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Dossiers

La protection contre les arcs

Par Jean-Luc FRUITIER, Responsable produit et segment résidentiel chez Eaton

Publication: 26 septembre

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En France, plus d’un incendie domestique est causé par un défaut d’origine électrique...
 

Bien sûr, les matériels vétustes sont souvent responsables, mais dans de nombreux cas, les contacts usés, les dommages aux câbles, aux fiches ou aux connexions conduisent à des étincelles, des échauffements et éventuellement à un départ de feu.

C’est d’ailleurs l’une des raisons pour lesquelles à partir du 1er Juillet 2017, dans le cadre de la loi ALUR, le Diagnostic Électrique Obligatoire à la location est imposé pour les logements situés dans un immeuble collectif dont le permis de construire a été délivré avant le 1er janvier 1975. Cette loi impose de faire évaluer, par un professionnel, les risques des parties privatives du logement (cuisine, salon, chambres, salle de bains…) ainsi que les dépendances (garage, terrasse, piscine…). Son objectif est d’informer le locataire de l’état de l’installation électrique du bien qu’il loue. Cependant, le diagnostic ne s’applique que sur les composants visibles de l’installation et ne tient pas compte des autres matériels ni de leur utilisation (électroménagers, luminaires, etc.). Lors d’un arc, les étincelles et la chaleur produite fatiguent les isolants et peuvent être à l’origine d’un départ de feu. Ce ne sont pas des scénarios hypothétiques : les arcs sont fréquents et sont les principales causes d’incendie en France.

Dès lors, pourquoi ne pas inclure la protection contre les défauts d’arc dans la politique de prévention des incendies des assureurs ?

Impact énorme, prévention facile

En France, contrairement à l’Allemagne, la protection contre les défauts d’arc n’est pas encore recommandée dans la norme NF C15-100 pour les installations électriques à basse tension. Au niveau international, la dernière édition de la VDE 0100-420 recommande l’utilisation de systèmes de protection contre les défauts d’arc pour les équipements installés de façon permanente et qui peuvent produire des arcs électriques ou des étincelles pendant une utilisation normale, si l’installation requiert une continuité de service.

Même si les standards de sécurité et la réglementation ont permis de réduire le nombre d’électrocutions dans les logements de 200 à 30 entre 1970 et 2015, et plus globalement le nombre d’accidents, l’état de vieillissement de l’ensemble de l’installation n’est pas surveillée.

Un arc électrique peut passer inaperçu. Il peut se produire lorsque les câbles sont insuffisamment ou non serrés, dans un câble coincé ou rongé par une souris, un dommage causé lors de travaux (perçage de l’isolation par exemple) ou encore du à la vétusté de l’installation électrique. Un « petit » phénomène qui peut avoir de graves conséquences, sur le plan humain et financier.

Actions de préventions

Malheureusement ce type de dispositif n’étant pas obligatoire, ni recommandé pour le moment dans la norme NF C15-100, il faudra attendre une éventuelle prochaine évolution de la norme d’installation, en espérant que la protection des défauts d’arc fasse partie des mesures préventives.

Des solutions existent en effet. Faciles à mettre en place, elles empêchent le départ de feu en coupant le courant avant un début d’incendie, et contribueraient à réduire considérablement le risque d’incendie.

Alors que cette protection contre les défauts d’arc d’origine électrique ne coûte que quelques cents par ligne protégée par jour, l’Association des Assureurs ne devrait-elle pas s’en soucier ?

http://www.eaton.fr/

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