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Pour la 33ème fois, la Fondation Inamori décerne le Prix de Kyoto

Publication: 13 novembre

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Dans l’ancienne cité impériale japonaise, le Prix de Kyoto a été remis ce jour au Dr. Takashi Mimura, ingénieur en semi-conducteurs, au Dr. Graham Farquhar, phytobiologiste, et enfin au Dr. Richard Taruskin, musicologue, pour leur oeuvre accomplie...
 

Après le Prix Nobel, ce prix est l’une des plus hautes distinctions au monde récompensant le travail de personnalités exceptionnelles dans les domaines de la culture et de la science.

Lors d’une cérémonie solennelle, le Prix de Kyoto a été remis aux lauréats de cette année dans les catégories "Arts et Philosophie", "Technologie avancée" et "Sciences fondamentales". C’est toujours le 10 novembre que la Fondation Inamori décerne cette distinction hautement dotée - et cette année est déjà la 33ème fois. Au Kyoto International Conference Center situé dans la vieille cité impériale japonaise, les trois lauréats se sont vus remettre leur prix en présence de la princesse Takamado, membre de la famille impériale, et de plus d’un millier d’invités internationaux du monde des affaires, de la culture et de la politique. La récompense comprend un diplôme, la médaille du Prix de Kyoto et une dotation de 50 millions de yens (environ 400 000 euros) par catégorie.

Le prix de Kyoto : une distinction forte d’une longue tradition

Le prix de Kyoto a été créé en 1984 par Kazuo Inamori, le fondateur de Kyocera, un groupe technologique japonais dont le siège se situe à Kyoto. Parmi les lauréats des 32 dernières années, on compte des personnalités éminentes tels que la chorégraphe Pina Bausch, le philosophe Jürgen Habermas, le créateur de mode japonais Issey Miyake, le compositeur français Pierre Boulez ou encore le biologiste moléculaire Yoshinori Ohsumi, qui par ailleurs a reçu cette année le prix Nobel pour ses recherches.

Les lauréats du Prix de Kyoto 2017

Le Docteur Takashi Mimura a inventé le transistor à haute mobilité d’électrons (HEMT) composé de deux semi-conducteurs différents. Il a développé des HEMT aux excellentes caractéristiques en termes de haute fréquence dues à une forte mobilité de leurs électrons. Il a aussi développé leur application à des récepteurs utilisés dans le domaine de la radioastronomie, des récepteurs pour la distribution satellite et les systèmes GPS, des téléphones mobiles et leurs stations de base, et des radars anticollision pour voiture en bandes millimétriques. Le HEMT a beaucoup contribué au progrès de l’information et des technologies de communication, mais aussi aux progrès des études physiques sur les électrons à dimensions réduites, largement responsables des fondements de la société moderne. Il est chercheur à l’institut de recherche pour les technologies avancées de l’institut national des technologies de l’information et de la communication. Le Docteur MIMURA, 72 ans, originaire d’Osaka, a déjà reçu auparavant plusieurs prix et distinctions, parmi elles la médaille du ruban pourpre remise par le gouvernement japonais, l’ISCS Heinrich Welker Award et le Japan Society of Applied Physics Achievement Award.

Le Docteur Graham Farquhar a développé une série de modèles de processus de photosynthèse, rendant possible la prévision de la réaction environnementale face aux flux de dioxyde de carbone entre la végétation et l’atmosphère. Ces modèles sont extrêmement importants car on les retrouve dans presque tous les schémas existant dans la biosphère terrestre, indispensables pour la science d’évolution du climat et la science environnementale. Il a également contribué à la sélection de variétés de blé et d’arachide résistant à la sécheresse en déployant ses modèles fondés sur ce type de processus. Il a été membre du groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat, et conseiller scientifique et représentant australien dans les négociations du protocole de Kyoto. Le Docteur FARQUHAR, 69 ans, originaire de Tasmanie, a d’abord été associé de recherche et spécialiste au laboratoire de recherche énergétique à l’université du Michigan avant de se tourner vers son alma mater, l’université nationale australienne. Il a aussi déjà reçu auparavant le prix Humboldt et le Prime Minister’s Prize for Science, il a également été nommé officier de l’ordre d’Australie.

Le Docteur Richard Taruskin est musicologue et critique, il a bravé les paradigmes de la critique conventionnelle, ses recherches et essais historiques ont littéralement transformé les perspectives contemporaines en matière de musique. Il soutient la thèse selon laquelle les performances contemporaines de la musique ancienne n’étaient pas de véritables exemples d’ « authenticité » mais plutôt des réflexions sur l’esthétique de la fin du XXe siècle. Il affirme qu’aucune analyse rigoureuse de textes musicaux ne pourra jamais révéler les intentions réelles de son compositeur, qui se doit de garder une certaine part de « mystique ». Cet argument a largement influencé l’interprétation de la musique ancienne. Sa méthode révolutionnaire d’analyse des compositions originales, couplée à son étude des circonstances contextuelles, témoigne de ses larges connaissances en matière d’histoire, de culture, de politique, d’art, de littérature et de religion. Largement acclamé par la critique, son livre The Oxford History of Western Music recèle probablement la vision la plus approfondie de l’histoire de la musique occidentale jamais écrite par un seul auteur. Son travail de qualité nous révèle qu’en musique, la créativité ne réside pas uniquement dans la composition et la performance, mais aussi dans le discours méticuleux de contextualisation des arts. Né à New York City, le Docteur TARUSKIN, 72 ans, a déjà reçu auparavant de nombreux prix et distinctions, parmi eux la Dent Medal et le Royal Philharmonic Society Music Award.

http://www.kyocera.de/

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