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Se servir de la santé connectée pour changer de modèle

Publication: 22 janvier

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Relation médecin, patient, jamais la machine ne pourra remplacer l’humain...
 

Le Dr. Nicolas Postel-Vinay est médecin à l’Hôpital Européen Georges Pompidou, à Paris, où il est notamment en charge d’éducation thérapeutique des patients et de télémédecine. Il a également travaillé à la Direction générale de la santé (DGS) et au Collège de France.

« J’ai commencé ma vie professionnelle comme médecin généraliste, pendant 15 ans. J’ai eu le temps de voir comment fonctionnait la médecine générale », observe-t-il. Il poursuit sa carrière au ministère de la santé pendant six ans. Il est aujourd’hui à l’hôpital européen Georges Pompidou. « J’ai toujours accompagné le domaine de l’hypertension en milieu hospitalier, c’est ma passion. »

Comment bien vivre avec sa maladie toute sa vie durant

Très précis, il raconte le déroulement de sa journée type de praticien hospitalier : « Une journée se découpe en trois types d’activités, l’éducation thérapeutique, un travail réalisé en lien avec les infirmières pour voir comment nous pouvons aider les patients notamment avec les nouvelles technologies. » Ensuite, c’est le côté pratique d’un hôpital de jour avec la responsabilité de quelques lits ce, jusqu’à la fin de la journée, enfin la consultation. « Ce moment est très intéressant parce que vous rencontrez de nouveaux patients. Chaque fois, ce sont de nouvelles interrogations qui arrivent. Les trois phases sont la maladie chronique, le bilan complet et la première rencontre. Vient ensuite le « continuum » ou comment bien vivre avec sa maladie toute sa vie durant. Ces actions sont complémentaires et passionnantes », confirme-t-il avec un grand sourire.

Faire face au nombre croissant de besoins de santé

A la question que nous nous posons tous, les robots et les systèmes connectés vont-ils remplacer le bon docteur ?, il répond : « L’avenir de la profession médicale, c’est d’abord de faire face à la crise démographique. Il faut prendre acte que depuis 20 ans, le système de soins français malmène les généralistes. Le « médecin de famille » est menacé. Je ne porte pas de jugement, je constate. Dans l’avenir, il va falloir faire face au nombre croissant de besoins en termes de santé car le nombre de patients chroniques est en augmentation, il convient de trouver des substituts. C’est là l’intérêt des nouvelles technologies, il conviendrait de proposer une analyse médicale de besoins » indique-t-il.

C’est passionnant, ça va être difficile

Pour autant, pour ce passionné par son métier et son exercice, il ne s’agit pas d’une fatalité et à la question que diriez-vous au jeune qui souhaiterait devenir médecin ? Il répond - toujours avec passion - : « Tu vas faire le métier le plus extraordinaire qui soit, c’est passionnant, ça va être difficile », prévient-il. « Attends-toi à ce que le contexte change tout le temps, donc il te faudra toujours être malléable. Surtout ne pas lutter et être aigri dans un système en mouvement. Au contraire, il faut avoir l’intelligence du changement. Le fait que quelqu’un ou une famille viennent demander de l’aide, cela restera toujours un principe fondamental qui dure depuis 3 000 ans et cela durera encore. C’est vrai qu’aujourd’hui, il y a de plus en plus de technicité et un environnement social plus complexe avec des intervenants complémentaires. Mais, peu importe, c’est un métier fantastique et si on le fait bien, on restera irremplaçable. Nous ne serons jamais remplacés par les machines, si l’on commence par comprendre comment ces machines fonctionnent. »

http://www.acteursdesante.fr/

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