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Dossiers

Les entreprises de la mécanique tirent profit des normes volontaires

Publication: 7 décembre

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Plus de croissance de chiffre d’affaires, plus d’export et d’excédent brut d’exploitation : les entreprises de la mécanique qui élaborent puis utilisent des normes volontaires en tirent clairement profit...
 

CA : un taux de croissance annuel 23 % supérieur ! Premier enseignement : la participation à des commissions de normalisation agit comme un accélérateur d’activité : les entreprises de la mécanique qui s’impliquent connaissent une croissance de leur chiffre d’affaires de 23 % supérieure à celle des entreprises en moyenne nationale, sur les cinq dernières années. En d’autres termes, l’entreprise de la mécanique qui participe à la définition des normes volontaires, fût-elle une PME, se développe plus vite que celle qui ne réalise pas cet investissement stratégique : 1,23 % de croissance par an contre 1 %. C’est d’autant plus vrai quand l’entreprise participe directement, parallèlement aux actions du syndicat professionnel auquel elle adhère. Et c’est encore plus vrai quand l’entreprise siège dans plusieurs commissions. « La participation aux commissions de normalisation est un gage de crédibilité vis-à-vis de nos clients. Si nous ne participions pas, certains contrats n’auraient probablement pas été gagnés », lit-on ainsi dans les verbatims collectés par les auteurs de l’étude.

Croissance à l’export : 20 % de plus

Deuxième enseignement : la participation à des commissions de normalisation facilite l’exportation. En effet, les entreprises de la mécanique s’impliquant dans des structures internationales ou européennes (ISO, IEC, CEN et CENELEC) connaissent une croissance de leur chiffre d’affaires à l’export 20 % plus forte que le taux observé en moyenne nationale sur l’ensemble des entreprises de la mécanique, investies ou non en normalisation, sur les cinq dernières années. Quand une entreprise-type augmente ses ventes à l’export de 1 % chaque année, l’entreprise siégeant dans une commission de normalisation internationale les augmente de 1,2 %. Normaliser donne des gages d’interopérabilité et ouvre des marchés, par-delà les frontières.

EBE : une rentabilité améliorée

Troisième enseignement de l’étude : la participation des entreprises de la mécanique aux comités de normalisation internationaux a toujours pour effet de doper la croissance de leur excédent brut d’exploitation (EBE). En clair, l’implication en normalisation volontaire, a fortiori dans les instances de normalisation internationales, génère non seulement du chiffre d’affaires supplémentaire (CA) mais du chiffre d’affaires rentable. Le fait de participer à plusieurs commissions crée un effet multiplicateur. Défendre ses intérêts et faire entendre sa voix est donc payant.

Modalités de l’étude

Après s’être intéressé en 2016 à l’impact économique des normes volontaires tous secteurs économiques confondus, AFNOR et l’UNM ont réalisé un focus sur la filière de la mécanique. Un secteur qui se caractérise par une forte proportion de PME : il leur doit 58 % de son chiffre d’affaires total (données INSEE 2016). L’étude a été menée sur 56 codes NAF assimilés à la mécanique : fabrication de machines, composants mécanique, quincaillerie, découpage, emboutissage, etc. Cette étude mesure l’impact de la normalisation sur l’économie d’une filière avec des variables liées à la consommation réelle de normes volontaires (achats, nombre d’acheteurs) et au processus de production de normes (nombre d’entreprises siégeant dans les commissions de normalisation).

http://normalisation.afnor.org/

http://www.unm.fr/

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