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La vocation de l’intelligence artificielle est d’assister l’intelligence humaine

François Ajenstat, Chief Product Officer chez Tableau Software

Publication: 2 février

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Parmi le flot de prédictions négatives au sujet de l’intelligence artificielle qui inonde l’actualité, il est nécessaire d’expliquer que ses effets dépendront surtout de l’usage que nous, humains, en ferons...
 

L’IA représente une réelle chance, un outil de productivité à fort potentiel. En prenant en charge les tâches répétitives ou chronophages, elle permettra à l’humain de se recentrer sur ses compétences propres et d’aborder son travail dans une logique « métier » au sens le plus noble du terme.

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Un usage intelligent de la complémentarité intelligence artificielle : intelligence humaine

En libérant les collaborateurs de certaines tâches, l’intelligence artificielle peut augmenter la productivité des collaborateurs. C’est sur ce point qu’insiste le rapport de synthèse de l’initiative #FranceIA, lancée par le gouvernement en mars 2017. Bien qu’elle soit décriée, l’automatisation de certaines tâches s’accompagnera de la création de nouveaux postes, et induira de nouveaux modes de travail. Elle se révélera particulièrement utile dans certains domaines tels que la maintenance ou la création assistée. Ces bénéfices ne sont toutefois pas l’apanage des entreprises. Ils se feront également sentir sur le plan individuel. Libérés des nombreuses tâches ingrates et répétitives, les collaborateurs pourront endosser un rôle plus stratégique et explorer de nouvelles manières de se diversifier. L’intelligence artificielle va continuer de changer notre façon de travailler en nous permettant de consacrer davantage de temps à la réflexion et à la créativité, ainsi qu’aux tâches nécessitant des capacités d’analyse et de l’expérience.

Des tâches qui ne peuvent pas être intégrées dans un algorithme.

L’action combinée homme-machine pour une exploitation plus fine des données

Les entreprises recherchent déjà des profils qualifiés dans l’exploitation des données.

Même si les algorithmes exploitant le machine learning facilitent et accélèrent déjà l’accès à des données pertinentes et leur analyse, l’intelligence artificielle ne remplace pas pour autant la puissance de l’intuition humaine. L’être humain est le mieux placé pour poser des questions pertinentes en fonction d’un contexte donné et relier les réponses à des problématiques métier. L’IA est loin d’égaler les compétences humaines nécessaires à la résolution de problèmes liés au contexte de l’entreprise et à ses données. De tels enjeux ne peuvent être abordés qu’à l’aide de l’expérience du passé et de la prise en compte du contexte. Les décisions qui en découlent requièrent des capacités cognitives, une certaine intelligence émotionnelle et une ingéniosité qui ne relèvent que de l’esprit humain.

Alors que l’IA est capable de repérer des valeurs atypiques et d’identifier des tendances dans les données, l’analyse humaine joue donc un rôle crucial dans l’obtention d’informations exploitables. Les utilisateurs doivent s’assurer que les hypothèses générées par les algorithmes soient raisonnables et déterminer les mesures à prendre en fonction des résultats obtenus.

La complémentarité homme-machine, un facteur de progrès déjà prouvé Dans de nombreux domaines, la collaboration entre l’humain et l’intelligence artificielle a déjà prouvé son efficacité. En la matière, les secteurs de l’automobile, de l’aéronautique et des télécoms atteignent d’ailleurs un niveau de maturité qui dépasse les 50%, selon le Forum Economique Mondial.

Dans le domaine médical, les algorithmes complexes et le machine learning ont permis aux chercheurs de mieux traiter certains phénomènes physiologiques et biologiques (mutations génétiques, formation de mélanome), et d’analyser d’énormes quantités d’informations (rapports et études cliniques, dossiers des patients,…). qui nécessiteraient, en temps normal, plusieurs vies humaines. Ces avancées, sans précédent, permettront aux praticiens de mettre en place des traitements adaptés aux caractéristiques génétiques et à l’environnement des patients, ce qui est totalement inédit.

Toutefois, seule l’intelligence humaine peut surveiller les fonctions vitales d’un patient, ou, dans un autre registre, trouver des informations stratégiques dans une partie d’échecs et les appliquer à une problématique métier.

Il est nécessaire de nuancer le discours autour de l’intelligence artificielle. Les entreprises ont tout intérêt à saisir les opportunités qu’elle présente. La véritable vocation de l’IA, loin d’être une intelligence de substitution, réside dans la capacité des entreprises à l’associer à la créativité et à l’ingéniosité humaines.

http://www.tableau.com/

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