnement des systèmes constructifs en béton au regard de la future réglementation environnementale E+C- pour démontrer leur pertinence pour concourir à l’amélioration du compromis entre les performances énergétiques (E+) et environnementales (C-) ; de conception et construction avec le BIM et des opportunités que représente la maquette numérique 3D et les données intelligentes et structurées qu’elle embarque pour inscrire l’Industrie du Béton dans la mutation numérique.

Tables rondes

- Les 5 piliers de la 3ème révolution industrielle déclinés dans les territoires

Intervention de Philippe Vasseur

La 3ème révolution industrielle (TRI) dans les Hauts de France, action menée par la Chambre de Commerce de Lille et le Conseil régional pour faire évoluer la transition écologique et sociale de la région, représente une véritable dynamique collaborative, qui a aussi valeur d’exemple et de laboratoire pour expérimenter de nouvelles technologies dans d’autres territoires.

L’action réunit plus de 300 projets, un investissement public et privé estimé à 500 millions d’euros/an, plus de 10 millions d’euros déposés par des citoyens sur le livret d’épargne 3ème révolution industrielle, un prêt proposé aux entreprises et associations engagées dans cette dynamique, un fonds d’investissement inédit de 50 millions d’euros destiné au financement d’entreprises désireuses de développer leur projet dans la région et ainsi créer des emplois, 7 grands projets dits « structurants » pour l’avenir : Plan EfEEL & TRI ; Smart Lycées ; Université Zéro Carbone ; L’hôpital de la troisième révolution industrielle ; Efficacité énergétique dans l’industrie ; Réseaux Électriques Intelligents (REI) ; Mobilité (avec le SMIRT) ; Les synergies du bassin lensois.

- Transitions écologique et numérique, sources de compétitivité pour les entreprises

Interventions de Stéphan de Faÿ, directeur général de l’Établissement Public d’Aménagement de Bordeaux Euratlantique, Guy Pascal, membre élu de la CCI Bordeaux Gironde et dirigeant de l’entreprise de bâtiment ARCAS SAS et Philippe Gruat, président de la FIB

Bordeaux Euratlantique, l’une des plus vastes opérations d’aménagement de France avec plus de 730 ha sur les communes de Bordeaux, Bègles et Floirac, est menée par l’EPA Bordeaux-Euratlantique autour d’une programmation de 2 500.000 m² de logements, bureaux et équipements publics. Ce sont à terme 40 000 nouveaux habitants et 30 000 nouveaux emplois qui sont attendus sur ce territoire. L’opération réunit des projets de grands équipements tels que le Pont Jean-Jacques Bosc, Bordeaux Métropole Arena, la Polyclinique Bordeaux Tondu à Floirac, la gare Saint-Jean Belcier, le Pont de la Palombe... Elle accompagne plusieurs initiatives visant à développer et tester des projets innovants en termes de technologies vertes pour concourir à la transition écologique de la ville de demain ; initiatives reprises dans un Appel à Manifestation d’Intérêt (AMI) Permis d’Innover auquel le Cerib, avec le soutien de la FIB, a répondu. NOÉ, la première plateforme de services mutualisés interchantiers, constitue un outil de proximité et un démonstrateur de la ville durable, qui conjugue innovations d’usages, organisation, performances environnementales, traçabilité et économie circulaire et qui s’inscrit pleinement dans les enjeux de territoire bas carbone et d’acceptabilité des chantiers de l’opération. Grâce à son offre de services innovante, elle permet de minimiser l’impact et les nuisances des chantiers pour les riverains, d’optimiser les transports, de garantir le réemploi et la valorisation de matériaux, au service d’une ville accessible malgré les travaux.

Pour encourager la dynamique numérique, le projet CIM (City Information Modeling) a été mis en place par l’EPA avec la FRTP Nouvelle-Aquitaine pour l’opération Belvédère, première phase de la ZAC Garonne-Eiffel à Bordeaux et Floirac. Il constitue un facilitateur en phase opérationnelle pour tous les acteurs, du conducteur de travaux à l’ouvrier, et permet de fédérer l’ensemble des corps de métiers.

Pour le secteur de l’Industrie du Béton, l’intégration du BIM, parfaitement adapté à la préfabrication en béton, pour encore mieux rationnaliser les étapes de la construction, en particulier en milieu urbain, constitue une véritable opportunité. La FIB, avec l’appui du Cerib, finalise la mise la mise en place de la base de données numériques des produits et systèmes de l’Industrie du Béton, qui s’inscrit dans un schéma global de définition des performances attendues par un produit aux différentes phases d’avancement d’un projet. Concernant l’économie circulaire et la future réglementation environnementale 2020, le positionnement des systèmes constructifs en béton est au cœur du programme d’actions de la FIB pour démontrer leur pertinence auprès des donneurs d’ordre et de tous les acteurs de la construction.

- L’entreprise de demain, vers de nouvelles mutations organisationnelles

Intervention de Salima Benhamou, économiste et cheffe de Projet Département Travail-Emploi-Compétences, France Stratégie - Services du Premier ministre (rédactrice du rapport « Imaginer l’avenir du travail - Quatre types d’organisation du travail l’horizon 2030 »)

Dans un monde en profonde transformation, qui sera demain plus volatil et complexe, l’organisation du travail évolue, les comportements et les attentes des entreprises et des salariés aussi. Face à l’accélération des mutations, les organisations devront être plus souples et évolutives, capables d’anticiper les changements et de s’y adapter. Dans ce cadre, France Stratégies a imaginé l’avenir du travail au travers de 4 types d’organisation à l’horizon 2030.

Les 5 déterminants qui influenceront le travail à l’horizon 2030 :

- Les technologies : NTIC, robotisation, démocratisation ;

- La société : autonomisation des individus, élévation du niveau de formation ;

- L’économie : concurrence accrue, instabilité, classe moyenne mondiale, croissance des inégalités ;

- Les institutions : évolutions réglementaires, modèle de protection sociale, rôle et place des syndicats ;

- La démographie ; vieillissement de la population.

Les 4 types d’organisation à l’horizon 2030 : avantages et risques pour les travailleurs de demain :

L’organisation apprenante : emplois peu à très peu qualifiés, autonomie et apprentissage continu, travail en équipe multidisciplinaire, perspectives de formation continue et de mobilité ascendante, salariat, lien de subordination classique, bonnes conditions de travail ;

La plateforme apprenante virtuelle : emplois qualifiés, autonomie choisie et apprentissage continu, travail en réseau, déterritorialisé, perspective de mobilité ascendante, affaiblissement ou disparation du lien de subordination, risques psychosociaux ;

Le super-intérim : emplois peu ou non qualifiés, plutôt de services, autonomie choisie ou subie, travail individuel, perspectives de formation et d’évolutions limitées, affaiblissement ou disparition du lien de subordination classique, risques psychosociaux :

Le taylorisme new age : emplois peu ou non qualifiés, plutôt de production, autonomie choisie ou subie, travail individuel, absence de perspectives de mobilité, affaiblissement ou disparition du lien de subordination, risques psychosociaux.

Les principaux enjeux seront l’éducation, la formation continue, la fragmentation sociale et la garantie apportée aux droits fondamentaux des travailleurs, notamment en termes de protection sociale. Elle développe également l’idée que l’une des clés de la réussite de l’entreprise est l’organisation dite apprenante, par laquelle l’entreprise développe des capacités individuelles et collectives à apprendre plus tôt, plus vite et autrement.

Intervention de François Miquet-Marty, président ViaVoice

ViaVoice et ManpowerGroup, en partenariat avec Les Echos Start, ont réalisé une étude exclusive sur Les jeunes de 18 à 30 ans face à un travail en mutation, qui lève le voile sur une génération plurielle et hétérogène (Génération Y ou Z, digital natives, millennials…). Leurs aspirations et ambitions face aux transformations du travail sont diverses mais un point commun les rassemble : une conscience très forte des mutations en cours qu’ils ne considèrent pas néanmoins toujours comme des obstacles.

L’étude distingue 4 groupes :

1. Les plus « fragilisés » (28 %) : plutôt issus de milieux populaires, intégrés au marché du travail mais souvent avec des emplois précaires et à faible niveau de responsabilité, ils voient davantage le travail comme source de contraintes ;

2. Les « pragmatiques » (18 %) : ces jeunes préfèrent travailler dans une grande structure, plutôt rassurante, mais ils peuvent voir l’uberisation comme une chance d’accéder à un métier valorisant ;

3. Les « optimistes exigeants » (17 %) : ils correspondent plus ou moins à l’archétype de cette génération Y (ou Z), pour qui les évolutions en cours, uberisation ou robotisation, sont de formidables opportunités. Ils sont en revanche particulièrement exigeants envers l’entreprise ;

4. Les « optimistes flexibles » (17 %) valorisent fortement le changement et souhaitent intégrer une « entreprise évolutive » mais vont, en revanche, davantage privilégier l’évolution de carrière.

Les valeurs les plus plébiscitées au travail par les jeunes générations sont la qualité (45 %), l’écoute (43 %), la reconnaissance (39 %), la solidarité (35 %), la rigueur (31 %) et la liberté (26 %). À noter que chez les « optimistes exigeants », c’est l’écoute qui arrive en tête. Au regard de ces profils, les enjeux pour les entreprises sont multiples : les attirer, les maintenir et les faire évoluer dans l’entreprise, ainsi que d’être en capacité d’apporter des éléments de réponses à leurs aspirations.

Intervention de Romance Alant, Romance Alant Consultants, sociologue des organisations, étude et développement de stratégies relationnelles

Romance Alant a réalisé une analyse contextuelle relative à l’arrivée des millennials : la génération y, dont les parents ont connu le chômage et qui a, de fait, une image écornée de l’entreprise, qui évolue dans un environnement incertain, soumis à des mutations rapides, et qui est fortement en recherche de sens et de repère. Le turnover va devenir une règle pour l’entreprise qui devra s’y adapter durablement en développant de nouveaux processus de formation, d’apprentissage… , en donnant davantage de sens au travail. Pour y parvenir dans le secteur de l’Industrie du Béton, les entreprises devront, compte tenu de leur taille, s’appuyer sur leur Fédération pour mener un travail collectif et en profondeur de valorisation.

Intervention de Thierry Baril, directeur général des ressources humaines du groupe AIRBUS

Thierry Baril a apporté sa vision du management des nouvelles générations qui ont une autre conception du monde du travail et moins d’attachement dans la durée à l’entreprise. La culture du chef tend à disparaître dans un système moins « verticalisé » et une organisation moins rigide où le travail en mode collaboratif et en mode projet doit permettre de ne pas opposer les générations entre elles.Les évolutions organisationnelles amènent le développement des pratiques et des valeurs de respect à travers des équipes connectées, multi-disciplinaires et multi-culturelles. Le groupe met en place des outils, tels que son Université du Leadership pour fidéliser et motiver ces générations Y ou Z qui constitueront 70 % de l’effectif en 2027.

http://www.fib.org

Suivez Industrie Mag sur le Web

 

Newsletter

Inscrivez-vous a la newsletter d'Industrie Mag pour recevoir, régulièrement, des nouvelles du site par courrier électronique.

Email: