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L’informatique doit être une solution, pas une contrainte

Par Olivier Camuset, Ingénieur Avant-Ventes pour Ascom

Publication: 17 octobre

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L’hôpital accélère sa révolution numérique : avec la création des GHT, le milieu hospitalier va gagner en efficacité et placer le parcours patient au centre des priorités...
 

L’innovation technologique se met au service de la médecine, pour garantir à chacun un accès équitable et éclairé aux progrès de la science.

Le milieu hospitalier, en pleine mutation technologique

Promulguée en 2016, la loi sur la modernisation du système de santé (dite « Loi Santé » ou encore « Loi Touraine »), modifie le paysage hospitalier français, en particulier avec la constitution des Groupements Hospitaliers de Territoire (GHT), ce qui aura un impact majeur avec des projets numériques structurants, visant à mutualiser les ressources technologiques et administratives.

Cette mutation du milieu médical a un impact positif sur le parcours de soins et améliore durablement la qualité de la prise en charge des patients. En effet, avec un objectif de décloisonner les différentes composantes de l’écosystème hospitalier à un niveau territorial, cette loi pousse l’utilisation de l’identifiant patient (IPP) pour l’ensemble des applicatifs au sein d’un GHT.

Dès lors que l’on sera en mesure de répondre à cette première problématique, l’utilisation des outils informatiques par les professionnels de santé n’en sera que plus facilitée, tandis que les données saisies pourront être partagées tout en respectant les règles d’identitovigilance.

Il reste néanmoins deux freins à l’adoption généralisée et fluide des nouveaux outils : les supports de saisie et la réactivité face aux imprévus en temps réel.

Des appareils mobiles et portés au lit du patient ?

Il faut rappeler que dans la majorité des établissements de santé informatisés, les appareils de saisies sont statiques, encombrants et/ou issus de l’industrie. Ils ne rentrent ni dans les box d’urgence ni dans chambres des patients au sein même de l’hôpital. Le besoin réel serait pourtant plutôt à l’opposé, puisque que les soignants ont besoin d’appareils mobiles, portés sur eux, avec une ergonomie pensée en fonction des contraintes du milieu : service 24/7, pas d’indisponibilités dues au temps de chargement, accès dans les ascenseurs, sous-sols, résistants à l’eau, aux chocs et désinfectables...

En modifiant ces outils pour répondre aux besoins des soignants, il sera alors possible de supprimer la barrière physique entre le patient et son dossier, ce qui permettra de réduire les inégalités d’accès aux soins en rapprochant les patients situés dans des déserts médicaux ou polypathologiques de l’ensemble des spécialistes en capacité de les aider.

Les alertes, une banalité à l’hôpital

Dans l’industrie, l’informatique s’est très bien implantée. Il faut dire que la sémantique du mot s’y adapte parfaitement : information et automatique ! Soit l’équilibre idéal, pour rendre prévisibles des anomalies de machines et systématiser les réactions inhérentes.

À l’inverse, à l’hôpital, une alerte de santé est, et restera courante. Comme le soulève l’INCERM, les parcours patients associés aux prises en charge viennent à être individualisés. Les réactions aux évènements non planifiés devront l’être également.

Entre les mécanismes d’alertes systématiques et la consultation des dossiers patients qui nécessite une action volontaire, il reste un vide important. Cette brique de connexion qui permettra de hiérarchiser les alarmes, de notifier, sans harceler les professionnels de santé connectés, sera un élément indispensable à cette transition.

À ce titre, les protocoles basés sur l’ensemble des données médicales doivent être définis de manière évolutive par des référents soignants ayant une expérience réelle du terrain. Là, encore plus que dans d’autres secteurs, l’amélioration continue ne doit pas être freinée par la rigidité des outils.

Cette transition vers des systèmes d’alerte évolués et mobiles est un enjeu vital pour améliorer la qualité des soins. Un enjeu par exemple illustré par :

- L’étude « Top 10 Health Technology Hazards lists » menée par l’ECRI Institute, qui place en 3ème position les erreurs liées à la transmission des alarmes de ventilation et portant préjudice à la santé des patients. Une interconnexion réelle et un report d’alarmes pourraient remédier à cette solution.

- De la même façon, les infections nosocomiales en particulier celles associées à des BMR, sont un risque pour les professionnels de santé. Des protocoles ont été mis en place dans les établissements ces dernières années pour permettre leur détection. À la réception d’un résultat de laboratoire ou d’une déclaration de suspicion, il serait possible d’alerter instantanément les soignants approchant la chambre d’un patient identifié réduisant ainsi le risque de contamination de manière significative.

En parallèle, la visibilité donnée sur les actions réalisées permettra de prouver la qualité des soins réalisés et d’alerter en cas de surcharges des équipes soignantes, de plus, en fonction d’évènements sanitaires, des ajustements d’affectation instantanés pourront être faits.

La gestion des flux qui transitent dans les différents services est une condition nécessaire à l’hôpital dans sa mutation digitale. Des appareils réactifs, adaptés et mobiles permettront d’améliorer la qualité des soins et de protéger nos soignants, ce qui induit une diminution des coûts de prise en charge due un gain d’efficacité.

L’opportunité de replacer les outils numériques comme alliés du système de santé est donc bien là : il suffit de la saisir

http://www.ascom.com/

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