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Dossiers

Pourquoi les jeunes générations avides de changement peuvent débloquer la croissance

Par Sabby Gill, Vice-président exécutif International chez Epicor Software

Publication: 15 février

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La difficulté pour recruter de la main d’œuvre qualifiée est un souci récurrent chez les fabricants du monde entier, comme le révèle un récent rapport de l’EEF (association de fabricants européens )...
 

Cette étude consacrée au secteur manufacturier met en évidence un déficit des postulants, en quantité et en qualité : les candidatures sont insuffisantes par rapport au nombre de postes ouverts et les chercheurs d’emploi ne présentent pas les qualités techniques requises pour occuper ces postes. L’étude met en garde le secteur, car les projets visant à améliorer la productivité et à capitaliser sur l’industrie 4.0 pourraient être compromis. Et la situation va s’obscurcir encore puisque la demande en compétences ne peut qu’exploser.

Il se peut toutefois que les générations qui arrivent sur le marché de l’emploi apportent une lueur d’optimisme au secteur. En effet, avec leur vision nouvelle et leur désir d’accomplissement personnel, ces néo-travailleurs pourraient constituer l’apport nécessaire aux entreprises pour réussir. Il n’est cependant pas toujours facile d’attirer ces nouveaux talents.

Choc générationnel

Les nouvelles générations abordent un monde du travail en pleine transformation technologique et économique.

Les entreprises doivent relever des défis inédits pour intégrer ces nouvelles générations dans leur effectif, en trouvant l’équilibre entre leurs besoins et leurs attentes et ceux du personnel déjà en place. Par exemple, les baby boomers (nés avant les années soixante) et la génération X (aujourd’hui âgée de 36 à 55 ans) travaillent de façon totalement différente. Des études comme celles de The Gerontologist et de The Open University ont mis en évidence un profil du baby boomer motivé par la fonction, les avantages et le prestige, convaincu que la génération X et les suivantes devraient, à son image, se conformer à une culture du surmenage.

L’heure de la retraite va sonner pour les baby boomers, mais en attendant ils vont devoir collaborer avec des générations de collègues bien plus jeunes, comme ceux de la génération Y (les moins de trente ans) et de la génération Z (nés à la fin des années quatre-vingt dix). Contrairement à leurs collègues plus âgés, ces derniers groupes ont grandi dans un environnement où la diversité et la nécessité d’équilibrer les différentes tâches étaient la norme. Résultat : ils sont en quête de souplesse, travail d’équipe et prise en considération de leurs idées.

Sans compter qu’en gravissant les échelons, ces générations plus jeunes s’imposent rapidement comme la population dominante sur un marché du travail où elles introduisent des méthodes de travail innovantes et des idées neuves, et représentent des défis pour leurs collègues plus âgés.

De fait, nombre de commentaires font état d’un choc des comportements et des priorités, faisant mauvaise presse aux plus jeunes générations. Un récent rapport publié par la CBI (Confederation of British Industry) montre qu’un tiers des employeurs s’inquiètent de l’attitude des jeunes ??? diplômés ou non ??? qui ne présentent pas l’état d’esprit et les compétences nécessaires pour s’épanouir dans le monde du travail actuel.

Au lieu d’accabler ces jeunes, ne devrions-nous pas plutôt considérer les atouts qu’ils représentent pour les entreprises ?

Regain d’intérêt pour la croissance

Dans son enquête mondiale sur la croissance, Epicor a entrepris de mieux cerner les différentes attitudes des générations vis-à-vis de la croissance de l’entreprise. Il apparaît ainsi que les générations Y et Z souhaitent un environnement de travail propice à la croissance et au développement, où elles puissent trouver leur voie et se passionner pour ce qu’elles font.

Selon l’enquête, ces générations sont plus enthousiastes que les baby boomers concernant la croissance de leur entreprise (29 % contre 27 %). Elles sont également bien plus optimistes au sujet des tendances de cette croissance : les trois quart (72 %) considèrent que les chances de croissance de leur entreprise se sont améliorées au cours des douze derniers mois, contre seulement 50 % des baby boomers.

Les entreprises peuvent s’appuyer sur cet optimisme pour stimuler la croissance. Par exemple, nous assistons partout dans le monde à une multiplication des aménagements de bureaux créatifs, baux de locaux à court terme et espaces de coworking, ainsi qu’à un assouplissement de l’organisation du temps de travail, des codes vestimentaires et des politiques de ressources humaines, dans les grandes comme dans les petites entreprises.

La technologie a aussi son rôle à jouer : l’accès aux toutes dernières technologies contribue grandement à attirer les meilleurs talents, doper le moral et renforcer l’efficacité opérationnelle. Beaucoup de ces idées et tendances apportent un souffle nouveau et sont utiles à la croissance des entreprises innovantes.

Nouveaux défis de génération

En matière de prospérité, les générations Z et Y vont probablement devoir surmonter des obstacles auxquels leurs parents n’ont pas été confrontés. S’ils ont fait des études plus poussées que les générations précédentes, nombre d’entre eux ??? pour ne pas dire tous ??? seront contraints de se remettre à niveau et de changer plusieurs fois de carrière au cours de leur vie professionnelle.

Le progrès informatique est, par de nombreux aspects, une arme à double tranchant pour les jeunes. L’économie digitale a permis de créer des millions d’emplois nouveaux, mais l’intelligence artificielle et la robotique pourraient rapidement se substituer à de nombreuses fonctions de fabrication traditionnelles.

Bonne nouvelle : les plus jeunes sont nombreux à avoir conscience de ces défis et à se tourner vers les dernières technologies pour résoudre leurs problèmes. L’enquête d’Epicor montre en effet que les nouvelles générations sont plus enclines à adopter les technologies innovantes. Plus de la moitié (52 %) considèrent que des technologies plus efficaces sont la solution face aux pressions et défis d’aujourd’hui, contre 45 % de la génération X et 38 % des baby boomers.

Il faut néanmoins se méfier des généralisations, car tous les individus ne correspondent pas à la description de leur génération. Par exemple, Mark Zuckerberg, né en 1984, est de toute évidence trop vieux pour faire partie de la génération X. Il est pourtant réputé pour sa capacité d’innovation dans le domaine des réseaux sociaux. De la même façon, de nombreux salariés appartenant à la génération X ou à celle des baby boomers se situent à l’avant-garde technologique et sont désireux de s’adapter au monde digital d’aujourd’hui.

Certes, la génération numérique crée des remous dans le monde du travail, mais les entreprises qui exploitent ses points forts vont y gagner une main d’œuvre motivée et épanouie, qu’elles pourront faire croître sur le long terme.

Cette approche implique d’interagir avec ces jeunes professionnels sur de nouvelles plates-formes sociales véritablement interactives. Il existe des progiciels de gestion intégrés (ERP) spécifiques pour les projets collaboratifs. Il est aussi possible de recourir à des méthodes ludiques pour motiver les équipes et améliorer les résultats. Enfin, il est important de recourir aux dernières technologies pour l’apprentissage, l’efficacité et l’automatisation des tâches manuelles, pour que les jeunes générations ne se lassent pas. Tel est l’environnement de travail du futur. Votre entreprise y est-elle préparée ?

http://www.epicor.com

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