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Développement durable, l’industrie française a un rôle à jouer

Par Bernard Faure, Directeur Général, Protolabs France

Publication: 4 juin

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Suite à la remise en question des accords de la COP 21, Emmanuel Macron conjointement avec l’Organisation des Nations unies et la Banque mondiale a organisé le One Planet Summit...
 

A cette occasion, 91 entreprises représentant 1.500 milliards d’euros de chiffres d’affaires et plus de 6 millions d’emplois directs, ont lancé le French Business Climate Pledge, pour des investissements massifs dans la lutte contre le réchauffement climatique. En effet, les efforts politiques seuls ne suffisent pas et les entreprises, quel que soit leur secteur d’activité, ont un rôle prépondérant à jouer. C’est notamment le cas du secteur industriel.

Quand croissance verte rime avec efficacité économique

L’Industrie française est évidement en première ligne sur le terrain et il n’est pas antinomique de considérer aujourd’hui que de développement durable et considération économique peuvent s’entendre. Il serait illusoire de penser que le seul caractère philanthropique d’une démarche écologique serait l’unique issue pour une entreprise, l’obligeant à remiser des perspectives de productivité et développement à plus tard. L’industrie ne s’oppose pas forcément à la croissance verte et l’efficacité économique n’est pas incompatible avec l’écologie.

Parmi les pistes sérieuses qui permettent aujourd’hui de penser l’industrie différemment, une s’impose unanimement, l’éco conception. Visant à réduire l’impact environnemental d’un produit en tenant compte de chaque stade de sa vie, une telle démarche suppose une vision globale. Pour réduire à la fois les besoins en matières premières, la consommation d’énergie, les emballages et les déchets. Au cœur des nouveaux modes de fabrications, la production à la demande via l’impression 3D permet d’éviter le gaspillage.

Véritable révolution facilitatrice, le secteur de l’impression 3D devrait croitre de 27% pour atteindre 26,7 milliards de dollars en 2019 selon le cabinet IDC. Si elle a su trouver sa place auprès du grand public, elle n’en reste pas moins un élément indispensable pour penser la fabrication aujourd’hui et accompagner les entreprises dans tous les secteurs de l’industrie. Pilier de la fabrication de produits innovants et différenciés, elle entreprend aujourd’hui sa mue pour investir de multiples secteurs comme la santé, l’éducation ou encore le bâtiment. Utilisée à bon escient, elle permet non seulement d’éviter les stocks et donc les invendus, mais aussi de raccourcir et simplifier la chaine d’approvisionnement, libérant ainsi du temps et des ressources. Intrinsèquement moins dispendieuse et plus durable, l’impression 3D permet la fabrication, en une seule fois, de pièces toujours plus complexes en n’utilisant que la quantité de matériaux nécessaires.

Le défi de la conversion énergétique

Au cœur des enjeux, l’industries automobiles et aérospatiales sont notamment au premier plan. Dans ce cas, il s’agit d’alléger le poids des véhicules conçus pour réduire la consommation d’énergie. De nouveaux processus désormais possibles grâce aux nouvelles matières et au design des pièces. En leur permettant de concevoir et de produire des véhicules et avions de plus en plus légers et économes en énergie, ces technologies aident les constructeurs à mieux répondre aux exigences environnementales d’aujourd’hui et de demain. Cette nécessité de réduire le poids et les émissions permet de combiner efficacité énergétique et réduction des coûts. La recherche de l’un n’est pas incompatible avec l’autre et inversement.

Dans l’industrie automobile, les progrès de l’impression 3D permettent déjà de réduire les coûts de matériaux et de main-d’œuvre et offrent la possibilité aux fabricants de tester les petits composants utilisés dans la construction des moteurs et des trains d’atterrissage. Dans l’industrie aérospatiale, l’impression 3D a su palier aux besoins de conception face à des composants toujours plus petits et légers en permettant notamment l’impression de plusieurs éléments en même temps.

Si aujourd’hui en France, la consommation brute dans le secteur industriel représente une part substantielle d’énergie équivalant à 1/4 de la consommation finale nationale d’énergie et 1/3 de la consommation d’électricité, il est donc impératif pour l’industrie française de repenser de nouveaux modèles et façons de consommer/produire. De l’amélioration de l’efficacité des machines, des processus et des techniques, en passant par un renforcement du recyclage voire la lutte contre le gaspillage… il existe de nombreuses solutions envisageables et réalisables qui, ramenées à l’échelle globale de tout un secteur, auraient la force de faire bouger les lignes. Selon une étude du groupe de réflexion I4CE émanant de la Caisse des dépôts, entre 2016 et 2017 les investissements des entreprises en faveur du climat ont représenté 25 milliards d’euros, soit moins de la moitié des 45 à 60 milliards d’euros nécessaires pour atteindre les objectifs fixés dans la stratégie nationale bas carbone et la feuille de route énergétique à horizon 2030.

Au final, la clef vers une croissance verte ne réside pas seulement dans la capacité des politiques à légiférer sur les questions environnementales mais elle tient aussi à l’élan d’innovation des entreprises qui ont une part de responsabilité à prendre pour inventer les solutions de demain et former aux nouveaux métiers et nouvelles compétences vertes qui auront été imaginés d’ici là.

http://www.protolabs.com

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